par etienne lorant » mar. 02 déc. 2008, 12:07
Livre d'Isaïe (Is 11, 1-10)
06 Le loup habitera avec l'agneau,
le léopard se couchera près du chevreau,
le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
un petit garçon les conduira.
07 La vache et l'ourse auront même pâturage,
leurs petits auront même gîte.
Le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage.
08 Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra,
sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main.
09 Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu
sur ma montagne sainte ;
car la connaissance du Seigneur remplira le pays
comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Lorsque je n'avais pas la foi, je lisais ce texte et je me disais: quelle imagination ! Ensuite, j'ai dit: c'est un écrit à caractères symboliques et chaque animal nommé représente un type d'homme, un caractère. Mais depuis que je veille chaque jour à être plus attentif aux choses que le Seigneur accomplit dans ma propre vie, mon esprit critique se met à fondre de jour en jour. Je ne doute pas qu'un jour on pense de moi: c'est homme déraisonne, à force de lire, il a perdu son bon sens ! Cependant, à poursuivre dans cette recherche de l'abandon de foi, j'ai déjà reçu tant de joie, de paix et même d'euphorie, dans les mêmes moments où j'aurais dû me tordre les mains de chagrin, craindre le pire ou me gaver d'anti-dépresseurs ... voici que je n'éprouve plus le besoin de disséquer la parole de Dieu, comme cela m'est arrivé. Mais je lis ce passage d'Isaïe, et ce que j'en déduis ne procède plus de l'intelligence mais de l'émotion devant la beauté. Ce qui s'appelle : voir les choses sous un jour tout nouveau, et il en est ainsi pour un homme lorsqu'un jour la lumière ne lui vient plus de l'extérieur, mais jaillit de l'intérieur.
Ceci se passera lorsque l'Esprit du Seigneur nous remplira tous, par toute la terre, comme les eaux emplissent le fond des mers. Au texte d'Isaïe d'aujourd'hui répond parfaitement une autre prophétie que Jean le Baptiste reprendra pour appeler le peuple à la conversion: "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ; et tout homme verra le salut de Dieu. Et dans une de ses visions, la bienheureuse AC Emmerich décrit Jean en train d'aplanir matériellement un chemin qui menait au Jourdain. (Je suis d'accord: cela aussi il pouvait l'accomplir de façon symbolique). Et Jésus vient à lui, une colombe descend du ciel - mais est-ce une colombe, et une voix se fait entendre que certains confondent avec un coup de tonnerre - mais est-ce bien un coup de tonnerre ?
Ensuite, beaucoup plus tard, mais si proche dans le temps de Dieu, je vois saint François qui réconcilie les habitants de de Gubbio avec le loup qui les terrorisait, ou encore, saint Antoine de Padoue raconter aux poissons ce que des hommes refusaient d'entendre...
En définitive, ce n'est pas un petit miracle si mon esprit, désormais, se prend d'admiration pour des textes que mon intelligence tenait à l'écart. Et c'est d'ailleurs ce dont parle Jésus dans l'Évangile lorsqu'Il exulte:"Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Les lectures du jour me parlent beaucoup du long chemin qu'il y a souvent de la tête au coeur, ou de l'intelligence à l'esprit. Et c'est une grâce pour moi de voir rejaillir, spécialement en cette année 2008, la lumière de ma conversion, qui permettait de tout entreprendre car le Seigneur me donnait vraiment d'aimer en plénitude chaque journée telle qu'elle se présentait.
Livre d'Isaïe (Is 11, 1-10)
06 Le loup habitera avec l'agneau,
le léopard se couchera près du chevreau,
le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
un petit garçon les conduira.
07 La vache et l'ourse auront même pâturage,
leurs petits auront même gîte.
Le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage.
08 Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra,
sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main.
09 Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu
sur ma montagne sainte ;
car la connaissance du Seigneur remplira le pays
comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Lorsque je n'avais pas la foi, je lisais ce texte et je me disais: quelle imagination ! Ensuite, j'ai dit: c'est un écrit à caractères symboliques et chaque animal nommé représente un type d'homme, un caractère. Mais depuis que je veille chaque jour à être plus attentif aux choses que le Seigneur accomplit dans ma propre vie, mon esprit critique se met à fondre de jour en jour. Je ne doute pas qu'un jour on pense de moi: c'est homme déraisonne, à force de lire, il a perdu son bon sens ! Cependant, à poursuivre dans cette recherche de l'abandon de foi, j'ai déjà reçu tant de joie, de paix et même d'euphorie, dans les mêmes moments où j'aurais dû me tordre les mains de chagrin, craindre le pire ou me gaver d'anti-dépresseurs ... voici que je n'éprouve plus le besoin de disséquer la parole de Dieu, comme cela m'est arrivé. Mais je lis ce passage d'Isaïe, et ce que j'en déduis ne procède plus de l'intelligence mais de l'émotion devant la beauté. Ce qui s'appelle : voir les choses sous un jour tout nouveau, et il en est ainsi pour un homme lorsqu'un jour la lumière ne lui vient plus de l'extérieur, mais jaillit de l'intérieur.
Ceci se passera lorsque l'Esprit du Seigneur nous remplira tous, par toute la terre, comme les eaux emplissent le fond des mers. Au texte d'Isaïe d'aujourd'hui répond parfaitement une autre prophétie que Jean le Baptiste reprendra pour appeler le peuple à la conversion: "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ; et tout homme verra le salut de Dieu. Et dans une de ses visions, la bienheureuse AC Emmerich décrit Jean en train d'aplanir matériellement un chemin qui menait au Jourdain. (Je suis d'accord: cela aussi il pouvait l'accomplir de façon symbolique). Et Jésus vient à lui, une colombe descend du ciel - mais est-ce une colombe, et une voix se fait entendre que certains confondent avec un coup de tonnerre - mais est-ce bien un coup de tonnerre ?
Ensuite, beaucoup plus tard, mais si proche dans le temps de Dieu, je vois saint François qui réconcilie les habitants de de Gubbio avec le loup qui les terrorisait, ou encore, saint Antoine de Padoue raconter aux poissons ce que des hommes refusaient d'entendre...
En définitive, ce n'est pas un petit miracle si mon esprit, désormais, se prend d'admiration pour des textes que mon intelligence tenait à l'écart. Et c'est d'ailleurs ce dont parle Jésus dans l'Évangile lorsqu'Il exulte:"Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Les lectures du jour me parlent beaucoup du long chemin qu'il y a souvent de la tête au coeur, ou de l'intelligence à l'esprit. Et c'est une grâce pour moi de voir rejaillir, spécialement en cette année 2008, la lumière de ma conversion, qui permettait de tout entreprendre car le Seigneur me donnait vraiment d'aimer en plénitude chaque journée telle qu'elle se présentait.