par etienne lorant » mer. 18 mars 2009, 15:56
La Bible fourmille de récits étonnants, d’histoires un peu étranges mais qui permettent au lecteur, quel qu’il soit, de trouver des réponses aux questions qu’il se pose.
Je songe à ce passage où le prophète Nathan vient trouver le grand roi David et lui demander son avis sur une affaire : que pense le Roi de cet un homme riche et puissant qui, pour recevoir ses amis, a volé à un pauvre la seule brebis qu’il possédait et qu’il chérissait ? Et David, aussi, de s’exclamer avec virulence contre cet homme qui devrait être durement châtié. Alors, le prophète de répondre, à son immense étonnement : « Cet homme, c’est toi ! … Tu as volé la femme de ton serviteur Uriel, et non seulement tu as transgressé le commandement, mais tu lui as fait un enfant, et tu as exposé Uriel pour le faire mourir » En entendant cela, David réalise soudain combien il est misérable et pécheur. Il tombe de son trône et se repent dans les larmes : c’est le Miserere (Psaume 50). Nous le connaissons tous, pour l’avoir tous chanté : « Pitié pour moi, Seigneur en ta bonté, en ta tendresse efface mon péché ! Lave-moi de toute malice et de ma faute, Seigneur, purifie-moi ! » …
Voilà pour les textes. En m’efforçant de méditer, une chose m’a frappé : comment se peut-il que David ait eu besoin d’un prophète pour lui « révéler » que non seulement il était adultère, mais aussi un assassin, et qu'il avait prémédité son acte ! Lui, David, que le roi Samüel avait poursuivi dans sa jeunesse, par pure jalousie, mais qui n’avait pas voulu toucher un cheveu de son roi, car « le roi est béni de Dieu » ! Ce qu’un homme peut changer !
De la chute de David, je tire quelques enseignements, notamment sur l’ivresse malsaine que donne l’exercice du pouvoir (très actuel, çà : nos politiciens ont vraiment besoin que l’on prie pour eux !) et sur la folie destructrice de certaines passions. Mais, plus profondément encore, ce qui ressort en dernière analyse, c’est ceci : notre condition de pécheur, nous avons besoin qu’elle nous soit révélée. Nous sommes tellement indulgents envers nous-mêmes ! Ou tellement aveugles, si vite oublieux des services qu’on nous a rendus et prompts à nous fâcher lorsque notre Ego est égratigné !
Ainsi, c’est déjà une grâce de pouvoir se reconnaître tel qu’on est, et une grâce encore d’échapper à la contemplation de notre misère. Au jardin des Oliviers, Jésus donne encore une clé de salut : « Ne dormez pas, afin de ne pas entrer en tentation, car l’esprit est prompt, mais la chair est faible ! »
La Bible fourmille de récits étonnants, d’histoires un peu étranges mais qui permettent au lecteur, quel qu’il soit, de trouver des réponses aux questions qu’il se pose.
Je songe à ce passage où le prophète Nathan vient trouver le grand roi David et lui demander son avis sur une affaire : que pense le Roi de cet un homme riche et puissant qui, pour recevoir ses amis, a volé à un pauvre la seule brebis qu’il possédait et qu’il chérissait ? Et David, aussi, de s’exclamer avec virulence contre cet homme qui devrait être durement châtié. Alors, le prophète de répondre, à son immense étonnement : « Cet homme, c’est toi ! … Tu as volé la femme de ton serviteur Uriel, et non seulement tu as transgressé le commandement, mais tu lui as fait un enfant, et tu as exposé Uriel pour le faire mourir » En entendant cela, David réalise soudain combien il est misérable et pécheur. Il tombe de son trône et se repent dans les larmes : c’est le Miserere (Psaume 50). Nous le connaissons tous, pour l’avoir tous chanté : « Pitié pour moi, Seigneur en ta bonté, en ta tendresse efface mon péché ! Lave-moi de toute malice et de ma faute, Seigneur, purifie-moi ! » …
Voilà pour les textes. En m’efforçant de méditer, une chose m’a frappé : comment se peut-il que David ait eu besoin d’un prophète pour lui « révéler » que non seulement il était adultère, mais aussi un assassin, et qu'il avait prémédité son acte ! Lui, David, que le roi Samüel avait poursuivi dans sa jeunesse, par pure jalousie, mais qui n’avait pas voulu toucher un cheveu de son roi, car « le roi est béni de Dieu » ! Ce qu’un homme peut changer !
De la chute de David, je tire quelques enseignements, notamment sur l’ivresse malsaine que donne l’exercice du pouvoir (très actuel, çà : nos politiciens ont vraiment besoin que l’on prie pour eux !) et sur la folie destructrice de certaines passions. Mais, plus profondément encore, ce qui ressort en dernière analyse, c’est ceci : notre condition de pécheur, nous avons besoin qu’elle nous soit révélée. Nous sommes tellement indulgents envers nous-mêmes ! Ou tellement aveugles, si vite oublieux des services qu’on nous a rendus et prompts à nous fâcher lorsque notre Ego est égratigné !
Ainsi, c’est déjà une grâce de pouvoir se reconnaître tel qu’on est, et une grâce encore d’échapper à la contemplation de notre misère. Au jardin des Oliviers, Jésus donne encore une clé de salut : « Ne dormez pas, afin de ne pas entrer en tentation, car l’esprit est prompt, mais la chair est faible ! »