par etienne lorant » mar. 13 janv. 2009, 16:11
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 21-28
1
21 Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
23 Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
24 « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
25 Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
26 L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
27 Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
28 Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Voici en effet un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Voici qui change des rites prescrits par la Loi, répétés et surajoutés, derrière lesquels Dieu avait en quelque sorte disparu. Je me rappelle ici la stupéfaction de Zacharie lorsqu'il découvre l'archange Gabriel dans le saint des saints. Tandis même qu'il priait Dieu assidûment pour qu'Élisabeth son épouse lui donne un enfant, croyait-il vraiment que Dieu l'écoutait ? Mais il y a ici, dans la synagogue de Capharnaüm, non pas un ange, mais le Roi des anges lui-même. Et l'esprit mauvais qui était là - caché dans un homme qu'il tourmente, lui, Le reconnaît aussitôt. La peur l'oblige à se dénoncer lui-même et il doit fuir dans un grand cri. Pour reconnaître le Saint de Dieu derrière l'homme de Nazareth, aucune difficulté: la lumière divine accompagne Jésus et les ténèbres, tout comme ceux qui s'y livrent, ne peuvent la retenir.
Dans cet épisode, n'y a-t-il pas également ma propre délivrance, qui n'est pas intervenue de façon aussi spectaculaire, mais pour un même résultat ? Et ces délivrances se poursuivent sans fin. La nuit dernière, l'esprit toujours chagrin, lourd, blessé, toujours murmurant qu'une semaine de maladie ne m'avait valu aucun signe de compassion dans ma propre famille, j'ai eu beaucoup de difficultés à m'endormir, mais je me suis mis à prier jusqu'à m'enfoncer peu à peu dans le sommeil.
Il était minuit vingt quand je me suis réveillé. A l'instant, j'ai été baigné de douceur. Comme dans un film, j'ai vu que j'accomplirai toutes les petites tâches pour lesquelles ma mère dépend encore de moi (je m'y étais rebellé la veille), et que j'en serai heureux. J'ai vraiment vu avec bonheur - et même avec bonne humeur, ces bureaux de l'état civil dans lesquels je dois me rendre bientôt et faire la queue pour renouveler sa carte d'identité. Dans mon demi-sommeil, j'ai vite compris que j'étais en train de recevoir de nouvelles grâces. Tout était doux en moi et en même temps, il y avait comme un grand sourire dans l'espace au-dessus de mon lit. Et puis, tout à la fin de cet épisode de songe et de demi-sommeil, j'ai senti très fortement s'inscrire dans mon coeur des mots que j'ai notés aussitôt sur mon portable: "La grâce d'En-Haut effleurera ton âme de son aile et ton coeur se réjouira, car la Paix est son sillage"... Cette fois, je me suis senti si éveillé que je ne me suis plus rendormi avant l'aube !
Heureux sommes-nous, heureux serons-nous, en ces temps de détresse, si nos cœurs nous poussent sans fin à désirer le Seigneur comme le seul et unique bien, Lui dont tous les biens sont issus et qui y retournent. O douceur de se savoir aimé... je comprends mieux Charles de Foucauld au fond de son désert !
[b]Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 21-28[/b]
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21 Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
23 Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
24 « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
25 Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
26 L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
27 Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
28 Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.[/color]
Voici en effet un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Voici qui change des rites prescrits par la Loi, répétés et surajoutés, derrière lesquels Dieu avait en quelque sorte disparu. Je me rappelle ici la stupéfaction de Zacharie lorsqu'il découvre l'archange Gabriel dans le saint des saints. Tandis même qu'il priait Dieu assidûment pour qu'Élisabeth son épouse lui donne un enfant, croyait-il vraiment que Dieu l'écoutait ? Mais il y a ici, dans la synagogue de Capharnaüm, non pas un ange, mais le Roi des anges lui-même. Et l'esprit mauvais qui était là - caché dans un homme qu'il tourmente, lui, Le reconnaît aussitôt. La peur l'oblige à se dénoncer lui-même et il doit fuir dans un grand cri. Pour reconnaître le Saint de Dieu derrière l'homme de Nazareth, aucune difficulté: la lumière divine accompagne Jésus et les ténèbres, tout comme ceux qui s'y livrent, ne peuvent la retenir.
Dans cet épisode, n'y a-t-il pas également ma propre délivrance, qui n'est pas intervenue de façon aussi spectaculaire, mais pour un même résultat ? Et ces délivrances se poursuivent sans fin. La nuit dernière, l'esprit toujours chagrin, lourd, blessé, toujours murmurant qu'une semaine de maladie ne m'avait valu aucun signe de compassion dans ma propre famille, j'ai eu beaucoup de difficultés à m'endormir, mais je me suis mis à prier jusqu'à m'enfoncer peu à peu dans le sommeil.
Il était minuit vingt quand je me suis réveillé. A l'instant, j'ai été baigné de douceur. Comme dans un film, j'ai vu que j'accomplirai toutes les petites tâches pour lesquelles ma mère dépend encore de moi (je m'y étais rebellé la veille), et que j'en serai heureux. J'ai vraiment vu avec bonheur - et même avec bonne humeur, ces bureaux de l'état civil dans lesquels je dois me rendre bientôt et faire la queue pour renouveler sa carte d'identité. Dans mon demi-sommeil, j'ai vite compris que j'étais en train de recevoir de nouvelles grâces. Tout était doux en moi et en même temps, il y avait comme un grand sourire dans l'espace au-dessus de mon lit. Et puis, tout à la fin de cet épisode de songe et de demi-sommeil, j'ai senti très fortement s'inscrire dans mon coeur des mots que j'ai notés aussitôt sur mon portable: "La grâce d'En-Haut effleurera ton âme de son aile et ton coeur se réjouira, car la Paix est son sillage"... Cette fois, je me suis senti si éveillé que je ne me suis plus rendormi avant l'aube !
Heureux sommes-nous, heureux serons-nous, en ces temps de détresse, si nos cœurs nous poussent sans fin à désirer le Seigneur comme le seul et unique bien, Lui dont tous les biens sont issus et qui y retournent. O douceur de se savoir aimé... je comprends mieux Charles de Foucauld au fond de son désert !