par etienne lorant » jeu. 16 avr. 2009, 18:11
Juger, dans mon sens à moi, signifierait: réparer ce qui peut l'être quand un dégât s'est produit. C'est une non-réponse, mais voyez-vous, comment juger une femme qui se fait avorter, alors que je suis homme ? Une fois dans ma vie, bien avant ma conversion, j'ai consolé une jeune américaine de Caroline du Sud (Etat où l'avortement est interdit) que son copain étudiant avait poussé à aller avorter dans l'Etat voisin: la Géorgie. Il fallait étudier, déjà qu'il fallait travailler pour étudier, alors un bébé en plus... Finalement, ils ne se marièrent jamais. Lisa avait son jugement à elle, dirigée contre elle-même, qu'elle sortait de sa Bible (je n'ai jamais su d'où exactement), et elle se tapait la poitrine en disant: "J'ai pris une vie, Dieu me prendra la mienne, c'est juste !"
Mais elle ne connaissait vraiment que l'ancienne alliance, et moi, avec les restes de mon catéchisme, je lui avais parlé de la femme adultère, de tout le monde qui avait jugé et condamné, SAUF celui qui avait le droit de jeter la première pierre. Il lui avait seulement dit: "je ne te condamne pas, va et ne pèche plus". Autant on peut être contre l'avortement, autant le cas particulier doit inspirer la plus grande prudence: de la mesure dont vous aurez mesuré, vous serez mesurés à votre tour.
Juger, dans mon sens à moi, signifierait: réparer ce qui peut l'être quand un dégât s'est produit. C'est une non-réponse, mais voyez-vous, comment juger une femme qui se fait avorter, alors que je suis homme ? Une fois dans ma vie, bien avant ma conversion, j'ai consolé une jeune américaine de Caroline du Sud (Etat où l'avortement est interdit) que son copain étudiant avait poussé à aller avorter dans l'Etat voisin: la Géorgie. Il fallait étudier, déjà qu'il fallait travailler pour étudier, alors un bébé en plus... Finalement, ils ne se marièrent jamais. Lisa avait son jugement à elle, dirigée contre elle-même, qu'elle sortait de sa Bible (je n'ai jamais su d'où exactement), et elle se tapait la poitrine en disant: "J'ai pris une vie, Dieu me prendra la mienne, c'est juste !"
Mais elle ne connaissait vraiment que l'ancienne alliance, et moi, avec les restes de mon catéchisme, je lui avais parlé de la femme adultère, de tout le monde qui avait jugé et condamné, SAUF celui qui avait le droit de jeter la première pierre. Il lui avait seulement dit: "je ne te condamne pas, va et ne pèche plus". Autant on peut être contre l'avortement, autant le cas particulier doit inspirer la plus grande prudence: de la mesure dont vous aurez mesuré, vous serez mesurés à votre tour.