Bonjour,
zélie a écrit :tout d'abord bonne et heureuse année à vous aussi Sokrates, et merci de votre éclairage.
A condition qu'il s'agisse bien d'un éclairage et non d'un embrouillage
zélie a écrit :On va encore dire que je fais du hors-sujet, mais ce que j'ai mis en citation m'a surpris, parce que je n'arrive pas à généraliser cette position ; il me semble que dans beaucoup de cas, on ne peut pas regarder le motif et la conséquence de l'acte comme secondaires.
Je me contente d'essayer d'exposer au mieux ce qui me semble être la position catholique. Je n'ai pas dit que j'étais forcément d'accord (ni que j'étais en désaccord d'ailleurs

).
zélie a écrit :Or justement, il me semble que l'Église prend des positions qui tendent à la généralisation pour éviter de tomber dans une multitude de cas à part, comme une "sorte de relativisme".
(Je m'exprime peut-être mal). Donc ça colle pas tout à fait à première vue.
Ben justement,
a priori, la prise en considération des conséquences implique une étude du contexte, car un même acte n'a pas forcément les mêmes conséquences suivant le contexte, donc ça implique de tomber dans une multitude de cas à part... donc ça implique un certain relativisme, contextuel disons.
zélie a écrit :En connaitriez-vous un peu plus sur ce point ?
Il me semble (qu'on me corrige au besoin) que les conséquences et surtout les motifs entrent en ligne de compte au premier chef pour déterminer la faute subjective (la personne est-elle ou non personnellement blâmable ?) tandis que les actes eux-mêmes regardent surtout la détermination de la faute objective (ce qu'a fait cette personne est-il grave ou non ?).
Exemple :
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est mal de forniquer et qu'il fornique délibérément : la faute est objective (la fornication est mal en soi) et subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de commettre un acte qu'elle sait mal)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est bon de forniquer et qu'il fornique délibérément : la faute est objective (la fornication est mal en soi) mais elle n'est pas subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de commettre un acte qu'elle croyait bon)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est bon de forniquer et qu'il se refuse de forniquer : il n'y a pas de faute objective mais il y a une faute subjective (cette personne a choisie en conscience et librement de s'abstenir de commettre un acte qu'elle croyait bon)
- si la conscience morale de quelqu'un lui dit qu'il est mal de forniquer et qu'il se refuse de forniquer : il n'y a pas de faute du tout.
Voilà ce que je crois avoir compris, mais ne le prenez pas pour paroles d'Evangiles...
Cordialement,
Sokrates