par Cendrine » lun. 26 juin 2017, 9:47
Bonjour,
Cinci, on ressent votre joie de pouvoir vivre d'une liturgie digne et belle, dans laquelle vous trouvez le sens du sacré et celui de la fraternité. J'en suis heureuse pour vous et surtout pour votre foi.
Mais on ne peut pas nier qu'il y a aussi beaucoup de personnes qui sont déboussolées par la façon dont la foi s'exprime dans la liturgie actuellement. Si seul l'aspect "partage fraternel" prime c'est qu'il y a un problème, ces célébrations peuvent nourrir la joie mais nourrissent-elles la foi, en profondeur ? Au fil des mois mon mari et moi nous avons ressenti un malaise en constatant que la sacralité et la ferveur semblaient de moins en moins présentes dans pas mal de messes. C'est une somme de détails (le Gloria, le Kyrie deviennent méconnaissables, les discussions plus ou moins bruyantes avant et après, la possible profanation répétée perpétrée de temps à autre par deux jeunes qui viennent ouvertement pour se moquer de nous, et à qui personne ne dit rien, etc, etc) qui peuvent ne pas paraître éclatants, mais qui, à petit feu, nous ont donné soif de redevenir petits et émerveillés et fervents.
Donc nous avons commencé à entendre la messe selon l'ancien missel. Là où vous parlez de
"grands messes classique de l'autre siècle avec des ors et tout le tintouin" nous avons vu la simplicité humaine devant la splendeur divine, tous tournés vers Lui, à l'unisson de notre amour imparfait. Vous parlez d'une vision desséchante et intellectuelle, mais nous n'avons vu que la possibilité de redevenir des enfants respectueux. Je ne sais pas d'où vous tenez votre vision de la messe selon la forme dite extraordinaire, mais je peux vous assurer que les homélies, par exemple, loin de durer des plombes et de singer des discours politiques sortis de la bouche d'universitaires, nous édifient et nous donnent des exemples concrets : petites histoires de saints, conseils pour notre prière, etc. Aucune sécheresse là dedans, juste du bon sens, et de la simplicité qui ne se veut pas tarabiscotée, mais qui vise à nous exciter à la sainteté et à l'amour pour le Christ.
Vous dites :
C'est totalement faux également que Dieu ne peut ou ne pourrait agir dans l'Église catholique qu'à la seule condition étriquée et bien humaine qui serait celle de la préférence personnelle
Il n'y a rien de personnel ni il n'est question de goûts ici, il s'agit juste de ressentir avec un peu d'instinct et d'honnêteté ce qui nourrit notre amour pour le Seigneur. Je trouve beaucoup plus "mondain" et donc juste humainement horizontal des célébrations où ce qui est célébré c'est l'homme au centre et Dieu comme une sorte de supra-gourou un peu abstrait mais drôlement sympa. Pour arriver à m'élever un peu et avoir une chance d'aimer les êtres humains et moi-même de façon immense, j'ai besoin d'apprendre d'abord à aimer le Christ de toute mon âme, avec une passion débordante, assez forte pour m'enlever moi-même de mon nombril et de ce centre qui ne devrait appartenir qu'à Dieu. Une liturgie qui nous apprend à faire de Dieu le centre est ce dont nous avons besoin plus que jamais ; une liturgie qui me donne l'impression d'être à une réunion politique ou associative avec comme fond décoratif Jésus ne répond pas à ce besoin. Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que nous faisons fausse route en ayant ce besoin pour notre foi, c'est ça ?
Le royaume glacé de la mentalité étroite et de l'intellectualisme désseché
Depuis quand laisser une place prépondérante au surnaturel dans la vie de notre foi peut être qualifié d'intellectualisme ? Mes copains athées me traitent limite de débile mentale parce que je crois en Dieu et en son Église, et soudain un catholique traite d'intellectuels les gens qui y croient dur comme fer ?! Bigre.
Loin de vouloir s'enfermer, nous avons aussi comme possibilité d'ouvrir les yeux à tout et d'en faire feu de tout bois : la messe selon le missel récent pour continuer à être avec nos frères et nous sentir unis à la quête sincère quoique désorientée et malhabile, et la messe selon l'ancien missel pour nous abreuver d'amour du Christ comme source unique de l'amour de notre prochain. Nous allons donc aux deux formes de messe, et il y a pas mal de croyants qui font ainsi. Mais je comprends les personnes qui ont peur pour la qualité de leur foi et donc pour la qualité de leur amour envers leurs frères humains et qui fuient dans certaines paroisses certaines messes en forme de kermesse.
S'il vous plaît, ne nous sortez pas, cher Cinci, des clichés sur telle ou telle partie de l'Église sous prétexte que nous faisons confiance à des "recettes" qui ont donné des centaines de saints. Vous savez quel est le point commun de ces saints ? La joie !

Bonjour,
Cinci, on ressent votre joie de pouvoir vivre d'une liturgie digne et belle, dans laquelle vous trouvez le sens du sacré et celui de la fraternité. J'en suis heureuse pour vous et surtout pour votre foi.
Mais on ne peut pas nier qu'il y a aussi beaucoup de personnes qui sont déboussolées par la façon dont la foi s'exprime dans la liturgie actuellement. Si seul l'aspect "partage fraternel" prime c'est qu'il y a un problème, ces célébrations peuvent nourrir la joie mais nourrissent-elles la foi, en profondeur ? Au fil des mois mon mari et moi nous avons ressenti un malaise en constatant que la sacralité et la ferveur semblaient de moins en moins présentes dans pas mal de messes. C'est une somme de détails (le Gloria, le Kyrie deviennent méconnaissables, les discussions plus ou moins bruyantes avant et après, la possible profanation répétée perpétrée de temps à autre par deux jeunes qui viennent ouvertement pour se moquer de nous, et à qui personne ne dit rien, etc, etc) qui peuvent ne pas paraître éclatants, mais qui, à petit feu, nous ont donné soif de redevenir petits et émerveillés et fervents.
Donc nous avons commencé à entendre la messe selon l'ancien missel. Là où vous parlez de [i]"grands messes classique de l'autre siècle avec des ors et tout le tintouin"[/i] nous avons vu la simplicité humaine devant la splendeur divine, tous tournés vers Lui, à l'unisson de notre amour imparfait. Vous parlez d'une vision desséchante et intellectuelle, mais nous n'avons vu que la possibilité de redevenir des enfants respectueux. Je ne sais pas d'où vous tenez votre vision de la messe selon la forme dite extraordinaire, mais je peux vous assurer que les homélies, par exemple, loin de durer des plombes et de singer des discours politiques sortis de la bouche d'universitaires, nous édifient et nous donnent des exemples concrets : petites histoires de saints, conseils pour notre prière, etc. Aucune sécheresse là dedans, juste du bon sens, et de la simplicité qui ne se veut pas tarabiscotée, mais qui vise à nous exciter à la sainteté et à l'amour pour le Christ.
Vous dites :
[quote]C'est totalement faux également que Dieu ne peut ou ne pourrait agir dans l'Église catholique qu'à la seule condition étriquée et bien humaine qui serait celle de la préférence personnelle[/quote]
Il n'y a rien de personnel ni il n'est question de goûts ici, il s'agit juste de ressentir avec un peu d'instinct et d'honnêteté ce qui nourrit notre amour pour le Seigneur. Je trouve beaucoup plus "mondain" et donc juste humainement horizontal des célébrations où ce qui est célébré c'est l'homme au centre et Dieu comme une sorte de supra-gourou un peu abstrait mais drôlement sympa. Pour arriver à m'élever un peu et avoir une chance d'aimer les êtres humains et moi-même de façon immense, j'ai besoin d'apprendre d'abord à aimer le Christ de toute mon âme, avec une passion débordante, assez forte pour m'enlever moi-même de mon nombril et de ce centre qui ne devrait appartenir qu'à Dieu. Une liturgie qui nous apprend à faire de Dieu le centre est ce dont nous avons besoin plus que jamais ; une liturgie qui me donne l'impression d'être à une réunion politique ou associative avec comme fond décoratif Jésus ne répond pas à ce besoin. Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que nous faisons fausse route en ayant ce besoin pour notre foi, c'est ça ?
[quote]Le royaume glacé de la mentalité étroite et de l'intellectualisme désseché[/quote]
Depuis quand laisser une place prépondérante au surnaturel dans la vie de notre foi peut être qualifié d'intellectualisme ? Mes copains athées me traitent limite de débile mentale parce que je crois en Dieu et en son Église, et soudain un catholique traite d'intellectuels les gens qui y croient dur comme fer ?! Bigre.
Loin de vouloir s'enfermer, nous avons aussi comme possibilité d'ouvrir les yeux à tout et d'en faire feu de tout bois : la messe selon le missel récent pour continuer à être avec nos frères et nous sentir unis à la quête sincère quoique désorientée et malhabile, et la messe selon l'ancien missel pour nous abreuver d'amour du Christ comme source unique de l'amour de notre prochain. Nous allons donc aux deux formes de messe, et il y a pas mal de croyants qui font ainsi. Mais je comprends les personnes qui ont peur pour la qualité de leur foi et donc pour la qualité de leur amour envers leurs frères humains et qui fuient dans certaines paroisses certaines messes en forme de kermesse.
S'il vous plaît, ne nous sortez pas, cher Cinci, des clichés sur telle ou telle partie de l'Église sous prétexte que nous faisons confiance à des "recettes" qui ont donné des centaines de saints. Vous savez quel est le point commun de ces saints ? La joie ! :amoureux: