par bajulans » dim. 30 oct. 2005, 18:32
Il faut bien comprendre que les lois données par Moïse à son peuple, si je ne me trompe pas, c'est bien de cela qu'il s'agit, sont adaptées à la mentalité de l'époque.
Des Pharisiens, l'ayant abordé, lui demandèrent s'il est permis à un mari de répudier sa femme. C'était pour le mettre à l'épreuve.
3 Il leur répondit : " Que vous a ordonné Moïse?"
4 Ils dirent : " Moise a permis de dresser un acte de divorce et de répudier. "
5 Jésus leur dit : " C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il a écrit pour vous cette loi.
Ces lois divines positives, dont, entre autre, je crois la permission de la polygamie, écrites par Moïse, ont été abolies à la Pentecôte.
Si Moïse donne des lois concernant les esclaves, c'est un compromis entre la mentalité de l'époque qui considère l'esclave comme une chose et le droit naturel qui considère l'homme comme un être absolument à part. Il fallait pour Moïse, s'adapter à la mentalité, faute de quoi, il y aurait eu révolte ou la loi n'aurait pas été observée, bref le législateur pensait qu'il fallait des lois protectrices de l'esclave, mais pas trop car sinon il y aurait eu révolte (ou tout autre mobile de ce genre.)
Ainsi on distingue, si mes souvenirs sont bons, le droit divin, le droit naturel, le droit positif divin (par exemple la loi du baptême), le droit positif humain. Et pour s'adapter à la MENTALITE de la communauté, il arrive que le droit naturel soit violé, par le droit positif divin, voire par le droit positif humain, ou qu'il ait des effets bien que de droit invalide (ainsi par exemple la loi sur le divorce produit des effets d'affinité, même si le remariage est invalide ou qu'il s'agit de concubinage, autre exemple) mais la violation n'est possible que dans certains cas soit uniquement sur des choses tolérables, même si aujourd'hui, sentimentalement elles nous semblent intolérables. Il y a d'autre part une interpénétration entre la morale et le droit (le droit créant la morale, mais la morale créant parfois le droit)
Donc pour cela il faudrait reprendre un manuel que j'ai malheureusement perdu sur le droit ( droit divin, naturel, positif divin, positif ecclésiastique, positif humain)
Bref, ces lois qui vous scandalisent, étaient des lois positives adaptées au milieu de l'époque et constituaient un PROGRES par rapport aux moeurs des peuples de l'Antiquité. Dieu tolérait des choses intolérables en raison de la dureté de coeur des gens de l'époque.
Ce qu'il faut bien voir, c'est que ces lois ne sont pas un encouragement, mais une tentative de canalisation de moeurs mauvaises. Les Grecs et les Romains contemporains ne conféraient aucun droit à l'esclave. Songez d'autre part que tous les esclaves hébreux devaient être libérés tous les six ans.
Deuxième point, le christianisme (et le judaïsme dont vient le christianisme) contient en lui-même l'idée de progrès. Suivant les générations les moeurs changent, mais aussi le progrès existe et chaque génération est invitée au progrès par Dieu lui-même et Jesus Lui-même.
C'est pourquoi Jésus n'a pas donné tout un programme, mais plutôt des principes dont nous sommes invités, à sortir du neuf de nos méditations individuelles ou collectives de l'Ecriture.
20 Il dit encore : " A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?
21 Il est semblable au levain qu'une femme prit et mélangea dans trois
mesures de farine, jusqu'à ce que le tout eût fermenté. "
Math XIII 21
Or le levain est invisible dans la pâte, il s'y diffuse, mais il a un effet inattendu, tout comme un principe que l'on médite et qui au début nous paraît sans importance et puis se révèle ultérieurement avec toutes ses implications.
Enfin le christianisme est piété et liberté. Il est piété car il invite à comprendre et à être indulgent pour les fautes ou la dureté de cœur de nos ancêtres et à reprendre ce qui est bon chez eux, il est aussi liberté, car il permet beaucoup de choses, même de se scandaliser des mœurs de l'Antiquité, de proposer des lois meilleures que celle qui nous ont été léguées par nos ancêtres etc.
Ainsi le message divin est profondément inséré dans l'histoire de l'humanité et le progrès de l'esprit humain est entièrement assumé par le christianisme.
Songez par exemple que c'est seulement dans la chrétienté que l'on observe tant de changement dans les moeurs, l'habillement, la mode si bien qu'aucune génération ne ressemble à la précédente, c'est le signe et l'effet de cette vérité, la morale chrétienne n'est pas figée.
Donc, si vous recevez le baptême, vous ne serez obligé d'assumer tous les péchés, les erreurs ou les lois de tolérance de nos ancêtres dans la foi, mais vous pourrez dire "Mais bien sûr, je condamne ces moeurs, mais je sais aussi qu'il faut être patient et s'adapter, car c'est aussi rassurant, Dieu est patient, il s'adapte et il tient compte de notre ignorance et même de notre (éventuelle) méchanceté, même si nous étions tentés de tout casser et pendre haut et court bon nombre de salauds, Lui Il est patient, jusqu'au risque de nous scandaliser. Une leçon pour nous, dans le fond."
18 Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme se complaît. Je ferai
reposer sur lui mon Esprit, et il annoncera le jugement aux nations.
19 Il ne disputera point, il ne criera point, et nul n'entendra sa voix sur les places publiques.
20 Il ne brisera point le roseau froissé et n'éteindra point la mèche qui fume encore, jusqu'à ce
qu'il ait fait triompher le jugement ;
21 et en son nom les nations mettront leur espérance.
Mt XII, 20
Il ne brisera pas le roseau froissé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, quelle douceur, quelle bonté, quelle patience... Nous avons vu où conduit l'impatience révolutionnaire, dans les effets du communisme et du jacobinisme... A l'effet inverse de celui escompté.
Il faut bien comprendre que les lois données par Moïse à son peuple, si je ne me trompe pas, c'est bien de cela qu'il s'agit, sont adaptées à la mentalité de l'époque.
[quote] Des Pharisiens, l'ayant abordé, lui demandèrent s'il est permis à un mari de répudier sa femme. C'était pour le mettre à l'épreuve.
3 Il leur répondit : " Que vous a ordonné Moïse?"
4 Ils dirent : " Moise a permis de dresser un acte de divorce et de répudier. "
5 Jésus leur dit : " C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il a écrit pour vous cette loi.
[/quote]
Ces lois divines positives, dont, entre autre, je crois la permission de la polygamie, écrites par Moïse, ont été abolies à la Pentecôte.
Si Moïse donne des lois concernant les esclaves, c'est un compromis entre la mentalité de l'époque qui considère l'esclave comme une chose et le droit naturel qui considère l'homme comme un être absolument à part. Il fallait pour Moïse, s'adapter à la mentalité, faute de quoi, il y aurait eu révolte ou la loi n'aurait pas été observée, bref le législateur pensait qu'il fallait des lois protectrices de l'esclave, mais pas trop car sinon il y aurait eu révolte (ou tout autre mobile de ce genre.)
Ainsi on distingue, si mes souvenirs sont bons, le droit divin, le droit naturel, le droit positif divin (par exemple la loi du baptême), le droit positif humain. Et pour s'adapter à la MENTALITE de la communauté, il arrive que le droit naturel soit violé, par le droit positif divin, voire par le droit positif humain, ou qu'il ait des effets bien que de droit invalide (ainsi par exemple la loi sur le divorce produit des effets d'affinité, même si le remariage est invalide ou qu'il s'agit de concubinage, autre exemple) mais la violation n'est possible que dans certains cas soit uniquement sur des choses tolérables, même si aujourd'hui, sentimentalement elles nous semblent intolérables. Il y a d'autre part une interpénétration entre la morale et le droit (le droit créant la morale, mais la morale créant parfois le droit)
Donc pour cela il faudrait reprendre un manuel que j'ai malheureusement perdu sur le droit ( droit divin, naturel, positif divin, positif ecclésiastique, positif humain)
Bref, ces lois qui vous scandalisent, étaient des lois positives adaptées au milieu de l'époque et constituaient un PROGRES par rapport aux moeurs des peuples de l'Antiquité. Dieu tolérait des choses intolérables en raison de la dureté de coeur des gens de l'époque.
Ce qu'il faut bien voir, c'est que ces lois ne sont pas un encouragement, mais une tentative de canalisation de moeurs mauvaises. Les Grecs et les Romains contemporains ne conféraient aucun droit à l'esclave. Songez d'autre part que tous les esclaves hébreux devaient être libérés tous les six ans.
Deuxième point, le christianisme (et le judaïsme dont vient le christianisme) contient en lui-même l'idée de progrès. Suivant les générations les moeurs changent, mais aussi le progrès existe et chaque génération est invitée au progrès par Dieu lui-même et Jesus Lui-même.
C'est pourquoi Jésus n'a pas donné tout un programme, mais plutôt des principes dont nous sommes invités, à sortir du neuf de nos méditations individuelles ou collectives de l'Ecriture.
[quote]20 Il dit encore : " A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?
21 Il est semblable au levain qu'une femme prit et mélangea dans trois
mesures de farine, jusqu'à ce que le tout eût fermenté. "
[/quote]
Math XIII 21
Or le levain est invisible dans la pâte, il s'y diffuse, mais il a un effet inattendu, tout comme un principe que l'on médite et qui au début nous paraît sans importance et puis se révèle ultérieurement avec toutes ses implications.
Enfin le christianisme est piété et liberté. Il est piété car il invite à comprendre et à être indulgent pour les fautes ou la dureté de cœur de nos ancêtres et à reprendre ce qui est bon chez eux, il est aussi liberté, car il permet beaucoup de choses, même de se scandaliser des mœurs de l'Antiquité, de proposer des lois meilleures que celle qui nous ont été léguées par nos ancêtres etc.
Ainsi le message divin est profondément inséré dans l'histoire de l'humanité et le progrès de l'esprit humain est entièrement assumé par le christianisme.
Songez par exemple que c'est seulement dans la chrétienté que l'on observe tant de changement dans les moeurs, l'habillement, la mode si bien qu'aucune génération ne ressemble à la précédente, c'est le signe et l'effet de cette vérité, la morale chrétienne n'est pas figée.
Donc, si vous recevez le baptême, vous ne serez obligé d'assumer tous les péchés, les erreurs ou les lois de tolérance de nos ancêtres dans la foi, mais vous pourrez dire "Mais bien sûr, je condamne ces moeurs, mais je sais aussi qu'il faut être patient et s'adapter, car c'est aussi rassurant, Dieu est patient, il s'adapte et il tient compte de notre ignorance et même de notre (éventuelle) méchanceté, même si nous étions tentés de tout casser et pendre haut et court bon nombre de salauds, Lui Il est patient, jusqu'au risque de nous scandaliser. Une leçon pour nous, dans le fond."
[quote]18 Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme se complaît. Je ferai
reposer sur lui mon Esprit, et il annoncera le jugement aux nations.
19 Il ne disputera point, il ne criera point, et nul n'entendra sa voix sur les places publiques.
20 Il ne brisera point le roseau froissé et n'éteindra point la mèche qui fume encore, jusqu'à ce
qu'il ait fait triompher le jugement ;
21 et en son nom les nations mettront leur espérance.
[/quote]
Mt XII, 20
Il ne brisera pas le roseau froissé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, quelle douceur, quelle bonté, quelle patience... Nous avons vu où conduit l'impatience révolutionnaire, dans les effets du communisme et du jacobinisme... A l'effet inverse de celui escompté.