par coeurderoy » mer. 10 juin 2009, 17:21
Emanuel a écrit :Si l'on rapproche symbolique, ce qu'est l'héraldique, et art sacré on voit que le langage et les règles de l'héraldique s'appliquent à de nombreux domaines... ce n'est donc ni un jeu puéril ni occupation de matrones (Rabelais).
En témoignent au plan civil l'ordonnance de nombreux palais et jardins comme Versailles (élevés à la gloire du roi "soleil") et au plan religieux l'ordonnace et l'ornementation des grandes églises élevées à la gloire du "soleil Invaincu" (pour mémoire le grand H de la plupart des facades qui fait qu'on entre par la porte de la lumière visible (soleil couchant) pour aller vers la LUMIERE de la Révélation). Et dès l'entrée les "gardiens du seuil" veillent à ce qu'on emprunte le bon chemin... encore faut-il savoir lire leur message.
Ce message LUMINEUX, l'Eglise n'a eu de cesse de l'incarner, de le faire passer, de le répandre par le biais des symboles, pour justement atteindre ceux qui ne savaient pas lire. "Seigneur donnez-moi la Foi d'une vieille femme" disait Saint Thomas d'Aquin (!) : la Foi, pas les connaissances, l'intelligence ni l'érudition. Je sais que malgré mes voyages, lectures, hobbies je n'ai pas la Foi ni la Charité de ma grand-mère maternelle, pauvre femme simple exténuée par une vie d'épreuves mais entièrement donnée aux pauvres et à Dieu. Le souvenir qu'elle a laissé dans son quartier, celui d'une sainte, elle qui recevait son Dieu tous les matins, je doute de laisser le même auprès des miens, moi l'amateur de livres, d'art, de musique. Elle a vécu dans le dépouillement, les difficultés de la pauvreté, celles dues à un mari difficile et colérique. Oh non, elle ne connaissait pas la symbolique, l'héraldique, la gnose, la franc-maçonnerie, Renan ni Fulcanelli : elle vivait à Reims, avait le sourire et le regard des statues de la cathédrale et aimait "son" évêque, Mgr Marty "trop bien pour nous" dit-elle lorsqu'il quitta Reims pour l'archevêché de Paris. Je pense que la mère de Villon qui admirait "harpes et luths" au moûtier dont elle était paroisienne, elle qui "oncques lettres ne sut" devait lui ressembler, comme cette femme qu'admirait le Docteur Angélique !
Je tire l'échelle, cher Emanuel, ne perdez pas votre temps (il est court, la jeunesse est un défaut

dont on guérit trop vite hélas

).
Bonne route avec Celui qui Révèle ce qui était voilé, éclaire ceux qui gisaient dans les ténèbres, le guide qui nous trouve les divins raccourcis (un peu raides mais sûrs) pour prendre le Ciel par violence : celle de l'Amour

!
In Christo !
[quote="Emanuel"]Si l'on rapproche symbolique, ce qu'est l'héraldique, et art sacré on voit que le langage et les règles de l'héraldique s'appliquent à de nombreux domaines... ce n'est donc ni un jeu puéril ni occupation de matrones (Rabelais).
En témoignent au plan civil l'ordonnance de nombreux palais et jardins comme Versailles (élevés à la gloire du roi "soleil") et au plan religieux l'ordonnace et l'ornementation des grandes églises élevées à la gloire du "soleil Invaincu" (pour mémoire le grand H de la plupart des facades qui fait qu'on entre par la porte de la lumière visible (soleil couchant) pour aller vers la LUMIERE de la Révélation). Et dès l'entrée les "gardiens du seuil" veillent à ce qu'on emprunte le bon chemin... encore faut-il savoir lire leur message.
[/quote]
Ce message LUMINEUX, l'Eglise n'a eu de cesse de l'incarner, de le faire passer, de le répandre par le biais des symboles, pour justement atteindre ceux qui ne savaient pas lire. "Seigneur donnez-moi la Foi d'une vieille femme" disait Saint Thomas d'Aquin (!) : la Foi, pas les connaissances, l'intelligence ni l'érudition. Je sais que malgré mes voyages, lectures, hobbies je n'ai pas la Foi ni la Charité de ma grand-mère maternelle, pauvre femme simple exténuée par une vie d'épreuves mais entièrement donnée aux pauvres et à Dieu. Le souvenir qu'elle a laissé dans son quartier, celui d'une sainte, elle qui recevait son Dieu tous les matins, je doute de laisser le même auprès des miens, moi l'amateur de livres, d'art, de musique. Elle a vécu dans le dépouillement, les difficultés de la pauvreté, celles dues à un mari difficile et colérique. Oh non, elle ne connaissait pas la symbolique, l'héraldique, la gnose, la franc-maçonnerie, Renan ni Fulcanelli : elle vivait à Reims, avait le sourire et le regard des statues de la cathédrale et aimait "son" évêque, Mgr Marty "trop bien pour nous" dit-elle lorsqu'il quitta Reims pour l'archevêché de Paris. Je pense que la mère de Villon qui admirait "harpes et luths" au moûtier dont elle était paroisienne, elle qui "oncques lettres ne sut" devait lui ressembler, comme cette femme qu'admirait le Docteur Angélique !
Je tire l'échelle, cher Emanuel, ne perdez pas votre temps (il est court, la jeunesse est un défaut :/ dont on guérit trop vite hélas :cry: ).
Bonne route avec Celui qui Révèle ce qui était voilé, éclaire ceux qui gisaient dans les ténèbres, le guide qui nous trouve les divins raccourcis (un peu raides mais sûrs) pour prendre le Ciel par violence : celle de l'Amour :) !
In Christo !