par etienne lorant » lun. 06 avr. 2009, 15:50
Visions d'AC Emmerick (2)
Devant l'âme de Jésus parurent toutes les souffrances futures de ses Apôtres, de ses disciples et de ses amis; il vit l'Église primitive si peu nombreuse, puis à mesure qu'elle s'accroissait, les hérésies et les schismes y faisant irruption et répétant la première chute de l'homme par l'orgueil et la désobéissance. Il vit la tiédeur, la corruption et la malice d'un nombre infini de chrétiens, le mensonge et la fourberie de tous les docteurs orgueilleux, les tares de tous les prêtres vicieux, les suites funestes de tous ces actes, l'abomination de la désolation dans le royaume de Dieu, dans le sanctuaire de cette ingrate humanité qu'il voulait racheter de son sang au prix de souffrances indicibles.
Je vis passer devant l'âme du pauvre Jésus, dans une série de visions innombrables, les scandales de tous les siècles jusqu'à notre temps et même jusqu'à la fin du monde.
C'étaient tour à tour toutes les formes de l'erreur, de la fourberie, du fanatisme furieux, de l'opiniâtreté et de la malice; tous les apostats, les hérésiarques, les réformateurs à l'apparence sainte, les corrupteurs et les corrompus l'outrageaient et le tourmentaient, comme n'ayant pas été bien crucifié à leurs yeux, n'ayant pas souffert de la manière que leur présomption orgueilleuse l'entendait et l'imaginait, et tous déchiraient à l'envi la robe sans couture de son Église: chacun voulait l'avoir pour Rédempteur autrement qu'il ne s'était donné dans l'excès de son amour. Beaucoup le maltraitaient, l'insultaient, le reniaient; beaucoup haussaient les épaules et secouaient la tête sur lui, évitaient les bras qu'il leur tendait, et s'en allaient vers l’abîme où ils étaient engloutis.
Il en vit une infinité d'autres qui n'osaient pas le renier hautement, mais qui s'éloignaient avec dégoût des plaies de son Église, comme le lévite s'éloigna du pauvre assassiné par les voleurs. Ils s'éloignaient de son épouse blessée comme des enfants lâches et sans foi abandonnant leur mère au moment de la nuit, quand viennent les voleurs et les meurtriers auxquels leur négligence ou leur malice a ouvert la porte. Il les vit s'approprier le butin qu'ils transportaient au désert, les vases d'or et les colliers brisés.
Il vit tous ces hommes tantôt séparés de la vraie vigne et couchés parmi les raisins sauvages, tantôt comme des troupeaux égarés, livrés en proie aux loups, conduits par des mercenaires dans de mauvais pâturages, et refusant d'entrer dans le bercail du bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Ils erraient sans patrie dans le désert au milieu des sables agités par les vents, et Ils ne voulaient pas voir sa ville placée sur la montagne qui ne peut rester cachée, la maison de sa fiancée, son Église bâtie sur le roc près de laquelle Il a promis d'être jusqu'à la fin des siècles et contre laquelle les portes de l'enfer ne doivent pas prévaloir.
Ils refusaient d'entrer par la porte étroite pour n'avoir pas à se courber. Il les vit suivre ceux qui s'étaient dirigés ailleurs que vers la porte. Ils bâtissaient sur le sable des huttes qu'ils refaisaient et défaisaient sans cesse, mais où il n'y avait ni autel, ni sacrifice; ils avaient des girouettes sur leurs toits, et leurs doctrines changeaient avec le vent; aussi étaient-ils en contradiction les uns avec les autres. Ils ne pouvaient pas s'entendre et n'avaient jamais de position fixe : souvent ils détruisaient leurs cabanes et en lançaient les débris contre la pierre angulaire de l'Église qui restait Inébranlable.
Plusieurs d'entre eux, comme les ténèbres régnaient dans leurs demeures, ne venaient pas vers la lumière placée sur le chandelier dans la maison de l'épouse, mais erraient les yeux fermés autour des jardins de l'Église, et ne vivant plus que des parfums qui s'en exhalaient; ils tendaient les bras vers des idoles nébuleuses, et suivaient les astres errants qui les conduisaient à des puits sans eau : au bord du précipice, ils ne voulaient pas écouter la voix de l'épouse qui les appelait, et, dévorés par la faim, ils riaient avec une pitié arrogante des serviteurs et des messagers qui les invitaient au festin nuptial. Ils ne voulaient pas entrer dans le jardin, car ils craignaient les épines de la haie : ivres d'eux-mêmes, ils n'avaient ni froment pour leur faim, ni vin pour leur soif; et aveuglés par leur propre lumière, Ils nommaient invisible l'Église du Verbe fait chair.
Jésus les vit tous; il pleura sur eux; il voulut souffrir pour tous ceux qui ne le voient pas, qui ne veulent pas porter leur croix avec lui dans sa ville bâtie sur la montagne qui ne peut rester cachée, dans son Église fondée sur le roc, à laquelle il s'est donné dans le saint sacrement, et contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront pas.
Visions d'AC Emmerick (2)
Devant l'âme de Jésus parurent toutes les souffrances futures de ses Apôtres, de ses disciples et de ses amis; il vit l'Église primitive si peu nombreuse, puis à mesure qu'elle s'accroissait, les hérésies et les schismes y faisant irruption et répétant la première chute de l'homme par l'orgueil et la désobéissance. Il vit la tiédeur, la corruption et la malice d'un nombre infini de chrétiens, le mensonge et la fourberie de tous les docteurs orgueilleux, les tares de tous les prêtres vicieux, les suites funestes de tous ces actes, l'abomination de la désolation dans le royaume de Dieu, dans le sanctuaire de cette ingrate humanité qu'il voulait racheter de son sang au prix de souffrances indicibles.
Je vis passer devant l'âme du pauvre Jésus, dans une série de visions innombrables, les scandales de tous les siècles jusqu'à notre temps et même jusqu'à la fin du monde.
C'étaient tour à tour toutes les formes de l'erreur, de la fourberie, du fanatisme furieux, de l'opiniâtreté et de la malice; tous les apostats, les hérésiarques, les réformateurs à l'apparence sainte, les corrupteurs et les corrompus l'outrageaient et le tourmentaient, comme n'ayant pas été bien crucifié à leurs yeux, n'ayant pas souffert de la manière que leur présomption orgueilleuse l'entendait et l'imaginait, et tous déchiraient à l'envi la robe sans couture de son Église: chacun voulait l'avoir pour Rédempteur autrement qu'il ne s'était donné dans l'excès de son amour. Beaucoup le maltraitaient, l'insultaient, le reniaient; beaucoup haussaient les épaules et secouaient la tête sur lui, évitaient les bras qu'il leur tendait, et s'en allaient vers l’abîme où ils étaient engloutis.
Il en vit une infinité d'autres qui n'osaient pas le renier hautement, mais qui s'éloignaient avec dégoût des plaies de son Église, comme le lévite s'éloigna du pauvre assassiné par les voleurs. Ils s'éloignaient de son épouse blessée comme des enfants lâches et sans foi abandonnant leur mère au moment de la nuit, quand viennent les voleurs et les meurtriers auxquels leur négligence ou leur malice a ouvert la porte. Il les vit s'approprier le butin qu'ils transportaient au désert, les vases d'or et les colliers brisés.
Il vit tous ces hommes tantôt séparés de la vraie vigne et couchés parmi les raisins sauvages, tantôt comme des troupeaux égarés, livrés en proie aux loups, conduits par des mercenaires dans de mauvais pâturages, et refusant d'entrer dans le bercail du bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Ils erraient sans patrie dans le désert au milieu des sables agités par les vents, et Ils ne voulaient pas voir sa ville placée sur la montagne qui ne peut rester cachée, la maison de sa fiancée, son Église bâtie sur le roc près de laquelle Il a promis d'être jusqu'à la fin des siècles et contre laquelle les portes de l'enfer ne doivent pas prévaloir.
Ils refusaient d'entrer par la porte étroite pour n'avoir pas à se courber. Il les vit suivre ceux qui s'étaient dirigés ailleurs que vers la porte. Ils bâtissaient sur le sable des huttes qu'ils refaisaient et défaisaient sans cesse, mais où il n'y avait ni autel, ni sacrifice; ils avaient des girouettes sur leurs toits, et leurs doctrines changeaient avec le vent; aussi étaient-ils en contradiction les uns avec les autres. Ils ne pouvaient pas s'entendre et n'avaient jamais de position fixe : souvent ils détruisaient leurs cabanes et en lançaient les débris contre la pierre angulaire de l'Église qui restait Inébranlable.
Plusieurs d'entre eux, comme les ténèbres régnaient dans leurs demeures, ne venaient pas vers la lumière placée sur le chandelier dans la maison de l'épouse, mais erraient les yeux fermés autour des jardins de l'Église, et ne vivant plus que des parfums qui s'en exhalaient; ils tendaient les bras vers des idoles nébuleuses, et suivaient les astres errants qui les conduisaient à des puits sans eau : au bord du précipice, ils ne voulaient pas écouter la voix de l'épouse qui les appelait, et, dévorés par la faim, ils riaient avec une pitié arrogante des serviteurs et des messagers qui les invitaient au festin nuptial. Ils ne voulaient pas entrer dans le jardin, car ils craignaient les épines de la haie : ivres d'eux-mêmes, ils n'avaient ni froment pour leur faim, ni vin pour leur soif; et aveuglés par leur propre lumière, Ils nommaient invisible l'Église du Verbe fait chair.
Jésus les vit tous; il pleura sur eux; il voulut souffrir pour tous ceux qui ne le voient pas, qui ne veulent pas porter leur croix avec lui dans sa ville bâtie sur la montagne qui ne peut rester cachée, dans son Église fondée sur le roc, à laquelle il s'est donné dans le saint sacrement, et contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront pas.