par etienne lorant » mar. 02 juin 2009, 15:21
On pourrait aussi bien dire l'église "universelle", que l'église "catholique", puisque les deux mots désigne la même chose. L'amour de Dieu est universel. Dieu ne fait pas de distinction de personnes, Lui qui fait tomber la pluie et se lever le soleil sur les justes comme sur les méchants et qui nous dicte d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Et non seulement je dois aimer le "prochain" comme moi-même, mais dans l'Evangile, celui-ci m'est présenté désagréablement comme l'homme sanguinolent laissé pour mort sur mon chemin. Plus encore, ce blessé est un Samaritain, c'est-à-dire quelqu'un que les "bons Juifs" détestaient: le Samaritain d'aujourd'hui, c'est le "moins-que-rien", le vaurien de réputation. Et donc, si je viens en aide au vaurien bien connu, je perds ma propre réputation.
Il faut également aimer ses ennemis, puisqu'ils sont aussi des autres nous-mêmes, c'est à dire des autres moi-même. Lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, Jésus reprend Pierre, qui vient de trancher d'un coup d'épée l'oreille d'un des hommes d'armes: "Celui qui se sert de l'épée, périra par l'épée à son tour". De même, ce serait pour nous une grave erreur de prétendre combattre de façon active le mal qui est à l'extérieur de nous, et cela tout simplement parce que ce mal est aussi à l'intérieur de nous. Tout ce que nous pouvons faire, c'est fixer notre attention sur le Bien.
C'est alors, en tentant de pénétrer ce mystère, que nous cesserons de nourrir le mal de nos peurs, de nos révoltes, de nos ennuis, de nos dégoûts. Fondamentalement, le raisonnement qui consiste à dire: "Je sacrifie cent hommes pour en sauver mille" est exactement le même que celui de Caïphe lorsqu'il dit: "N'est-il pas préférable qu'un homme meure, plutôt qu'une nation périsse ?"
Devant un ennemi et son armée, rien ne justifie de sacrifier cent hommes dans le but d'en sauver mille autres - mais il existe une exception notable: SAUF si ces cent hommes, de leur propre volonté, se sacrifient eux-mêmes, puisqu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Pour le reste, on remarque dans la Bible combien la seule "stratégie" de l'Amour n'est que plus d'Amour encore.
N'est-il pas assez simple de concevoir que si nous chassons systématiquement nos mauvais penchants, nous creusons dans le monde des brèches dans lesquelles l'Amour va s'engouffrer ? N'est-il pas possible de concevoir le mal comme un de ces immenses barrages que de minuscules fissures peuvent faire s'écrouler ?
On pourrait aussi bien dire l'église "universelle", que l'église "catholique", puisque les deux mots désigne la même chose. L'amour de Dieu est universel. Dieu ne fait pas de distinction de personnes, Lui qui fait tomber la pluie et se lever le soleil sur les justes comme sur les méchants et qui nous dicte d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Et non seulement je dois aimer le "prochain" comme moi-même, mais dans l'Evangile, celui-ci m'est présenté désagréablement comme l'homme sanguinolent laissé pour mort sur mon chemin. Plus encore, ce blessé est un Samaritain, c'est-à-dire quelqu'un que les "bons Juifs" détestaient: le Samaritain d'aujourd'hui, c'est le "moins-que-rien", le vaurien de réputation. Et donc, si je viens en aide au vaurien bien connu, je perds ma propre réputation.
Il faut également aimer ses ennemis, puisqu'ils sont aussi des autres nous-mêmes, c'est à dire des autres moi-même. Lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, Jésus reprend Pierre, qui vient de trancher d'un coup d'épée l'oreille d'un des hommes d'armes: "Celui qui se sert de l'épée, périra par l'épée à son tour". De même, ce serait pour nous une grave erreur de prétendre combattre de façon active le mal qui est à l'extérieur de nous, et cela tout simplement parce que ce mal est aussi à l'intérieur de nous. Tout ce que nous pouvons faire, c'est fixer notre attention sur le Bien.
C'est alors, en tentant de pénétrer ce mystère, que nous cesserons de nourrir le mal de nos peurs, de nos révoltes, de nos ennuis, de nos dégoûts. Fondamentalement, le raisonnement qui consiste à dire: "Je sacrifie cent hommes pour en sauver mille" est exactement le même que celui de Caïphe lorsqu'il dit: "N'est-il pas préférable qu'un homme meure, plutôt qu'une nation périsse ?"
Devant un ennemi et son armée, rien ne justifie de sacrifier cent hommes dans le but d'en sauver mille autres - mais il existe une exception notable: SAUF si ces cent hommes, de leur propre volonté, se sacrifient eux-mêmes, puisqu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Pour le reste, on remarque dans la Bible combien la seule "stratégie" de l'Amour n'est que plus d'Amour encore.
N'est-il pas assez simple de concevoir que si nous chassons systématiquement nos mauvais penchants, nous creusons dans le monde des brèches dans lesquelles l'Amour va s'engouffrer ? N'est-il pas possible de concevoir le mal comme un de ces immenses barrages que de minuscules fissures peuvent faire s'écrouler ?