par Pneumatis » mer. 09 sept. 2009, 13:53
Bonjour Xavi,
Appliquée à toutes les Ecritures et pas seulement à la Genèse, votre idée est exactement ce qui a motivé le dernier Synode des évêques sur la Parole de Dieu : dépoussiérer la parole de Dieu, y revenir, l'approfondir, mieux la comprendre et la remettre véritablement au coeur de nos vies et de la liturgie.
J'ai fait une expérience intéressante il y a quelques mois. Dans une réunion de discussion entre catholiques, le thème de la réunion a été : "le rôle du prêtre". A la question quel est selon vous le rôle du prêtre, j'ai été le seul à répondre "Enseigner/annoncer la parole de Dieu, et l'expliciter". Pour tout le monde, le prêtre est surtout celui qui est proche des gens, leur vient en aide, les écoute, etc... et à l'occasion célèbre les sacrements. Personne n'a en tête l'idée que l'écoute de la parole de Dieu demande une formation permanente, et que cette formation nous devons la recevoir à la messe. C'est justement le rôle du prêtre de nous expliquer une parole difficile à comprendre, parce que demandant une bonne connaissance du contexte, des langues et des traditions dans lesquelles elle s'enracine, etc...
On croit effectivement qu'il suffit d'ouvrir la Bible en français, d'en lire un passage, et que tout est clair. Même la lectio divina ne peut pourtant pas se dispenser d'une bonne formation à la parole de Dieu. Or cette formation ne devrait pas avoir besoin de requérir de s'inscrire dans je ne sais quel groupe d'étude. Cette formation, c'est à chaque célébration pendant l'écoute de la parole et l'homélie du prêtre.
Le Christ n'a eu de cesse après sa résurrection d'ouvrir l'esprit de ses disciples à l'intelligence des écritures. C'est donc que ça devait demander un certain travail ! J'imagine souvent que lors de leurs premières célébrations, s'adressant à des personnes qui pourtant connaissaient magnifiquement les écritures, pour beaucoup, les disciples devaient expliquer : "lorsque dans les écritures vous lisez ceci, cela veut dire ceci, comme vous pouvez le voir à la lumière de la vie du Christ". Et les disciples de se dire : "Mais c'est bien sur !". Quant à ceux qui ne connaissaient pas les Ecritures, il fallait leur expliquer le sens profond de la vie du Christ et de ses enseignements, en l'illustrant par cette formidable pédagogie divine initiée dans la révélation mosaïque, puis leur apprendre à prier avec les psaumes, seule vraie façon de s'adresser à Dieu, juste après la prière que nous avons appris du Sauveur lui-même.
Voilà tout ce qu'il nous faut apprendre, selon moi. Je m'imagine souvent dans la peau d'un nouveau païen converti des premiers siècles, entendant pour la première fois cette parole surprenante qu'on dit être de Dieu lui-même, cette vie nouvelle portée par Jésus et déjà annoncée dans une révélation millénaire que je ne connais pas. Et j'attends alors avec une curiosité brulante, pendant la messe, que cet apôtre célébrant, représentant du Christ en personne, ouvre mon intelligence, avec la grâce de Dieu, à la Vérité toute entière.
Bonjour Xavi,
Appliquée à toutes les Ecritures et pas seulement à la Genèse, votre idée est exactement ce qui a motivé le dernier Synode des évêques sur la Parole de Dieu : dépoussiérer la parole de Dieu, y revenir, l'approfondir, mieux la comprendre et la remettre véritablement au coeur de nos vies et de la liturgie.
J'ai fait une expérience intéressante il y a quelques mois. Dans une réunion de discussion entre catholiques, le thème de la réunion a été : "le rôle du prêtre". A la question quel est selon vous le rôle du prêtre, j'ai été le seul à répondre "Enseigner/annoncer la parole de Dieu, et l'expliciter". Pour tout le monde, le prêtre est surtout celui qui est proche des gens, leur vient en aide, les écoute, etc... et à l'occasion célèbre les sacrements. Personne n'a en tête l'idée que l'écoute de la parole de Dieu demande une formation permanente, et que cette formation nous devons la recevoir à la messe. C'est justement le rôle du prêtre de nous expliquer une parole difficile à comprendre, parce que demandant une bonne connaissance du contexte, des langues et des traditions dans lesquelles elle s'enracine, etc...
On croit effectivement qu'il suffit d'ouvrir la Bible en français, d'en lire un passage, et que tout est clair. Même la lectio divina ne peut pourtant pas se dispenser d'une bonne formation à la parole de Dieu. Or cette formation ne devrait pas avoir besoin de requérir de s'inscrire dans je ne sais quel groupe d'étude. Cette formation, c'est à chaque célébration pendant l'écoute de la parole et l'homélie du prêtre.
Le Christ n'a eu de cesse après sa résurrection d'ouvrir l'esprit de ses disciples à l'intelligence des écritures. C'est donc que ça devait demander un certain travail ! J'imagine souvent que lors de leurs premières célébrations, s'adressant à des personnes qui pourtant connaissaient magnifiquement les écritures, pour beaucoup, les disciples devaient expliquer : "lorsque dans les écritures vous lisez ceci, cela veut dire ceci, comme vous pouvez le voir à la lumière de la vie du Christ". Et les disciples de se dire : "Mais c'est bien sur !". Quant à ceux qui ne connaissaient pas les Ecritures, il fallait leur expliquer le sens profond de la vie du Christ et de ses enseignements, en l'illustrant par cette formidable pédagogie divine initiée dans la révélation mosaïque, puis leur apprendre à prier avec les psaumes, seule vraie façon de s'adresser à Dieu, juste après la prière que nous avons appris du Sauveur lui-même.
Voilà tout ce qu'il nous faut apprendre, selon moi. Je m'imagine souvent dans la peau d'un nouveau païen converti des premiers siècles, entendant pour la première fois cette parole surprenante qu'on dit être de Dieu lui-même, cette vie nouvelle portée par Jésus et déjà annoncée dans une révélation millénaire que je ne connais pas. Et j'attends alors avec une curiosité brulante, pendant la messe, que cet apôtre célébrant, représentant du Christ en personne, ouvre mon intelligence, avec la grâce de Dieu, à la Vérité toute entière.