par Emanuel » lun. 22 juin 2009, 21:45
J'ai trouvé ça pour vous.
Pardon de ne pouvoir être plus précis.
Le saint dont il est question ici - Saint Florent (d'où vient le prénom Florentin) - est le patron de l’Alsace. Qualité qu’il partage avec sainte Odile. Populaire en Lorraine, c’est un saint thérapeute au sens moderne puisqu’il est censé guérir "la gravelle, les hernies, les maux de ventre des enfants, les coliques… et autres maladies de la même espèce"… et même la cécité. Il peut en outre faire revenir les morts de l’au-delà.
L’Eglise honore plusieurs saints Florent (latin : qui fleurit, florissant, brillant).
- Un Florent, prêtre au cinquième siècle, patron de la ville de Roye en Picardie, honoré le 4 juillet. Ce saint aurait été le géant Sarrazin "Fierabras", fils de Balan, converti au Christianisme.
- Saint-Florent, évêque de Strasboug au septième siècle qui aurait guéri de sa cécité et de son mutisme une jeune princesse alsacienne et qui est honoré le 7 novembre.
- Le 3 janvier, saint-Florent, évêque de Vienne, en Dauphiné.
- Un autre encore qui serait d’origine irlandaise qui aurait habité l’île d’Yeu.
- Il existe un autre Florent, fêté le 22 septembre, patron de l’abbaye du Mont Glonne près de Saumur. Ce dernier Florent peut sans doute se confondre avec le précédent. Il semble avoir produit de nombreux miracles et avoir été un pourfendeur de dragons.
- Faut-il faire un lien avec cet ancien officier romain retiré à Cetium (Zeiselmaur en Autriche) ? Ce Florent fut arrêté à Lorch, en Carinthie autrichienne, où il était venu secourir des chrétiens emprisonnés. Arrêté et jugé sommairement, il fut noyé dans l'Enns. Il est le protecteur de l'Autriche où son culte est resté très vivant.
Faut-il donner crédit à la légende tenace qui associe Florent et Florian qui furent condamnés, sous le règne des empereurs Maximien et Dioclétien, à avoir les épaules comprimées avec des barres de fer puis à être noyés ? Un ange délivra Florent mais laissa Florian seul dans son martyr. Le corps de Florian jeté dans une rivière fut recueilli par une femme qui l'enterra.
De son côté, Florent fut reçu par saint-Martin de Tours qui l'ordonna prêtre.
Après la construction d'un oratoire dédié à saint-Pierre sur le Mont Glonne (actuel Saint-Florent-le-Vieil), il réalisa de nombreux miracles, dont l'expulsion d'un serpent fantastique de Saumur, la résurrection d'un enfant noyé et la guérison de la cécité de sa mère. Mort à 123 ans, saint-Florent fut enterré en présence d'une foule nombreuse… Il faut sans doute le rapprocher du cinquième cité ci-dessus?
Faut-il voir dans le martyr de saint-Florian, qui résista à l’épreuve des barres de fer, un lien avec le fier-à-bras dont la traduction latine donnerait "bras redoutable"? Ou bien faire un lien avec le géant celte "Urgan le velu", armé d’une énorme massue et ennemi de Tristan qui le défit sur un pont. Ou encore assimiler Florent-Fierabras à Lug et à son frère jeté en mer et qui disparaît définitivement?
Florent est doté de pouvoirs puissants, qu’il semble être, en raison de sa proximité avec l’eau et les ponts, tel un passeur et qu’il peut changer le cours des choses.
Nous ne pouvons pas ignorer le lien Florent, Florian, Florestan… Flore déesse mineure des fleurs, des jardins et du printemps, épouse de Zéphyr et inspiratrice, au moyen d’une simple fleur, de la grossesse de Junon qui donna naissance à Mars. Son culte introduit à Rome par les Sabins se célébrait lors des "Floralia" qui se déroulaient de nuit en avril et au cours desquelles régnait une grande licence.
Le culte de Mars quant à lui était essentiellement représenté par un collège de prêtres, choisis parmi les patriciens, appelés "Saliens" (les sauteurs ou danseurs). Tous les ans, à la fête du dieu, ces prêtres, vêtus d'une tunique de pourpre et portant sur la tête un bonnet pointu (apex) exécutaient, au cours d'une procession dans les rues de la ville, des danses sacrées, peut-être, à l'origine, en l'honneur de divinités rustiques.
Voilà qui n’est pas sans évoquer la tenue de notre Florent local qui, par ailleurs, porte en guise de crosse un bâton de berger recourbé… sans doute pour mieux attraper, en bon pasteur qu’il semble être, les brebis égarées? Voilà qui pourrait expliquer le mythe de la rotation du dévidoir de Florent qui ne serait, peut-être, qu'une invitation à le faire danser dans un sens ou dans l'autre?
J'ai trouvé ça pour vous.
Pardon de ne pouvoir être plus précis.
Le saint dont il est question ici - Saint Florent (d'où vient le prénom Florentin) - est le patron de l’Alsace. Qualité qu’il partage avec sainte Odile. Populaire en Lorraine, c’est un saint thérapeute au sens moderne puisqu’il est censé guérir "la gravelle, les hernies, les maux de ventre des enfants, les coliques… et autres maladies de la même espèce"… et même la cécité. Il peut en outre faire revenir les morts de l’au-delà.
L’Eglise honore plusieurs saints Florent (latin : qui fleurit, florissant, brillant).
- Un Florent, prêtre au cinquième siècle, patron de la ville de Roye en Picardie, honoré le 4 juillet. Ce saint aurait été le géant Sarrazin "Fierabras", fils de Balan, converti au Christianisme.
- Saint-Florent, évêque de Strasboug au septième siècle qui aurait guéri de sa cécité et de son mutisme une jeune princesse alsacienne et qui est honoré le 7 novembre.
- Le 3 janvier, saint-Florent, évêque de Vienne, en Dauphiné.
- Un autre encore qui serait d’origine irlandaise qui aurait habité l’île d’Yeu.
- Il existe un autre Florent, fêté le 22 septembre, patron de l’abbaye du Mont Glonne près de Saumur. Ce dernier Florent peut sans doute se confondre avec le précédent. Il semble avoir produit de nombreux miracles et avoir été un pourfendeur de dragons.
- Faut-il faire un lien avec cet ancien officier romain retiré à Cetium (Zeiselmaur en Autriche) ? Ce Florent fut arrêté à Lorch, en Carinthie autrichienne, où il était venu secourir des chrétiens emprisonnés. Arrêté et jugé sommairement, il fut noyé dans l'Enns. Il est le protecteur de l'Autriche où son culte est resté très vivant.
Faut-il donner crédit à la légende tenace qui associe Florent et Florian qui furent condamnés, sous le règne des empereurs Maximien et Dioclétien, à avoir les épaules comprimées avec des barres de fer puis à être noyés ? Un ange délivra Florent mais laissa Florian seul dans son martyr. Le corps de Florian jeté dans une rivière fut recueilli par une femme qui l'enterra.
De son côté, Florent fut reçu par saint-Martin de Tours qui l'ordonna prêtre.
Après la construction d'un oratoire dédié à saint-Pierre sur le Mont Glonne (actuel Saint-Florent-le-Vieil), il réalisa de nombreux miracles, dont l'expulsion d'un serpent fantastique de Saumur, la résurrection d'un enfant noyé et la guérison de la cécité de sa mère. Mort à 123 ans, saint-Florent fut enterré en présence d'une foule nombreuse… Il faut sans doute le rapprocher du cinquième cité ci-dessus?
Faut-il voir dans le martyr de saint-Florian, qui résista à l’épreuve des barres de fer, un lien avec le fier-à-bras dont la traduction latine donnerait "bras redoutable"? Ou bien faire un lien avec le géant celte "Urgan le velu", armé d’une énorme massue et ennemi de Tristan qui le défit sur un pont. Ou encore assimiler Florent-Fierabras à Lug et à son frère jeté en mer et qui disparaît définitivement?
Florent est doté de pouvoirs puissants, qu’il semble être, en raison de sa proximité avec l’eau et les ponts, tel un passeur et qu’il peut changer le cours des choses.
Nous ne pouvons pas ignorer le lien Florent, Florian, Florestan… Flore déesse mineure des fleurs, des jardins et du printemps, épouse de Zéphyr et inspiratrice, au moyen d’une simple fleur, de la grossesse de Junon qui donna naissance à Mars. Son culte introduit à Rome par les Sabins se célébrait lors des "Floralia" qui se déroulaient de nuit en avril et au cours desquelles régnait une grande licence.
Le culte de Mars quant à lui était essentiellement représenté par un collège de prêtres, choisis parmi les patriciens, appelés "Saliens" (les sauteurs ou danseurs). Tous les ans, à la fête du dieu, ces prêtres, vêtus d'une tunique de pourpre et portant sur la tête un bonnet pointu (apex) exécutaient, au cours d'une procession dans les rues de la ville, des danses sacrées, peut-être, à l'origine, en l'honneur de divinités rustiques.
Voilà qui n’est pas sans évoquer la tenue de notre Florent local qui, par ailleurs, porte en guise de crosse un bâton de berger recourbé… sans doute pour mieux attraper, en bon pasteur qu’il semble être, les brebis égarées? Voilà qui pourrait expliquer le mythe de la rotation du dévidoir de Florent qui ne serait, peut-être, qu'une invitation à le faire danser dans un sens ou dans l'autre?