par zélie » mer. 10 févr. 2010, 19:43
Petit Matthieu a écrit :Raistlin a écrit :
Pas du tout, la science répond très bien à cette question : dès la conception, l'embryon possède l'intégralité de son identité génétique humaine. L'embryon humain n'est pas un "truc" indifférencié : c'est un embryon humain qui n'est pas semblable à un embryon de cheval ou d'otarie.
En outre, j'ajoute que si l'on accepte l'idée qu'on ne pourra jamais vraiment savoir, ne vaut-il pas mieux s'en remettre au fameux principe de précaution ? Dans le doute, ne vaut-il pas mieux s'abstenir ?
Surtout quand il s'agit de la vie d'autrui...
Je vous suis à 100 %, voilà les arguments les plus percutants, à l'oreille de non-croyants notamment.
Oui, c’est vrai, l’argument tient bien la route, surtout face à des féministes très manipulatrices comme l’illustre la vidéo et qui se cachent dare-dare derrière des arguments « viables/non viables » et « c’est inscrit dans la loi donc il faut le faire », refusant toute réflexion sur la loi justement (qui comme tout le monde sait est faite pour évoluer dans certains cas) et sur la bio-éthique.
Aussi, je trouve que les deux réflexions de Ti’Hamo bienvenues (sur le comportement typiquement animal et sur la notion de vie et la notion de parasite), et je trouve qu’il y a à gratter là : c’est vrai que de nos jours, surtout quand on est une femme confrontée à des femmes qui avortent, on ressent cette vision de « parasite » ; on entend des discours du type « c’est mon corps, le mien à moi et à moi toute seule, j’en fais ce que je veux, et personne n’a à venir l’envahir ou m’en disputer un espace (psychologique surtout), même un bébé, surtout un autre être humain » ; à la vision très égocentrée de son propre corps et à une bonne dose de mauvaise foi, la jeune femme semble aussi rajouter une angoisse devant le fait de « porter un autre » en plus d’elle-même… Ce qui signerait en fait un état de grande détresse, et cette détresse devant le fait de donner la vie élargit le débat à tous les changements de valeurs auxquels nous avons assisté en un siècle ; notion de famille drastiquement changée, notion d’individualité, notion de morale, etc… Le mariage « indissoluble » était une grande protection pour la femme, lui donnait un espace sécurisé lui permettant d’élever ses enfants. Aujourd’hui quand on assiste à un mariage on entend le maire plaisanter que c’est tout au plus pour 20 ans, et nombre de naissances ont lieu dans un couple non marié ; la femme est donc tenue de ne jamais lâcher sa carrière, car rien ne lui garantit son pain et celui de ses enfants à terme.
Certes je fais un peu du hors sujet on est dans le statut du fœtus, mais ce statut est lié à l’insécurité de la femme ; il n’est que le reflet des autres valeurs sociétales actuelles ; l’individualisme forcené, le culte du jeune et beau, le fait de se sentir non concerné par son propre lendemain, les solutions de facilité, … bref, à lutter et à s’interroger, on sait qu’on ne changera pas les mentalités sur l’avortement si on ne les change pas sur tout le reste.
[quote="Petit Matthieu"][quote="Raistlin"]
Pas du tout, la science répond très bien à cette question : dès la conception, l'embryon possède l'intégralité de son identité génétique humaine. L'embryon humain n'est pas un "truc" indifférencié : c'est un embryon [u]humain[/u] qui n'est pas semblable à un embryon de cheval ou d'otarie.
En outre, j'ajoute que si l'on accepte l'idée qu'on ne pourra jamais vraiment savoir, ne vaut-il pas mieux s'en remettre au fameux principe de précaution ? Dans le doute, ne vaut-il pas mieux s'abstenir ?
Surtout quand il s'agit de la vie d'autrui...[/quote]
Je vous suis à 100 %, voilà les arguments les plus percutants, à l'oreille de non-croyants notamment.[/quote]
Oui, c’est vrai, l’argument tient bien la route, surtout face à des féministes très manipulatrices comme l’illustre la vidéo et qui se cachent dare-dare derrière des arguments « viables/non viables » et « c’est inscrit dans la loi donc il faut le faire », refusant toute réflexion sur la loi justement (qui comme tout le monde sait est faite pour évoluer dans certains cas) et sur la bio-éthique.
Aussi, je trouve que les deux réflexions de Ti’Hamo bienvenues (sur le comportement typiquement animal et sur la notion de vie et la notion de parasite), et je trouve qu’il y a à gratter là : c’est vrai que de nos jours, surtout quand on est une femme confrontée à des femmes qui avortent, on ressent cette vision de « parasite » ; on entend des discours du type « c’est mon corps, le mien à moi et à moi toute seule, j’en fais ce que je veux, et personne n’a à venir l’envahir ou m’en disputer un espace (psychologique surtout), même un bébé, surtout un autre être humain » ; à la vision très égocentrée de son propre corps et à une bonne dose de mauvaise foi, la jeune femme semble aussi rajouter une angoisse devant le fait de « porter un autre » en plus d’elle-même… Ce qui signerait en fait un état de grande détresse, et cette détresse devant le fait de donner la vie élargit le débat à tous les changements de valeurs auxquels nous avons assisté en un siècle ; notion de famille drastiquement changée, notion d’individualité, notion de morale, etc… Le mariage « indissoluble » était une grande protection pour la femme, lui donnait un espace sécurisé lui permettant d’élever ses enfants. Aujourd’hui quand on assiste à un mariage on entend le maire plaisanter que c’est tout au plus pour 20 ans, et nombre de naissances ont lieu dans un couple non marié ; la femme est donc tenue de ne jamais lâcher sa carrière, car rien ne lui garantit son pain et celui de ses enfants à terme.
Certes je fais un peu du hors sujet on est dans le statut du fœtus, mais ce statut est lié à l’insécurité de la femme ; il n’est que le reflet des autres valeurs sociétales actuelles ; l’individualisme forcené, le culte du jeune et beau, le fait de se sentir non concerné par son propre lendemain, les solutions de facilité, … bref, à lutter et à s’interroger, on sait qu’on ne changera pas les mentalités sur l’avortement si on ne les change pas sur tout le reste.