par coeurderoy » jeu. 05 févr. 2009, 10:54
Oui, à Créteil (je suis simplement passé...devant) cela ressemble à un complexe administratif, la visibilité chrétienne, sinon catholique n'est pas évidente : pas envie d'y pénétrer en tout cas ( j'étais en bus et n'ai pu le faire)
L'Eglise, en revanche a admis toutes sortes de plans (notamment à l'époque baroque) pour ses édifices de culte, ce qui nous a valu de beaux chefs-d'oeuvre tout-de même.
Pour le plan circulaire (cercle, forme parfaite, image de Dieu) :
San Stefano Rotondo (ca 468-483) : plan en croix grecque avec double déambulatoire annulaire. Rome.
Santa Constanza : mausolée de la fille de Constantin, transformé en église en 1256 (mosaIques du IVè. s). Rome.
San Vitale de Ravenne (526-547) : plan octogonal.
Aix-la Chapelle : chapelle palatine : cercle et octogone (fin VIIIème s.)
Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) milieu XIè.s: rotonde centrale (inspirée des rotondes de St Bénigne de Dijon et Charroux, deux pertes majeures du patrimone français) à l'image de l' "anastasis", rotonde de Jérusalem qui abritait le "turgurium", édicule surmontant le tombeau du Christ. Collatéral annulaire proche du modèle oriental.
Chapelle du château d'Anet (Philibert Delorme 1547-1552) : croix grecque combinée à un cercle.
Santa Maria della Salute (Venise) 1631-82, par Longhena : octogone central, bas-côtés octogonaux.
Et on pourrait multiplier les exemples ; pour des raisons liturgiques (circulation des fidèles, églises de pèlerinage, cathédrales, le plan à croix latine à bas-côtés et déambulatoire a été privilégié).
La croix grecque de Ste Geneviève de Paris (Soufflot, 1757-80), actuel Panthéon, montre cependant la faveur du plan centré à l'époque des Lumières : c'est sans-doute, dans l'esprit des hommes de ce temps, une volonté de montrer leur préférence pour les formes architecturales de l'Antiquité, la croix latine étant pour eux associée aux formes gothiques, survivances honteuses de l'odieux Moyen-Age...
Oui, à Créteil (je suis simplement passé...devant) cela ressemble à un complexe administratif, la visibilité chrétienne, sinon catholique n'est pas évidente : pas envie d'y pénétrer en tout cas ( j'étais en bus et n'ai pu le faire)
L'Eglise, en revanche a admis toutes sortes de plans (notamment à l'époque baroque) pour ses édifices de culte, ce qui nous a valu de beaux chefs-d'oeuvre tout-de même.
Pour le plan circulaire (cercle, forme parfaite, image de Dieu) :
San Stefano Rotondo (ca 468-483) : plan en croix grecque avec double déambulatoire annulaire. Rome.
Santa Constanza : mausolée de la fille de Constantin, transformé en église en 1256 (mosaIques du IVè. s). Rome.
San Vitale de Ravenne (526-547) : plan octogonal.
Aix-la Chapelle : chapelle palatine : cercle et octogone (fin VIIIème s.)
Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) milieu XIè.s: rotonde centrale (inspirée des rotondes de St Bénigne de Dijon et Charroux, deux pertes majeures du patrimone français) à l'image de l' "anastasis", rotonde de Jérusalem qui abritait le "turgurium", édicule surmontant le tombeau du Christ. Collatéral annulaire proche du modèle oriental.
Chapelle du château d'Anet (Philibert Delorme 1547-1552) : croix grecque combinée à un cercle.
Santa Maria della Salute (Venise) 1631-82, par Longhena : octogone central, bas-côtés octogonaux.
Et on pourrait multiplier les exemples ; pour des raisons liturgiques (circulation des fidèles, églises de pèlerinage, cathédrales, le plan à croix latine à bas-côtés et déambulatoire a été privilégié).
La croix grecque de Ste Geneviève de Paris (Soufflot, 1757-80), actuel Panthéon, montre cependant la faveur du plan centré à l'époque des Lumières : c'est sans-doute, dans l'esprit des hommes de ce temps, une volonté de montrer leur préférence pour les formes architecturales de l'Antiquité, la croix latine étant pour eux associée aux formes gothiques, survivances honteuses de l'odieux Moyen-Age...