17 octobre Saint Ignace d'Antioche

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17 octobre Saint Ignace d'Antioche

par ami de la Miséricorde » jeu. 17 oct. 2013, 11:11

Lettre de Saint Ignace d'Antioche aux Tralliens
http://www.cartage.org.lb/fr/themes/rel ... ost-05.htm

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

17 octobre Saint Ignace d'Antioche

par ami de la Miséricorde » mer. 17 oct. 2012, 10:55

Biographie
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/20 ... ioche.html

Sur la Lettre aux Ephésiens de Saint Ignace d'Antioche
http://www.cartage.org.lb/fr/themes/rel ... ost-03.htm

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Fête de saint Ignace d'Antioche

par ancilla » lun. 19 oct. 2009, 22:21

à notre époque ,il y aussi beaucoup de martyrs dans les pays musulmans,des conversions a Jésus-Christ,ces temoins paient de leurs vies .Ce qui les motivent une foi ferme et l'amour pour Dieu.

Et c'est pas seulement les premiers chrétiens qui sont morts en martyrs!

La lutte antireligieuse mena à un holocauste de femmes et d’hommes qui professèrent la foi en Union soviétique. Cette tragédie du peuple chrétien en Russie est partagée par les croyants d’autres religions et par des hommes et des femmes dont les convictions s’écartent de celles du régime et qui, à cause de leurs idées, connaissent de grandes souffrances et parfois la mort. En 1968, Athénagoras, Patriarche orthodoxe de Constantinople, notait : « Les chrétiens russes ont vaincu le totalitarisme dans leur pays. Ils l’ont vaincu par la foi, la prière, la souffrance de leurs confesseurs et de leurs martyrs… ». Et il ajoutait : « …leur victoire n’est pas encore visible. Beaucoup de choses lourdes s’attardent à la surface de l’Histoire ; mais tout a déjà changé en profondeur [17] ».

La plupart de ceux qui souffrirent pendant la persécution sont encore inconnus, comme on l’a dit. Qu’est-il advenu des moniales et des moines des 1 025 monastères orthodoxes en fonction en 1917, et qui furent tous fermés dans les années qui suivirent ? Comment ont-ils continué leur vie après la dispersion ? Pour quelques-uns d’entre eux, on a quelques informations, mais dans la plupart des cas, on perd leurs traces[18]. Beaucoup ont été engloutis dans l’univers concentrationnaire. D’autres se sont dispersés dans l’immense monde soviétique. Ce fut le cas de la catholique Elena Plavskaïa, arrêtée en 1933 dans le cadre de l’enquête sur les catholiques russes et condamnée à cinq ans de camp de travail correctionnel au Bamlag. En 1937, elle fut libérée et envoyée en exil intérieur. Depuis, on ne sait plus rien d’elle[19]. Les persécutés appartiennent à toutes les communautés chrétiennes qui vivaient en Union soviétique. Ils sont orthodoxes, catholiques, protestants, chrétiens des anciennes Églises orientales, comme les Arméniens. Il y a aussi des victimes dans les groupes que l’Église orthodoxe considère comme schismatiques, tels que les Vieux-croyants. Tous les chrétiens ont souffert. Et les autres religions présentes en URSS ont subi elles aussi de lourdes pertes et de grandes persécutions, notamment les Juifs. Souvent la condamnation était infligée indépendamment du comportement des individus à l’égard du pouvoir soviétique. Même une grande loyauté au régime et le respect des règles ne garantissaient pas la vie sauve aux croyants. À lui seul, l’état ecclésiastique séculier ou régulier (et parfois même le fait d’être un simple croyant) pouvait conduire à la prison, à l’internement ou à la condamnation à mort.

Re: Fête de saint Ignace d'Antioche

par etienne lorant » lun. 19 oct. 2009, 10:29

Certes, l'époque était plus rude. Mais pas seulement à cause de l'avancement de la médecine. Je me suis fait une autre réflexion: si je transpose ma propre conversion au premier siècle de notre ère, que ce serait-il passé ? En effet, dès que je fus converti, j'ai désiré mourir afin de "garder la Joie". Mais à notre époque, une expérience de conversion, même forte, est parfois considérée comme une sorte d'hallucination - tandis que du temps des Romains, c'était pratiquement une déclaration de rebellion contre l'ordre établi.

Je me glisse donc dans la peau l'esclave d'un de ces riches romains qui avaient le droit de vie et de mort sur ces esclaves, selon leur humeur ou leur plaisir. Je vis dans une peur perpétuelle. Mais voici que je rencontre l'apôtre Paul, lui aussi dans les chaînes et qui me fait découvrir le Christ en même temps qu'une explication de l'existence dont je n'avais jamais entendu parler. Pour finir, je fais comme j'ai fait et je demande au Christ de "voir"... Eh bien, je suis certain qu'une fois converti, j'eus affronté mon cruel maître sans rien cacher de ma conversion - et les jeux du cirque qui me semblent affreux aujourd'hui, m'auraient sans doute remplis d'une folle allégresse en songeant que tout se réalisait d'un seul coup !

Re: Fête de saint Ignace d'Antioche

par papillon » lun. 19 oct. 2009, 3:50

etienne lorant a écrit :Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui pourrait m'expliquer, chez les premiers chrétiens, cet ardent désir, cet empressement d'en finir vite ? Il est possible que l'ambiance excessivement matérialiste dans laquelle je suis contraint de vivre - comment y échapper ? - ait eu une répercussion sur mon état d'âme du début.
Bonjour,
je n'ai pas de réponse "spirituelle" à ces questions mais j'aimerais faire remarquer une chose à laquelle on ne pense pas souvent. Nous jetons sur les gens de cette époque un regard d'hommes et de femmes du 20-21eme siècle, avec le bagage culturel qui est le nôtre.
Peut-on seulement imaginer ce que peut être de vivre dans un monde où il n'y a pas de dentistes, pas de chiros, pas de chirurgiens, pas d'optométristes, pas d'analgésiques, pas d'anesthésiques, pas d'antimigraineux, pas d'orthopédistes, pas d'antibiotiques etc?
Non, je crois qu'on ne peut pas 'vraiment' l'imaginer, et que si nous étions projetés subitement dans un monde pareil, nous nous retrouverions dans une totale incompétence de vivre.
Le fait est que suite aux avancées de la science dont nous usons et abusons aussi (en tout cas dans les pays riches), notre seuil de tolérance à la douleur est extrêmement faible. Au moindre malaise, on saute sur une pilule. J'ai déjà écrit que je n'étais pas d'accord avec le fait de souffrir pour rien. Je ne me renierai pas. Cependant, l'abus du recours aux anti-douleur fait en sorte que nous ne supportons plus rien. La douleur n'est pas à la mode; alors, pour ce qui est du martyre...
Les hommes qui ont vécu à des époques où il y avait peu de choses à faire pour soulager la douleur l'assumaient. Avaient-ils le choix? Il fallait bien continuer à vivre. Leur vie étant physiquement beaucoup plus difficile et inconfortable que la nôtre, leurs douleurs devaient aussi être objectivement plus intenses, mais leur attitude psychlogique face à celes-ci devait aussi être totalement différente de la nôtre.

Re: Fête de saint Ignace d'Antioche

par ancilla » lun. 19 oct. 2009, 0:24

Cher Etienne Lorant pour répondre a ta quetion,les premiers chrétiens étaient tout content de mourir dans d'horrible douleurs pour aller rejoindre plus vite notre Seigneur Jésus.
Je pense ,je suppose qu'il était tellement amoureux de notre Seigneur Jésus et avaient une telle joie dans leurs coeurs qu'ils avaient hâtent d'aller dans le royaume de Dieu.
Je suis une chrétienne pleine de défauts et tres colerique tristement,mais j'aime Dieu quand même.
Il m'est arrivé parfois au cours d'une messe d'être tellement heureuse,un grand bonheur inexprimable,que j'aurai vraiment souhaité mourir imediatement!
et je suis loin d'être une sainte.
Cordialement

Fête de saint Ignace d'Antioche

par etienne lorant » sam. 17 oct. 2009, 17:48

Ce matin, à la chapelle, nous avons fêté saint Ignace d'Antioche, l'homme qui plaidait pour "être moulu" sous les dents des lions, à Rome. Partout où il est passé sur le chemin du martyre, il a proclamé cette bonne nouvelle du supplice qui allait le mener directement à Dieu. Comme pour bien d'autres récits dans la même veine, je suis resté surpris. Je songe à ce chrétien qu'on avait fait périr en le faisant cuire comme une vulgaire grilllade. Il aurait remercié ses bourreaux au moment d'être retourné en lançant : "Merci, je suis déjà bien cuit de ce côté !"... Je me demande ce qu'il faut en penser. On peut bien croire à des récits arrangés, "colorisés", mais je me suis dit ceci: peut-être qu'à cette époque, la nouveaut de l'Evangile avait tant touché le coeur des païens qu'ils considéraient vraiment la mort comme une délivrance. Evidemment que cette délivrance est notre espérance, mais cette espérance ne m'empêche pas de redouter la maladie, de craindre ce temps où je me verrai dépouillé de tout, y compris de mes possibilités de choix... Subir des épreuves, à côté de la dernière, à côté de l'agonie, c'est finalement bien vivre !

Certains pourraient me resservir les paroles que j'avais dites au Seigneur le jour de ma conversion: "Laisse-moi mourir tout de suite, O Jésus, afin que je garde ma Joie !"... et je serais obligé d'admettre que je suis moins pressé maintenant !

Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui pourrait m'expliquer, chez les premiers chrétiens, cet ardent désir, cet empressement d'en finir vite ? Il est possible que l'ambiance excessivement matérialiste dans laquelle je suis contraint de vivre - comment y échapper ? - ait eu une répercussion sur mon état d'âme du début.
Mais Il est possible également qu'au temps des premiers chrétiens, l'accueil de la Bonne Nouvelle ait été comme une "traînée de poudre" au travers des consciences humaines, en sorte qu'ils ne craignaient plus rien ?
BIOGRAPHIE
SAINT IGNACE
Patriarche d'Antioche, Martyr
Docteur de l'Eglise
(+ c.115)

Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'Apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire:

"C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?
-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore?
-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur?
-- Vos dieux! Ce ne sont que des démons; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
-- Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous!" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace: "Je ne sacrifierai point; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu."

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration:

"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage: je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ."

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

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