par etienne lorant » ven. 03 juil. 2009, 18:01
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
C'est le moment, dans l'Evangile de Luc, où va se décider la vocation de Pierre. Je constate qu'elle se fonde d'abord sur un constat d'échec: "Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre". (Et moi je crois entendre: "J'ai peiné tout le temps, j'étais dans les ténèbres et je m'efforçais de mieux comprendre le sens de ma vie, mais sans rien trouver de bon".) Mais il suffit d'avoir croisé le chemin du Seigneur - car en réalité, Jésus nous attend toujours à l'endroit où nous sommes prêts à baisser les bras...
C'est notre orgueil qui nous empêche de Le rencontrer plus tôt; à ce moment-là, du moins, devant l'échec, le sentiment de vacuité nous conduit à plus d'humilité. Jésus ne peut en effet guérir quelqu'un qui ne se croit pas malade, il ne peut relever quelqu'un qui se complaît dans la médiocrité, il ne peut délivrer quelqu'un qui aime ses chaînes, son esclavage, son péché... Personne n'a besoin de se convertir s'il n'a pas d'abord constaté la vanité de ses entreprises, l'étroitesse de son coeur, la futilité de ses ambitions. Il faut en arriver au moment où, à bout de souffle, nous sommes disposés à nous en remettre à Dieu: "Sur ton ordre, je vais jeter les filets"...
Béni soit le Seigneur... et je peux bien proclamer sa louange, car pour moi, ce moment "idéal" de la rencontre, il me plaît de songer qu'il prit place à peu près au même âge qu'avait Pierre. J'avais vingt-neuf ans, je n'étais plus un poisson tout frais, mais j'étais encore rempli de forces... dont je ne savais que faire. Je ne désirais plus me tromper, je voulais la vérité... j'étais vraiment fatigué de suivre "tous les panneaux" du monde et de tomber par terre à chaque fois, le nez dans le ruisseau... Je me souviens avoir dit : "Seigneur, si tu es vraiment le Christ, si tu es vraiment là, alors je m'abandonnerai, je suis prêt, dis un mot !"
Depuis ce matin, ce partage mûrissait quelque part dans mon coeur, et voilà, c'est sorti. A mon réveil déjà, je m'étais dit: "Tiens, avec les lettres du nom de Marie, on écrit aussi Aimer. Et avec les lettres du nom de Pierre, on écrit aussi Prière...
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
C'est le moment, dans l'Evangile de Luc, où va se décider la vocation de Pierre. Je constate qu'elle se fonde d'abord sur un constat d'échec: "Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre". (Et moi je crois entendre: "J'ai peiné tout le temps, j'étais dans les ténèbres et je m'efforçais de mieux comprendre le sens de ma vie, mais sans rien trouver de bon".) Mais il suffit d'avoir croisé le chemin du Seigneur - car en réalité, Jésus nous attend toujours à l'endroit où nous sommes prêts à baisser les bras...
C'est notre orgueil qui nous empêche de Le rencontrer plus tôt; à ce moment-là, du moins, devant l'échec, le sentiment de vacuité nous conduit à plus d'humilité. Jésus ne peut en effet guérir quelqu'un qui ne se croit pas malade, il ne peut relever quelqu'un qui se complaît dans la médiocrité, il ne peut délivrer quelqu'un qui aime ses chaînes, son esclavage, son péché... Personne n'a besoin de se convertir s'il n'a pas d'abord constaté la vanité de ses entreprises, l'étroitesse de son coeur, la futilité de ses ambitions. Il faut en arriver au moment où, à bout de souffle, nous sommes disposés à nous en remettre à Dieu: "Sur ton ordre, je vais jeter les filets"...
Béni soit le Seigneur... et je peux bien proclamer sa louange, car pour moi, ce moment "idéal" de la rencontre, il me plaît de songer qu'il prit place à peu près au même âge qu'avait Pierre. J'avais vingt-neuf ans, je n'étais plus un poisson tout frais, mais j'étais encore rempli de forces... dont je ne savais que faire. Je ne désirais plus me tromper, je voulais la vérité... j'étais vraiment fatigué de suivre "tous les panneaux" du monde et de tomber par terre à chaque fois, le nez dans le ruisseau... Je me souviens avoir dit : "Seigneur, si tu es vraiment le Christ, si tu es vraiment là, alors je m'abandonnerai, je suis prêt, dis un mot !"
Depuis ce matin, ce partage mûrissait quelque part dans mon coeur, et voilà, c'est sorti. A mon réveil déjà, je m'étais dit: "Tiens, avec les lettres du nom de Marie, on écrit aussi Aimer. Et avec les lettres du nom de Pierre, on écrit aussi Prière...