par etienne lorant » ven. 31 juil. 2009, 16:45
12 Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment.
Nous voici vendredi et je veux prier à cette intention : de supporter la tentation avec patience, et de traverser l'épreuve. Quelle tentation ? Quelle épreuve ? Il y en a de toutes sortes aujourd'hui !
Il y a deux mois, j'avais fait coupé la télédistribution, ne voulant plus me laisser influencer par les projections archi-pessimistes (ou alors bien manipulatrices) concernant la crise financière. J'ai fini par passer au-dessus des considérations d'argent en me rappelant qu'à ma conversion, lorsque je me suis mis à ne plus rechercher les nouveaux "biens matériels" (les jouets du temps, dirions-nous...), je n'avais jamais manqué de rien. Eh bien, est-ce que je ne crois plus à la bonté du Seigneur ? Et j'ai mis mes calculs de côté.
Et puis, voici qu'avant-hier, je me suis laissé prendre par la tentation de la grippe aviaire, celle que les journalistes aiment tellement épeler "AH1N1 !"... A l'annonce des mesures d'urgence dans les hôpitaux, des directives envoyées pour délimiter de nouvelles concessions dans les cimetières, tout d'un coup j'ai craqué, je me suis dit: "Il vaudrait mieux prendre congé en septembre, la rentrée pourrait être le moment le plus délicat !". Mais... mais je connais le cas d'Edith, femme chamante, fidèle à la paroisse où je vais régulièrement communier, qui va vers sa soixantième année et qui lutte depuis mai 2OO1 contre le cancer. Parti du sein, il a émigré lentement, ici et là, et à chaque fois, après avoir été absente à la messe, on l'a vue revenir souriante, attentive, priante... Depuis une semaine, le cancer a atteint les méninges: d'où des maux de tête insupportables. Edith est désormais en soins intensifs. Alors, j'ai eu honte de moi. Quel couard !
C'est surtout depuis que j'habite seul que je me laisse surprendre par ces craintes bizarres, infondées, ou plutôt : fondées uniquement sur les émotions. Mais on vit jour après jour - et le mieux serait encore de noter chaque heure selon l'attention que l'on a prêtée à accomplir la volonté de Dieu. Je me demande donc souvent: de quoi suis-je capable, comment mesurer ma foi ? Ai-je déjà acquis la vertu de la patience ? La patience comme en parle l'apôtre Paul ? Je le voudrais bien, je suis en chemin, mais encore trop émotif. Inutile de dire que je ne m'aime pas ainsi ! Cependant, j'ai tout à fait conscience que ces "auto-évaluations" régulières font partie du processus.
Allons, dimanche, j'ai rendez-vous au restaurant ! Un jour à fêter, et je rendrai grâce en songeant à tous ces repas solitaires depuis juin... tiens, de cette épreuve-là, je suis passé au travers !
12 Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment.
Nous voici vendredi et je veux prier à cette intention : de supporter la tentation avec patience, et de traverser l'épreuve. Quelle tentation ? Quelle épreuve ? Il y en a de toutes sortes aujourd'hui !
Il y a deux mois, j'avais fait coupé la télédistribution, ne voulant plus me laisser influencer par les projections archi-pessimistes (ou alors bien manipulatrices) concernant la crise financière. J'ai fini par passer au-dessus des considérations d'argent en me rappelant qu'à ma conversion, lorsque je me suis mis à ne plus rechercher les nouveaux "biens matériels" (les jouets du temps, dirions-nous...), je n'avais jamais manqué de rien. Eh bien, est-ce que je ne crois plus à la bonté du Seigneur ? Et j'ai mis mes calculs de côté.
Et puis, voici qu'avant-hier, je me suis laissé prendre par la tentation de la grippe aviaire, celle que les journalistes aiment tellement épeler "AH1N1 !"... A l'annonce des mesures d'urgence dans les hôpitaux, des directives envoyées pour délimiter de nouvelles concessions dans les cimetières, tout d'un coup j'ai craqué, je me suis dit: "Il vaudrait mieux prendre congé en septembre, la rentrée pourrait être le moment le plus délicat !". Mais... mais je connais le cas d'Edith, femme chamante, fidèle à la paroisse où je vais régulièrement communier, qui va vers sa soixantième année et qui lutte depuis mai 2OO1 contre le cancer. Parti du sein, il a émigré lentement, ici et là, et à chaque fois, après avoir été absente à la messe, on l'a vue revenir souriante, attentive, priante... Depuis une semaine, le cancer a atteint les méninges: d'où des maux de tête insupportables. Edith est désormais en soins intensifs. Alors, j'ai eu honte de moi. Quel couard !
C'est surtout depuis que j'habite seul que je me laisse surprendre par ces craintes bizarres, infondées, ou plutôt : fondées uniquement sur les émotions. Mais on vit jour après jour - et le mieux serait encore de noter chaque heure selon l'attention que l'on a prêtée à accomplir la volonté de Dieu. Je me demande donc souvent: de quoi suis-je capable, comment mesurer ma foi ? Ai-je déjà acquis la vertu de la patience ? La patience comme en parle l'apôtre Paul ? Je le voudrais bien, je suis en chemin, mais encore trop émotif. Inutile de dire que je ne m'aime pas ainsi ! Cependant, j'ai tout à fait conscience que ces "auto-évaluations" régulières font partie du processus.
Allons, dimanche, j'ai rendez-vous au restaurant ! Un jour à fêter, et je rendrai grâce en songeant à tous ces repas solitaires depuis juin... tiens, de cette épreuve-là, je suis passé au travers !