par coeurderoy » jeu. 02 juil. 2009, 19:33
Le 19 septembre 1914, jour où des obus incendiaires frappèrent la cathédrale de Reims, il faisait, selon les témoignages "un temps superbe de proche automne, le ciel était limpide, l'atmosphère très douce et pure..." Deux jours durant, le brasier ravagea la cathédrale de pierre blonde, un horrible nuage noir recouvrit l'intégralité du centre-ville...Mon arrière-grand mère, témoin oculaire, y vit le déchainement de l'un des cavaliers de l'Apocalypse...
Lors de la déclaration de guerre, en 39, une tante de mon épouse m'a dit avoir été frappée "par un coucher de soleil exceptionnel sur Saint-Malo : tout le ciel, au couchant, avait pris des couleurs rouge sang..."
Enfin, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que je lis les témoignages ou regarde ces terribles photos des Juifs Hongrois arrivés à Birkenau en mai 1944 : engoncés dans les multiples couches de vêtements et manteaux que les mamans ont pris soin d'enfiler à leurs petits, les enfants attendent, assis dans le bois de bouleaux où se distinguent les fleurs du printemps : parmi les photos les plus dures pour moi : aucun cadavre mais, derrière un simple camouflage, cent mètres plus loin, les chambres à gaz.
Cela me rappelle la réflexion d'un contemporain de la Terreur, le jour de l'exécution de Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI , le 10 mai 1794: " la clémence de la saison semblait vouloir racheter la méchanceté des hommes..."
Le 19 septembre 1914, jour où des obus incendiaires frappèrent la cathédrale de Reims, il faisait, selon les témoignages "un temps superbe de proche automne, le ciel était limpide, l'atmosphère très douce et pure..." Deux jours durant, le brasier ravagea la cathédrale de pierre blonde, un horrible nuage noir recouvrit l'intégralité du centre-ville...Mon arrière-grand mère, témoin oculaire, y vit le déchainement de l'un des cavaliers de l'Apocalypse...
Lors de la déclaration de guerre, en 39, une tante de mon épouse m'a dit avoir été frappée "par un coucher de soleil exceptionnel sur Saint-Malo : tout le ciel, au couchant, avait pris des couleurs rouge sang..."
Enfin, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que je lis les témoignages ou regarde ces terribles photos des Juifs Hongrois arrivés à Birkenau en mai 1944 : engoncés dans les multiples couches de vêtements et manteaux que les mamans ont pris soin d'enfiler à leurs petits, les enfants attendent, assis dans le bois de bouleaux où se distinguent les fleurs du printemps : parmi les photos les plus dures pour moi : aucun cadavre mais, derrière un simple camouflage, cent mètres plus loin, les chambres à gaz.
Cela me rappelle la réflexion d'un contemporain de la Terreur, le jour de l'exécution de Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI , le 10 mai 1794: " la clémence de la saison semblait vouloir racheter la méchanceté des hommes..."