par zélie » mar. 10 févr. 2009, 16:34
Zvjezdana62 a écrit : Alors même si je sais que le choix du mal mineur par rapport au mal majeur est une chose dangereuse et fort déconseillée par l’Eglise on se demande si c’est toujours mieux que de les laisser faire comment ils veulent et après on a les conséquences type avortements, maladies contagieuses et létales, surpopulation qui aboutisse souvent à d’autres problèmes: famine, guerres, etc.?
Oui, je vois ce que vous voulez dire. A ne pas se mettre à leur niveau on les coupe encore plus de leur santé? Et pour appuyer cette position, on peut dire que dans l'évangile il est clair que la miséricorde souhaitée par Jésus s'exerce d'abord en nourrissant et soignant, et ensuite, une fois la personne rassurée par ces expédients, elle devient plus perméable au message divin. Je pense que c'est faire des amalgames dangereux.
Ce que vous soulevez ici Zvjezdana62 est beaucoup plus complexe qu'une simple mise à niveau d'un besoin corporel vital; ces populations pauvres ont souvent été colonisées, ou du moins imprégnées par des civilisations qui les ont coupées de leurs traditions, manipulées, méprisées de bien des manières, même les plus insidieuses. Les gens qui les ont amenés par leur attitude négligente à l'extrémité du Sida et autres maladies se fichaient bien des conséquences de leurs actes, ils ne les ont posés qu'au nom de cupidités, commerciale ou d'orgueil (relativiste, libertaire, athée, on trouve toutes sortes d'idéologies). Pour vraiment venir en aide aux sinistrés pauvres du Sida, c'est en profondeur que leur problème doit être revu: il y a toute une rééducation à faire vis-à-vis de la sexualité, de la vie de couple, de la famille, de la place de la famille dans la société, de l'apport de leurs propres traditions, de leurs racines, de l'apport d'une religion, de tout un système de codes qui pourraient cadrer leur vie et les orienter vers la survie, même sans parler d'évangélisation catholique.
Ce que beaucoup de gens n'arrivent pas à comprendre, c'est que tant que l'aide contre les MST se limitera au préservatif, rien ne se règlera. Les préservatifs n'incitent pas à la réflexion mais au passage à l'acte hors de toute règle et de toute prudence. Hors le préservatif ne protège pas de tout (virus assez "petits" pour passer la barrière mécanique ), se déchire facilement, et n'éduque pas! Ils ne s'inscrivent pas à eux seuls dans un réel programme de sortie de crise, avec respect des populations dans leur sens du sacré, des coutumes et des points de vue (Sans parler des costumes de préservatif périmés dénoncés par Charles!!!).
C'est à mon sens comme cela que doit être compris l'évangile de la charité envers les besoins pressants. Une véritable prise en compte des besoins de santé des populations doit d'abord passer par la prise en compte de leur véritable point de vue sur la question sexuelle (leur point de vue traditionnel par exemple), et ensuite par une recherche de solutions s'inscrivant dans le temps et l'éducation.
[quote="Zvjezdana62"] Alors même si je sais que le choix du mal mineur par rapport au mal majeur est une chose dangereuse et fort déconseillée par l’Eglise on se demande si c’est toujours mieux que de les laisser faire comment ils veulent et après on a les conséquences type avortements, maladies contagieuses et létales, surpopulation qui aboutisse souvent à d’autres problèmes: famine, guerres, etc.?[/quote]
Oui, je vois ce que vous voulez dire. A ne pas se mettre à leur niveau on les coupe encore plus de leur santé? Et pour appuyer cette position, on peut dire que dans l'évangile il est clair que la miséricorde souhaitée par Jésus s'exerce d'abord en nourrissant et soignant, et ensuite, une fois la personne rassurée par ces expédients, elle devient plus perméable au message divin. Je pense que c'est faire des amalgames dangereux.
Ce que vous soulevez ici Zvjezdana62 est beaucoup plus complexe qu'une simple mise à niveau d'un besoin corporel vital; ces populations pauvres ont souvent été colonisées, ou du moins imprégnées par des civilisations qui les ont coupées de leurs traditions, manipulées, méprisées de bien des manières, même les plus insidieuses. Les gens qui les ont amenés par leur attitude négligente à l'extrémité du Sida et autres maladies se fichaient bien des conséquences de leurs actes, ils ne les ont posés qu'au nom de cupidités, commerciale ou d'orgueil (relativiste, libertaire, athée, on trouve toutes sortes d'idéologies). Pour vraiment venir en aide aux sinistrés pauvres du Sida, c'est en profondeur que leur problème doit être revu: il y a toute une rééducation à faire vis-à-vis de la sexualité, de la vie de couple, de la famille, de la place de la famille dans la société, de l'apport de leurs propres traditions, de leurs racines, de l'apport d'une religion, de tout un système de codes qui pourraient cadrer leur vie et les orienter vers la survie, même sans parler d'évangélisation catholique.
Ce que beaucoup de gens n'arrivent pas à comprendre, c'est que tant que l'aide contre les MST se limitera au préservatif, rien ne se règlera. Les préservatifs n'incitent pas à la réflexion mais au passage à l'acte hors de toute règle et de toute prudence. Hors le préservatif ne protège pas de tout (virus assez "petits" pour passer la barrière mécanique ), se déchire facilement, et n'éduque pas! Ils ne s'inscrivent pas à eux seuls dans un réel programme de sortie de crise, avec respect des populations dans leur sens du sacré, des coutumes et des points de vue (Sans parler des costumes de préservatif périmés dénoncés par Charles!!!).
C'est à mon sens comme cela que doit être compris l'évangile de la charité envers les besoins pressants. Une véritable prise en compte des besoins de santé des populations doit d'abord passer par la prise en compte de leur véritable point de vue sur la question sexuelle (leur point de vue traditionnel par exemple), et ensuite par une recherche de solutions s'inscrivant dans le temps et l'éducation.