par Sapin » jeu. 07 mai 2009, 18:11
Je vois que vos références sont tirées de la grammaire Feuillâtre, une grammaire scolaire, bonne pour les lycées, et encore.... Vos explications sont plutôt sommaires et d'ailleurs je trouve étonnant que vos références ne vont pas plus loin que la grammaire Feuillâtre, je m'attendais à des références digne des études universitaires. E. Ragon et Dain, Grammaire grecque, Paris, Gigord, A. Lukimovich - M. Rousset, Grammaire de grec ancien, Genève, George. 2002, H. et W. Smyth, Greek grammar, Cambridge (USA) Harvard, 1956. Syntaxe grecque de Marcel Bizos, Les grands classiques Vuibert, demeurent pour moi les références par excellence de base pour saisir toute la subtilité du temps-aspect qu'est l'aoriste.
Si vous vous bornez à dire que l'auteur a mis un aoriste et que nous devons simplement et futilement le traduire par un passé-simple sans nous poser d'autres questions sur la forme et le contenu de la phrase, je trouve tout simplement étonnante cette réponse.... Si vous traduisez toujours purement et simplement un aoriste avec un passé-simple français (alors que dans certain cas nous pouvons le traduire par un imparfait, un conditionnel, un passé-composé ou même un plus-que-parfait), Comment alors expliquez-vous la traduction par un passé-simple sur le verbe précédent: ἐγίνωσκεν, qui est à l'imparfait?? Il n'est pourtant pas à l'aoriste!
Fée Violine a écrit :et je ne vois décidément pas d'où vous concluez que cette action ne s'est pas répétée par la suite
Parce que
l'aoriste n'en est pas l'indicateur ou dans de rares textes comme chez Démosthène, mais c'est un aoriste
impérativement accompagné de ἄν.
Pour vous aider à comprendre l'aoriste et toutes ses subtilités, je vous invite à consulter ces ouvrages; des références que nous retrouvons fréquemment dans tous les départements et facultés d'Études Classiques, puisque dans ce cas précis qui nous concerne, la grammaire Feuillâtre nous est guère utile!!!!!! Tous ces ouvrages pour le grec classique vous expliqueront exactement et clairement tout ce que je viens d'expliquer plus haut en détails concernant ce cher aoriste de mon coeur!
Ainsi donc si je reprends encore une fois cette phrase:
Καὶ
οὐκ ἐγίνωσκεν αὐτὴν ἕως οὗ
ἔτεκεν υἱόν·
La clef de compréhension de cette phrase est la suivante selon la syntaxe grecque:
Les imparfaits et les aoristes se succèdent souvent dans des phrases grecques où l'auteur veut distinguer nettement les actions répétées et prolongées (οὐκ ἐγίνωσκεν: imparfait) des actions ponctuelles, terminées et non répétées (ἔτεκεν: aoriste).
Heureusement que ce débat grammatical ne concerne pas un texte de la septante!!!!
Bibliographie:
KÜHNER, Raphael et BLASS, Friedrich, Ausführliche Grammatik der griechischen Sprache. I. Teil : Elementar- und Formenlehre. 3e éd. Revue par F. Blass, en deux volumes. Hanovre, Hanovre, Hanhe Buchhanglung.
BLASS, Friedrich et DEBRUNNER, Albert, A Greek Grammar of the New Testament and Other Early Christian Literature. A translation and Revision of the ninth-tenth German edition incorpating supplementary notes of A. Debrunner by Robert W. FUNK. Chicago, University of Chicago Press.
GOODWIN, William Watson et GULICK, Charles Burton, Greek Grammar, 2e éd., revue par C.B. Gulick, boston, Ginn and Company.
JANNARIS, Antonius N., An Historiacal Greek Grammar chiefly of the Attic dialect. Londres, 1897.
GOOKWIN, William Watson, Syntax of the Moods and Tenses of the Greek Verb. Londres, Macmillan, /New-York, Macmillan/St.martin’s Press.
Alors bonne lecture!!!
Fée Violine a écrit : Donc si je crois à la virginité perpétuelle de Marie, ce n'est pas pour des raisons grammaticales !
Effectivement, car ce serait très décevant!!!!
In Xto
Je vois que vos références sont tirées de la grammaire Feuillâtre, une grammaire scolaire, bonne pour les lycées, et encore.... Vos explications sont plutôt sommaires et d'ailleurs je trouve étonnant que vos références ne vont pas plus loin que la grammaire Feuillâtre, je m'attendais à des références digne des études universitaires. E. Ragon et Dain, Grammaire grecque, Paris, Gigord, A. Lukimovich - M. Rousset, Grammaire de grec ancien, Genève, George. 2002, H. et W. Smyth, Greek grammar, Cambridge (USA) Harvard, 1956. Syntaxe grecque de Marcel Bizos, Les grands classiques Vuibert, demeurent pour moi les références par excellence de base pour saisir toute la subtilité du temps-aspect qu'est l'aoriste.
Si vous vous bornez à dire que l'auteur a mis un aoriste et que nous devons simplement et futilement le traduire par un passé-simple sans nous poser d'autres questions sur la forme et le contenu de la phrase, je trouve tout simplement étonnante cette réponse.... Si vous traduisez toujours purement et simplement un aoriste avec un passé-simple français (alors que dans certain cas nous pouvons le traduire par un imparfait, un conditionnel, un passé-composé ou même un plus-que-parfait), Comment alors expliquez-vous la traduction par un passé-simple sur le verbe précédent: ἐγίνωσκεν, qui est à l'imparfait?? Il n'est pourtant pas à l'aoriste!
[quote="Fée Violine"]et je ne vois décidément pas d'où vous concluez que cette action ne s'est pas répétée par la suite[/quote]
Parce que [size=150][b]l'aoriste n'en est pas l'indicateur [/b][/size]ou dans de rares textes comme chez Démosthène, mais c'est un aoriste [u]impérativement accompagné de ἄν[/u].
Pour vous aider à comprendre l'aoriste et toutes ses subtilités, je vous invite à consulter ces ouvrages; des références que nous retrouvons fréquemment dans tous les départements et facultés d'Études Classiques, puisque dans ce cas précis qui nous concerne, la grammaire Feuillâtre nous est guère utile!!!!!! Tous ces ouvrages pour le grec classique vous expliqueront exactement et clairement tout ce que je viens d'expliquer plus haut en détails concernant ce cher aoriste de mon coeur! :amoureux:
Ainsi donc si je reprends encore une fois cette phrase:
Καὶ [color=#800000][b]οὐκ ἐγίνωσκεν[/b][/color] αὐτὴν ἕως οὗ [color=#008000][b]ἔτεκεν[/b][/color] υἱόν·
La clef de compréhension de cette phrase est la suivante selon la syntaxe grecque:
Les imparfaits et les aoristes se succèdent souvent dans des phrases grecques où l'auteur veut distinguer nettement les actions répétées et prolongées (οὐκ ἐγίνωσκεν: imparfait) des actions ponctuelles, terminées et non répétées (ἔτεκεν: aoriste).
Heureusement que ce débat grammatical ne concerne pas un texte de la septante!!!! :roule:
[i]Bibliographie: [/i]
[i]KÜHNER, Raphael et BLASS, Friedrich, Ausführliche Grammatik der griechischen Sprache. I. Teil : Elementar- und Formenlehre. 3e éd. Revue par F. Blass, en deux volumes. Hanovre, Hanovre, Hanhe Buchhanglung.
BLASS, Friedrich et DEBRUNNER, Albert, A Greek Grammar of the New Testament and Other Early Christian Literature. A translation and Revision of the ninth-tenth German edition incorpating supplementary notes of A. Debrunner by Robert W. FUNK. Chicago, University of Chicago Press.
GOODWIN, William Watson et GULICK, Charles Burton, Greek Grammar, 2e éd., revue par C.B. Gulick, boston, Ginn and Company.
JANNARIS, Antonius N., An Historiacal Greek Grammar chiefly of the Attic dialect. Londres, 1897.
GOOKWIN, William Watson, Syntax of the Moods and Tenses of the Greek Verb. Londres, Macmillan, /New-York, Macmillan/St.martin’s Press.
[/i]
Alors bonne lecture!!!
[quote="Fée Violine"] Donc si je crois à la virginité perpétuelle de Marie, ce n'est pas pour des raisons grammaticales ![/quote]
Effectivement, car ce serait très décevant!!!! :sonne:
In Xto