par Xavi » dim. 11 oct. 2009, 19:08
Je lis avec intérêt et un peu de surprise la succession de messages très peu heureux du choix de Barack Obama comme prix Nobel de la Paix.
Les critiques principalement basées sur l’absence de réalisations sont tout à fait compréhensibles, de même que celles basées sur quelques aspects de sa politique ou certaines prises de position.
Permettez-moi cependant d’apporter un autre écho.
J’aime beaucoup Barack Obama et (épargnez-moi les œufs et les cris hostiles…) j’ai été très heureux d’apprendre sa désignation inattendue comme prix Nobel de la paix.
Je comprends les critiques et je ne peux guère les contredire, mais je regarde d’un autre point de vue.
Jamais, un président du plus important pays du monde n’a manifesté un tel esprit d’accueil de l’autre, du différent, de l’ennemi.
Pour tous les Africains et les hommes de couleur foncée qui ont souvent souffert d’humiliations diverses, ce qui a tout aussi souvent rejailli en conflits, il apporte un espoir profond et la preuve qu’un dépassement de la condition difficile d’origine est possible dans une mesure immense jusqu’à pouvoir être élu démocratiquement à la tête de la première puissance du monde. Il a ainsi diminué les risques de conflits que le racisme peut causer en profondeur.
En tendant la main à tous, y compris aux plus grands ennemis de l’Amérique, il a lancé au monde entier un rappel, extraordinaire à ce niveau, de l’importance, même pour un responsable de premier plan appelé à toute la fermeté nécessaire dans ses fonctions, d’un respect de l’adversaire et même de l’ennemi qui ne doit jamais être oublié. Une telle attitude contribue grandement à réduire les risques de conflits.
En ayant toujours une importante volonté de modestie dans ses discours, y compris dans sa réaction à son prix Nobel, il indique aussi à tous une attitude fondamentale pour augmenter la paix et les possibilités de la préserver ou de la restaurer dans le monde.
Son engagement renforcé et le respect nouveau qu’il a manifesté pour les Nations Unies permettent d’espérer une efficacité plus grande de cette institution d’un intérêt prépondérant pour la paix dans le monde.
Voir les présidents Obama, Khadafi et Ahmadinejad se présenter à une même assemblée n’est-ce pas une contribution majeure à la paix ?
Son attitude d’écoute pour des problèmes majeurs comme le réchauffement de la planète, contribue aussi à la paix dans le monde.
Il n’y a pas que les résultats visibles qui comptent. De nombreux traités de paix ont été suivis de conflits parfois plus durs encore.
Il est très bien de louer des réalisations et des résultats acquis en faveur de la paix. Beaucoup de Prix Nobel ont été décernés sur cette base (voire tous). Mais, c’est aussi remarquable de montrer au monde que la paix, à préserver et toujours à consolider et parfois à restaurer, y compris dans nos familles et nos structures sociales, ce n’est pas uniquement des résultats visibles qu’il est juste de louer, mais qu’il est aussi important de louer, par un même prix Nobel, un état d’esprit et une attitude qui y contribuent et qui souvent le font de manière cachée mais déterminante.
Les fondements de la paix dans le monde sont d’abord dans l’attitude de paix que chacun de nous peut entretenir à l’égard des autres, même sans résultat tangible.
C’est la grâce et la foi qui sauvent bien plus que les œuvres qui, en réalité, n’en sont généralement que les fruits.
Dans la confiance, l’espérance et l’amour, les fruits ne sont encore qu’en germe. N’est-il pas temps de rappeler l’importance de l’attitude qui peut contribuer à la paix même si les fruits en sont le plus souvent cachés puisque nul ne parle guère des conflits évités, dans les familles, dans les voisinages, dans les groupes humains ou entre des pays ?
C’est cela, me semble-t-il, le prix Nobel 2009.
Certainement pas une appréciation de la politique en cours ou future du nouveau président des Etats-Unis. Tant mieux si elle pouvait lui valoir demain un autre prix Nobel plus classique.
Je lis avec intérêt et un peu de surprise la succession de messages très peu heureux du choix de Barack Obama comme prix Nobel de la Paix.
Les critiques principalement basées sur l’absence de réalisations sont tout à fait compréhensibles, de même que celles basées sur quelques aspects de sa politique ou certaines prises de position.
Permettez-moi cependant d’apporter un autre écho.
J’aime beaucoup Barack Obama et (épargnez-moi les œufs et les cris hostiles…) j’ai été très heureux d’apprendre sa désignation inattendue comme prix Nobel de la paix.
Je comprends les critiques et je ne peux guère les contredire, mais je regarde d’un autre point de vue.
Jamais, un président du plus important pays du monde n’a manifesté un tel esprit d’accueil de l’autre, du différent, de l’ennemi.
Pour tous les Africains et les hommes de couleur foncée qui ont souvent souffert d’humiliations diverses, ce qui a tout aussi souvent rejailli en conflits, il apporte un espoir profond et la preuve qu’un dépassement de la condition difficile d’origine est possible dans une mesure immense jusqu’à pouvoir être élu démocratiquement à la tête de la première puissance du monde. Il a ainsi diminué les risques de conflits que le racisme peut causer en profondeur.
En tendant la main à tous, y compris aux plus grands ennemis de l’Amérique, il a lancé au monde entier un rappel, extraordinaire à ce niveau, de l’importance, même pour un responsable de premier plan appelé à toute la fermeté nécessaire dans ses fonctions, d’un respect de l’adversaire et même de l’ennemi qui ne doit jamais être oublié. Une telle attitude contribue grandement à réduire les risques de conflits.
En ayant toujours une importante volonté de modestie dans ses discours, y compris dans sa réaction à son prix Nobel, il indique aussi à tous une attitude fondamentale pour augmenter la paix et les possibilités de la préserver ou de la restaurer dans le monde.
Son engagement renforcé et le respect nouveau qu’il a manifesté pour les Nations Unies permettent d’espérer une efficacité plus grande de cette institution d’un intérêt prépondérant pour la paix dans le monde.
Voir les présidents Obama, Khadafi et Ahmadinejad se présenter à une même assemblée n’est-ce pas une contribution majeure à la paix ?
Son attitude d’écoute pour des problèmes majeurs comme le réchauffement de la planète, contribue aussi à la paix dans le monde.
Il n’y a pas que les résultats visibles qui comptent. De nombreux traités de paix ont été suivis de conflits parfois plus durs encore.
Il est très bien de louer des réalisations et des résultats acquis en faveur de la paix. Beaucoup de Prix Nobel ont été décernés sur cette base (voire tous). Mais, c’est aussi remarquable de montrer au monde que la paix, à préserver et toujours à consolider et parfois à restaurer, y compris dans nos familles et nos structures sociales, ce n’est pas uniquement des résultats visibles qu’il est juste de louer, mais qu’il est aussi important de louer, par un même prix Nobel, un état d’esprit et une attitude qui y contribuent et qui souvent le font de manière cachée mais déterminante.
Les fondements de la paix dans le monde sont d’abord dans l’attitude de paix que chacun de nous peut entretenir à l’égard des autres, même sans résultat tangible.
C’est la grâce et la foi qui sauvent bien plus que les œuvres qui, en réalité, n’en sont généralement que les fruits.
Dans la confiance, l’espérance et l’amour, les fruits ne sont encore qu’en germe. N’est-il pas temps de rappeler l’importance de l’attitude qui peut contribuer à la paix même si les fruits en sont le plus souvent cachés puisque nul ne parle guère des conflits évités, dans les familles, dans les voisinages, dans les groupes humains ou entre des pays ?
C’est cela, me semble-t-il, le prix Nobel 2009.
Certainement pas une appréciation de la politique en cours ou future du nouveau président des Etats-Unis. Tant mieux si elle pouvait lui valoir demain un autre prix Nobel plus classique.