par etienne lorant » mer. 04 mars 2009, 19:24
Cet après-midi, je me suis souvenu de ce mot de Bernanos: "Vous pensez que vous avez perdu la foi, mais elle a tout simplement cessé d'informer votre vie". Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais traversé, même dans la maladie, ou dans l'épreuve de la part des hommes, de période où je me suis dit: "J'ai perdu la foi". Quand bien même cela m'arriverait, je connais le remède: demander à Dieu de me la rendre, ma petite foi de pauvre dont j'ai bien besoin! Ensuite, je me suis souvenu du saint curé d'Ars qui avait de belles envolées, dont celle-ci: "Quand bien même quelqu'un me persuaderait d'une façon évidente à mes yeux que Dieu n'existe pas, je ne m'arrêterais jamais de prier".
Certaines épreuves qui nous arrivent, nous les estimons parfois à la limite du supportable, ou même carrément "inadmissibles". En 1995, du fait d'un régime que j'avais suivi "à la dure", je m'étais levé un matin avec de la tachycardie (pouls à 140 p/m). "Et voilà, me suis-je dit, je n'ai plus qu'à prendre un rendez-vous chez un cardiologue". Aussitôt dit aussitôt fait, mais, à l'effort, le coeur est solide et je reçois comme conseil d'éviter le café pendant quelque temps... En réalité, c'était une dépression. Jusqu'alors, je n'avais eu idée que l'on puisse être dépressif, mais cette dépression a duré trois mois durant lesquels je n'ai pu que m'étendre raide sur mon lit chaque après-midi... et je disais: "Dieu m'a abandonné" (ce qui est tout à fait différent de : "J'ai perdu la foi"). Je me souviens j'ai prié suivant les recommandation de Padre Pio et jusqu'à frapper du poing sur un mur, car le Seigneur a dit : frappez et l'on vous ouvrira.
Tous les dix jours, un médecin ou un psy me proposait "une nouvelle molécule" (d'antidépresseur), cela ressemblait à une loterie. Finalement, un après-midi, je me suis relevé et je me suis dit et m'adressant à Dieu d'un ton un peu amer: tant pis, si je dois défaillir au travail, ce sera mieux que demeurer ainsi. Mais dès mon retour, tout s'est bien passé. Pour dire merci, le lendemain, j'étais pour la toute première fois au couvent des Soeurs Clarisses. Je m'y suis rendu chaque matin depuis lors et jusqu'à sa fermeture, en octobre de l'année dernière.
A présent, je traverse une autre épreuve - celle de la cinquantaine, dirions-nous. Je prie, je cherche un rythme de vie plus adapté. Mais je butte sur les questions de crise, d'âge de la pension ou de la pré-pension, de l'utilité des biens, etc. Pour l'instant, c'est la soupe dans ma tête. Néanmoins, j'ai eu cette chance : de retrouver la femme qui m'avait reconduit à l'Eglise après ma conversion. Je ne l'avais revue que deux ou trois fois sur vingt ans, mais désormais nous échangeons sur l'essentiel.
Conclusion (provisoire): tout concourt au bien pour celui croit.
Cet après-midi, je me suis souvenu de ce mot de Bernanos: "Vous pensez que vous avez perdu la foi, mais elle a tout simplement cessé d'informer votre vie". Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais traversé, même dans la maladie, ou dans l'épreuve de la part des hommes, de période où je me suis dit: "J'ai perdu la foi". Quand bien même cela m'arriverait, je connais le remède: demander à Dieu de me la rendre, ma petite foi de pauvre dont j'ai bien besoin! Ensuite, je me suis souvenu du saint curé d'Ars qui avait de belles envolées, dont celle-ci: "Quand bien même quelqu'un me persuaderait d'une façon évidente à mes yeux que Dieu n'existe pas, je ne m'arrêterais jamais de prier".
Certaines épreuves qui nous arrivent, nous les estimons parfois à la limite du supportable, ou même carrément "inadmissibles". En 1995, du fait d'un régime que j'avais suivi "à la dure", je m'étais levé un matin avec de la tachycardie (pouls à 140 p/m). "Et voilà, me suis-je dit, je n'ai plus qu'à prendre un rendez-vous chez un cardiologue". Aussitôt dit aussitôt fait, mais, à l'effort, le coeur est solide et je reçois comme conseil d'éviter le café pendant quelque temps... En réalité, c'était une dépression. Jusqu'alors, je n'avais eu idée que l'on puisse être dépressif, mais cette dépression a duré trois mois durant lesquels je n'ai pu que m'étendre raide sur mon lit chaque après-midi... et je disais: "Dieu m'a abandonné" (ce qui est tout à fait différent de : "J'ai perdu la foi"). Je me souviens j'ai prié suivant les recommandation de Padre Pio et jusqu'à frapper du poing sur un mur, car le Seigneur a dit : frappez et l'on vous ouvrira.
Tous les dix jours, un médecin ou un psy me proposait "une nouvelle molécule" (d'antidépresseur), cela ressemblait à une loterie. Finalement, un après-midi, je me suis relevé et je me suis dit et m'adressant à Dieu d'un ton un peu amer: tant pis, si je dois défaillir au travail, ce sera mieux que demeurer ainsi. Mais dès mon retour, tout s'est bien passé. Pour dire merci, le lendemain, j'étais pour la toute première fois au couvent des Soeurs Clarisses. Je m'y suis rendu chaque matin depuis lors et jusqu'à sa fermeture, en octobre de l'année dernière.
A présent, je traverse une autre épreuve - celle de la cinquantaine, dirions-nous. Je prie, je cherche un rythme de vie plus adapté. Mais je butte sur les questions de crise, d'âge de la pension ou de la pré-pension, de l'utilité des biens, etc. Pour l'instant, c'est la soupe dans ma tête. Néanmoins, j'ai eu cette chance : de retrouver la femme qui m'avait reconduit à l'Eglise après ma conversion. Je ne l'avais revue que deux ou trois fois sur vingt ans, mais désormais nous échangeons sur l'essentiel.
Conclusion (provisoire): tout concourt au bien pour celui croit.