par papillon » jeu. 17 sept. 2009, 18:18
etienne lorant a écrit :Je dis, moi, que sont dans cette ignorance tous ceux qui ne veulent pas se convertir à Dieu. Car ils refusent cette conversion pour l'unique raison qu'ils imaginent solennel et sévère ce Dieu qui est toute douceur ; ils imaginent dur et implacable celui qui n'est que miséricorde ; ils pensent violent et terrible celui qui ne désire que notre adoration. Ainsi l'impie se ment à lui-même en se fabriquant une idole au lieu de connaître Dieu tel qu'il est.
Bonjour
C'est étrange comme un texte, quel qu'il soit, peut être reçu de façon différente par différentes personnes. Quand je l'ai lu, ce texte, il m'a frappée de plein fouet et m'a remuée en tous sens, j'en ai eu les larmes aux yeux, mais ce n'était pas d'émerveillement. Il m'a frappée comme une gifle. Je me suis demandé si je devais en parler ou me taire. Et j'ai lu Touriste, Raistlin et Coeurderoy. Et je me suis sentie encore plus seule. Et puis je ne peux pas encore une fois écraser ça et mettre le couvercle sur la marmite. Tant pis si je suis un sale pavé dans une mare tranquille.
Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse accuser les hommes de se créer eux-mêmes un dieu 'violent et terrible'. Ça me semble contraire à leur propre nature. L'homme est partie intégrante de tout ce qui l'entoure. Et ce monde est merveilleux, parce que l'oeuvre de Dieu. Il suffit d'observer ce monde et de s'observer soi-même comme partie intégrante de toutes choses pour trouver Dieu, Sa grandeur et Sa bonté. C'est ce qu'ont fait ici les Amérindiens, avant d'entrer en contact avec les sociétés 'civilisées'. Leur spiritualité était faite de respect ,
'respect pour tout ce qui vit, pour tout ce qui est, pour tout ce qui manifeste la générosité, l'harmonie et l'immensité du grand Esprit.......Tout est parenté, relation, lien, fraternité'
J'ai vécu une expérience merveilleuse à un âge si jeune qu'on peut penser qu'il est impossible que je m'en souvienne. Et pourtant. J'ai longtemps été convaincue que je l'avais vécue, puis en grandissant et devenant plus rationnelle, j'ai pensé que je l'avais peût-être simplement rêvée. Mais l'impression qui est restée en moi est si vive que ça dépasse l'impact d'un simple rêve. Alors je ne sais plus. J'étais toute petite, dans un landau ou un berceau, incapable de parler et de me déplacer, dans un état de totale dépendance comme le sont tous les bébés, sans que cela ne me cause aucune inquiétude. J'étais à l'extérieur et je regardais autour de moi, les arbres, le ciel, le vent. J'étais bébé mais 'consciente'. Je le connaissais ce monde, oh oui je le connaissais et je l'aimais. J'étais heureuse d'être là, mais heureuse d'un bonheur tranquille, fait de paix et de sérénité, dans un total abandon. Tout était harmonie, tout était bien, comme un renouveau, un retour dans l'ordre naturel des choses. J'avais l'impression d'être 'revenue', et j'avais la foi. En quoi? je n'aurais pu l'expliquer mais j'avais la foi. Comment aurais-je pu alors m'imaginer un seul instant que ce monde, si beau à voir, si merveilleux à entendre, si bon à sentir, ce monde dont je faisais partie, auquel j'étais liée par tout mon être puisse être l'oeuvre d'un Dieu méchant? Tout, absolument tout me portait dans la direction opposée.
J'ai toujours cru impossible qu'un homme sain et équilibré se fabrique par lui-même et pour lui-même un dieu 'autoritaire et omnipotent, qui ne connaît ni amour, ni miséricore'. Cela est contre-nature, contre-Dieu, contre-homme. Ces choses doivent lui être inculquées, comme certaines choses du genre m'ont aussi été inculquées plus tard, dans une certaine mesure. Je crois aussi qu'il y a des hommes, moins sains et moins équilibrés, qui ont créé ce genre de dieu d'abord et avant tout pour les autres, dans un dessein de contrôle et de domination. Je ne vise pas une doctrine en particulier, mais tous les intégrismes de ce monde.
Dans la citation de Saint-Bernard, y aurait-il possibilité d'une certaine incompréhension de ce qui se passe dans la tête de ses semblables? Je sais, nous sommes sur un forum catholique et je parle d'un Saint. Et quoique j'en sois embarrassée je ne peux en toute honnêteté dire le contraire de ce que je pense. Il est possible que certaines personnes refusent de se convertir parce qu'elles croient simplement, à tort ou à raison, que ce dieu "dur et implacable" est celui que leur offre la religion et qu'ils refusent ce dieu, parce qu'en eux-mêmes ils imaginent un dieu différent de celui-là.
Il m'est apparu évident, à de multiples reprises, que certains hommes d'église, quelle que soit leur religion, sous-estiment grandement la foi naturelle et innée des hommes et je perçois parfois dans leurs propos un mépris certain qui me reste en travers de la gorge.
Bon, j'ai probablement ma PRP, mais elle en vaut bien d'autres.
[quote="etienne lorant"]Je dis, moi, que sont dans cette ignorance tous ceux qui ne veulent pas se convertir à Dieu. Car ils refusent cette conversion pour l'unique raison qu'ils imaginent solennel et sévère ce Dieu qui est toute douceur ; ils imaginent dur et implacable celui qui n'est que miséricorde ; ils pensent violent et terrible celui qui ne désire que notre adoration. Ainsi l'impie se ment à lui-même en se fabriquant une idole au lieu de connaître Dieu tel qu'il est.[/quote]
Bonjour
C'est étrange comme un texte, quel qu'il soit, peut être reçu de façon différente par différentes personnes. Quand je l'ai lu, ce texte, il m'a frappée de plein fouet et m'a remuée en tous sens, j'en ai eu les larmes aux yeux, mais ce n'était pas d'émerveillement. Il m'a frappée comme une gifle. Je me suis demandé si je devais en parler ou me taire. Et j'ai lu Touriste, Raistlin et Coeurderoy. Et je me suis sentie encore plus seule. Et puis je ne peux pas encore une fois écraser ça et mettre le couvercle sur la marmite. Tant pis si je suis un sale pavé dans une mare tranquille.
Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse accuser les hommes de se créer eux-mêmes un dieu 'violent et terrible'. Ça me semble contraire à leur propre nature. L'homme est partie intégrante de tout ce qui l'entoure. Et ce monde est merveilleux, parce que l'oeuvre de Dieu. Il suffit d'observer ce monde et de s'observer soi-même comme partie intégrante de toutes choses pour trouver Dieu, Sa grandeur et Sa bonté. C'est ce qu'ont fait ici les Amérindiens, avant d'entrer en contact avec les sociétés 'civilisées'. Leur spiritualité était faite de respect ,
'respect pour tout ce qui vit, pour tout ce qui est, pour tout ce qui manifeste la générosité, l'harmonie et l'immensité du grand Esprit.......Tout est parenté, relation, lien, fraternité'
J'ai vécu une expérience merveilleuse à un âge si jeune qu'on peut penser qu'il est impossible que je m'en souvienne. Et pourtant. J'ai longtemps été convaincue que je l'avais vécue, puis en grandissant et devenant plus rationnelle, j'ai pensé que je l'avais peût-être simplement rêvée. Mais l'impression qui est restée en moi est si vive que ça dépasse l'impact d'un simple rêve. Alors je ne sais plus. J'étais toute petite, dans un landau ou un berceau, incapable de parler et de me déplacer, dans un état de totale dépendance comme le sont tous les bébés, sans que cela ne me cause aucune inquiétude. J'étais à l'extérieur et je regardais autour de moi, les arbres, le ciel, le vent. J'étais bébé mais 'consciente'. Je le connaissais ce monde, oh oui je le connaissais et je l'aimais. J'étais heureuse d'être là, mais heureuse d'un bonheur tranquille, fait de paix et de sérénité, dans un total abandon. Tout était harmonie, tout était bien, comme un renouveau, un retour dans l'ordre naturel des choses. J'avais l'impression d'être 'revenue', et j'avais la foi. En quoi? je n'aurais pu l'expliquer mais j'avais la foi. Comment aurais-je pu alors m'imaginer un seul instant que ce monde, si beau à voir, si merveilleux à entendre, si bon à sentir, ce monde dont je faisais partie, auquel j'étais liée par tout mon être puisse être l'oeuvre d'un Dieu méchant? Tout, absolument tout me portait dans la direction opposée.
J'ai toujours cru impossible qu'un homme sain et équilibré se fabrique par lui-même et pour lui-même un dieu 'autoritaire et omnipotent, qui ne connaît ni amour, ni miséricore'. Cela est contre-nature, contre-Dieu, contre-homme. Ces choses doivent lui être inculquées, comme certaines choses du genre m'ont aussi été inculquées plus tard, dans une certaine mesure. Je crois aussi qu'il y a des hommes, moins sains et moins équilibrés, qui ont créé ce genre de dieu d'abord et avant tout pour les autres, dans un dessein de contrôle et de domination. Je ne vise pas une doctrine en particulier, mais tous les intégrismes de ce monde.
Dans la citation de Saint-Bernard, y aurait-il possibilité d'une certaine incompréhension de ce qui se passe dans la tête de ses semblables? Je sais, nous sommes sur un forum catholique et je parle d'un Saint. Et quoique j'en sois embarrassée je ne peux en toute honnêteté dire le contraire de ce que je pense. Il est possible que certaines personnes refusent de se convertir parce qu'elles croient simplement, à tort ou à raison, que ce dieu "dur et implacable" est celui que leur offre la religion et qu'ils refusent ce dieu, parce qu'en eux-mêmes ils imaginent un dieu différent de celui-là.
Il m'est apparu évident, à de multiples reprises, que certains hommes d'église, quelle que soit leur religion, sous-estiment grandement la foi naturelle et innée des hommes et je perçois parfois dans leurs propos un mépris certain qui me reste en travers de la gorge.
Bon, j'ai probablement ma PRP, mais elle en vaut bien d'autres.