par zélie » lun. 13 avr. 2009, 13:20
non, vous n'êtes pas un monstre, absolument pas.
Vous êtes seulement une très jeune personne confrontée peut-être pour la première fois au deuil d'un membrede sa famille, et c'est pas forcément la chose la plus facile à envisager.
Il y a autant de façon à réagir au chagrin de la perte que de personnes.
Etre prêt à laisser partir quelqu'un ne signifie pas qu'on lui soit indifférent. Chacun se prépare et se protège à sa façon, selon son âge, son rapport à la mort, au départ, au manque, à la souffrance de la perte, selon où on en est de notre maturité face à ces questions. Vous n'avez pas à culpabiliser d'avoir vu venir des événements sans surprise, et d'autant si vous avez la conviction que votre grand-père ne peut être qu'en de bonnes mains au Ciel.
Il y a aussi, parfois, des sensations de vide ou d'indifférence qui sont en fait des écrans de protection (qui peuvent durer des années) face à une souffrance où au contraire on est pas préparé, et cette sensation d'écran durera jusqu'à ce que la personne en deuil, assez solidement construite, puisse accepter le sentiment de perte et fasse son deuil. Ce sont toujours des choses douloureuses.
Ce sentiment que vous décrivez, quel qu'en soit les raisons, est très courant.
J'ai perdu un proche (très proche) récemment, et une de ses enfants ne ressent rien, et culpabilise. Pas étonnant, c'est la plus jeune, la moins prête à l'accident qui a emporté son père. Je pense que dans son cas son deuil se fera plus tard, plus sereinement.
J'espère que pour vous aussi, la suite des événements vous permettra, même si le lien avec votre grand-père n'était pas très fusionnel, de lui dire "au-revoir, à très bientôt" à votre façon, de façon à ce que cela vous porte dans la vie.
En Christ,
Zélie
non, vous n'êtes pas un monstre, absolument pas.
Vous êtes seulement une très jeune personne confrontée peut-être pour la première fois au deuil d'un membrede sa famille, et c'est pas forcément la chose la plus facile à envisager.
Il y a autant de façon à réagir au chagrin de la perte que de personnes.
Etre prêt à laisser partir quelqu'un ne signifie pas qu'on lui soit indifférent. Chacun se prépare et se protège à sa façon, selon son âge, son rapport à la mort, au départ, au manque, à la souffrance de la perte, selon où on en est de notre maturité face à ces questions. Vous n'avez pas à culpabiliser d'avoir vu venir des événements sans surprise, et d'autant si vous avez la conviction que votre grand-père ne peut être qu'en de bonnes mains au Ciel.
Il y a aussi, parfois, des sensations de vide ou d'indifférence qui sont en fait des écrans de protection (qui peuvent durer des années) face à une souffrance où au contraire on est pas préparé, et cette sensation d'écran durera jusqu'à ce que la personne en deuil, assez solidement construite, puisse accepter le sentiment de perte et fasse son deuil. Ce sont toujours des choses douloureuses.
Ce sentiment que vous décrivez, quel qu'en soit les raisons, est très courant.
J'ai perdu un proche (très proche) récemment, et une de ses enfants ne ressent rien, et culpabilise. Pas étonnant, c'est la plus jeune, la moins prête à l'accident qui a emporté son père. Je pense que dans son cas son deuil se fera plus tard, plus sereinement.
J'espère que pour vous aussi, la suite des événements vous permettra, même si le lien avec votre grand-père n'était pas très fusionnel, de lui dire "au-revoir, à très bientôt" à votre façon, de façon à ce que cela vous porte dans la vie.
En Christ,
Zélie