par etienne lorant » lun. 02 mars 2009, 17:42
Donc, au Jugement dernier, iront du côté des Justes, pour qui le Royaume a été préparé dès la fondation du monde, des personnes qui n'ont pas connu le Christ. Et je me prends à songer à Marc-Aurèle, l'empereur stoïcien dont les "Pensées pour moi-même" étaient remplies d'idées dangereuses pour Rome - d'autant pour l'empereur de Rome ! J'en ai retrouvées quelques-unes que je cite ici, et qui montre une belle âme en recherche de vérité:
«Les hommes sont faits les uns pour les autres ; instruis-les donc ou supporte-les.»
«La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie.»
«Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.»
«Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent.»
Cette dernière est extraordinaire car elle rejoint le Christ lorsqu'Il déclare: "Aimez-vos ennemis, bénissez ceux qui vous maltraitent et vous persécutent. Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait, Lui qui fait se lever le soleil et tomber la pluie sur les justes comme sur les méchants";
Je songe aussi à Sophocle dont l'Antigone préfèrera donner sa vie plutôt que de ne pas honorer le corps de son frère, mis à mort lors d'une rébellion. Elle alla de nuit recouvrir son corps de terre afin que son âme ait accès au Hadès, le séjour des morts, dans les croyances grecques (plutôt que de devenir errante, une sorte de fantôme). Au moment d'être à son tour éxécutée, Antigone répliqua au tyran d'Athènes, son propre père: "Ce n'est pas pour haïr que je suis née, c'est pour aimer !". Comme si c'était hier, je me souviens de l'effet que produisit ce mot d'Antigone, en plein cours de Grec: j'eus l'émotion d'une beauté rare, inconnue, qui venait de m'atteindre au plus profond du coeur - et qui, pour m'atteindre, avait traversé tous les siècles.
Je songe encore que beaucoup d'âmes non évangélisées, mais simples et bien disposées ont pourtant rencontré l'amour de Dieu sans avoir la possibilité de lui donner un nom. Après tout, les Grecs avaient bien édifié une statue au "dieu inconnu" ! Tout homme peut se surprendre à aimer d'aimer, gratuitement et librement, parce qu'au fond de lui-même, sans le comprendre, il a creusé la terre et fait jaillir une source de joie, de bien, de délivrance, de beauté...
Comme dit saint Jean dans son Prologue:
04 En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes.
Donc, au Jugement dernier, iront du côté des Justes, pour qui le Royaume a été préparé dès la fondation du monde, des personnes qui n'ont pas connu le Christ. Et je me prends à songer à Marc-Aurèle, l'empereur stoïcien dont les "Pensées pour moi-même" étaient remplies d'idées dangereuses pour Rome - d'autant pour l'empereur de Rome ! J'en ai retrouvées quelques-unes que je cite ici, et qui montre une belle âme en recherche de vérité:
«Les hommes sont faits les uns pour les autres ; instruis-les donc ou supporte-les.»
«La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie.»
«Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.»
«Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent.»
Cette dernière est extraordinaire car elle rejoint le Christ lorsqu'Il déclare: "Aimez-vos ennemis, bénissez ceux qui vous maltraitent et vous persécutent. Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait, Lui qui fait se lever le soleil et tomber la pluie sur les justes comme sur les méchants";
Je songe aussi à Sophocle dont l'Antigone préfèrera donner sa vie plutôt que de ne pas honorer le corps de son frère, mis à mort lors d'une rébellion. Elle alla de nuit recouvrir son corps de terre afin que son âme ait accès au Hadès, le séjour des morts, dans les croyances grecques (plutôt que de devenir errante, une sorte de fantôme). Au moment d'être à son tour éxécutée, Antigone répliqua au tyran d'Athènes, son propre père: "[u]Ce n'est pas pour haïr que je suis née, c'est pour aimer ![/u]". Comme si c'était hier, je me souviens de l'effet que produisit ce mot d'Antigone, en plein cours de Grec: j'eus l'émotion d'une beauté rare, inconnue, qui venait de m'atteindre au plus profond du coeur - et qui, pour m'atteindre, avait traversé tous les siècles.
Je songe encore que beaucoup d'âmes non évangélisées, mais simples et bien disposées ont pourtant rencontré l'amour de Dieu sans avoir la possibilité de lui donner un nom. Après tout, les Grecs avaient bien édifié une statue au "dieu inconnu" ! Tout homme peut se surprendre à aimer d'aimer, gratuitement et librement, parce qu'au fond de lui-même, sans le comprendre, il a creusé la terre et fait jaillir une source de joie, de bien, de délivrance, de beauté...
Comme dit saint Jean dans son Prologue:
04 En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes.