par Hélène » sam. 24 sept. 2005, 5:10
Je viens tout juste de revoir Bleu ce soir. Je n’ai pas pu malheureusement le voir en DVD, la dame du club vidéo m’expliquant qu’il n’est pas assez « populaire » pour le commander en DVD (ils ont par ailleurs beaucoup de copies des derniers Harry Potter… :-x ). J’ai donc revu la version originale en VHS, avec les sous-titres de la Lettre aux Corinthiens, les funérailles avec croix sur les cercueils (ce ne sont pas des funérailles catholiques puisque le célébrant semble être un pasteur) et la petite chaînette avec la croix retrouvée par le jeune homme témoin de l’accident.
À vrai dire, malgré ces symboles, je n’ai pas trouvé de connotation chrétienne qui vaille la peine de dire qu’il y aurait un fond chrétien dans ce film et je ne vois pas trop où il est question d’espérance…l’héroïne attentant à sa vie à plusieurs reprises. On ne voit pas trop où elle s’en va à la fin. En tous cas elle ne renaît pas au sens chrétien du terme. Le fait d’avoir enlevé les symboles dont tu parlais, Charles, prive l’auditoire des seules références au christianisme et il ne reste que le côté humain, vidé de tout sens devant les questions de la mort et de la vie dans cette l’histoire.
Je trouve, mis à part les longs plans à n’en plus finir sur les pupilles et les tasses de café de Juliette Binoche, que le film est esthétiquement très beau et la musique sublime. Par ailleurs, en ce qui concerne la psychologie du personnage principal, je reste avec un frisson dans le dos de constater la pauvreté de son instinct maternel. Le cinéaste a mis beaucoup d’emphase sur la perte de son mari, de la relation extraconjugale qu’il a entretenue avec une autre femme, de la solitude sexuelle/affective de l’héroïne mais…n’a-t-elle pas perdu un enfant dans ce film ? Ce côté est presque complètement occulté et je trouve que cela donne un air d’individualisme froid…typique de notre société contemporaine axée sur le Moi. Je ne veux pas faire d’échelle de comparaison mais si je perdais mon mari et mon enfant dans un accident… je ne sais pas ce qui me déchirerais le plus…perdre un enfant…mon Dieu. Il faut dire que l'image de sa propre mère alzheimer n'a peut-être pas aidé à rendre la maternité sympathique à ses yeux.
Bref…un peu déprimant… :-(
Je viens tout juste de revoir Bleu ce soir. Je n’ai pas pu malheureusement le voir en DVD, la dame du club vidéo m’expliquant qu’il n’est pas assez « populaire » pour le commander en DVD (ils ont par ailleurs beaucoup de copies des derniers Harry Potter… :-x ). J’ai donc revu la version originale en VHS, avec les sous-titres de la Lettre aux Corinthiens, les funérailles avec croix sur les cercueils (ce ne sont pas des funérailles catholiques puisque le célébrant semble être un pasteur) et la petite chaînette avec la croix retrouvée par le jeune homme témoin de l’accident.
À vrai dire, malgré ces symboles, je n’ai pas trouvé de connotation chrétienne qui vaille la peine de dire qu’il y aurait un fond chrétien dans ce film et je ne vois pas trop où il est question d’espérance…l’héroïne attentant à sa vie à plusieurs reprises. On ne voit pas trop où elle s’en va à la fin. En tous cas elle ne renaît pas au sens chrétien du terme. Le fait d’avoir enlevé les symboles dont tu parlais, Charles, prive l’auditoire des seules références au christianisme et il ne reste que le côté humain, vidé de tout sens devant les questions de la mort et de la vie dans cette l’histoire.
Je trouve, mis à part les longs plans à n’en plus finir sur les pupilles et les tasses de café de Juliette Binoche, que le film est esthétiquement très beau et la musique sublime. Par ailleurs, en ce qui concerne la psychologie du personnage principal, je reste avec un frisson dans le dos de constater la pauvreté de son instinct maternel. Le cinéaste a mis beaucoup d’emphase sur la perte de son mari, de la relation extraconjugale qu’il a entretenue avec une autre femme, de la solitude sexuelle/affective de l’héroïne mais…n’a-t-elle pas perdu un enfant dans ce film ? Ce côté est presque complètement occulté et je trouve que cela donne un air d’individualisme froid…typique de notre société contemporaine axée sur le Moi. Je ne veux pas faire d’échelle de comparaison mais si je perdais mon mari et mon enfant dans un accident… je ne sais pas ce qui me déchirerais le plus…perdre un enfant…mon Dieu. Il faut dire que l'image de sa propre mère alzheimer n'a peut-être pas aidé à rendre la maternité sympathique à ses yeux.
Bref…un peu déprimant… :-(