par etienne lorant » sam. 22 nov. 2008, 12:38
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.
« Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.
De ce côté-ci, et dans l'au-delà. Ici l'on se marie, mais l'on meurt; là on ne se marie plus car on ne peut plus mourir. Quel enseignement tirer de cet enseignement à propos du mariage?
Lorsqu'on a lu en Matthieu (19): "A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! », le point central c'est l'union. Sur la terre en se mariant, on n'est plus deux mais un seul; et dans l'au-delà, on ne se marie plus car tous vivent pour Dieu. Jésus ne tolère pas l'adultère et il fait de la prescription de Moïse concernant le renvoi de l'épouse une simple concession passagère, mais il rappelle qu'au commencement, à la source, il n'en était pas ainsi. Je crois qu'Il signifie ici que le mariage étant le modèle terrestre de l'union à Dieu, il n'est pas permis d'y toucher, de prendre des arrangements quelconques pour le déformer, le contourner.
Voici un de ses enseignements contenu dans "le petit livre", dont Julien Green dira qu'on a beau ne pas le lire, le mettre de côté et ne pas s'en soucier, il n'empêche qu'il est là est qu'il est la cause que beaucoup en perdent le sommeil ! Le mariage est un état consacré de même que le célibat dans la vie religieuse: dans les deux cas, l'objectif est le même.
La parole la plus réconfortante dans ce texte, je la trouve dans ces quelques mots: "Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants". Depuis l'origine, les morts n'attendent pas le jugement dernier dans une sorte de coma : ils vivent ! La mort paraît un échec absolu à celui qui ne croit pas; mais pour celui qui croit, la mort c'est le moment le plus important de l'existence, puisque c'est l'entrée dans la Vie.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.
« Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.
De ce côté-ci, et dans l'au-delà. Ici l'on se marie, mais l'on meurt; là on ne se marie plus car on ne peut plus mourir. Quel enseignement tirer de cet enseignement à propos du mariage?
Lorsqu'on a lu en Matthieu (19): "A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! », le point central c'est l'union. Sur la terre en se mariant, on n'est plus deux mais un seul; et dans l'au-delà, on ne se marie plus car tous vivent pour Dieu. Jésus ne tolère pas l'adultère et il fait de la prescription de Moïse concernant le renvoi de l'épouse une simple concession passagère, mais il rappelle qu'au commencement, à la source, il n'en était pas ainsi. Je crois qu'Il signifie ici que le mariage étant le modèle terrestre de l'union à Dieu, il n'est pas permis d'y toucher, de prendre des arrangements quelconques pour le déformer, le contourner.
Voici un de ses enseignements contenu dans "le petit livre", dont Julien Green dira qu'on a beau ne pas le lire, le mettre de côté et ne pas s'en soucier, il n'empêche qu'il est là est qu'il est la cause que beaucoup en perdent le sommeil ! Le mariage est un état consacré de même que le célibat dans la vie religieuse: dans les deux cas, l'objectif est le même.
La parole la plus réconfortante dans ce texte, je la trouve dans ces quelques mots: "Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants". Depuis l'origine, les morts n'attendent pas le jugement dernier dans une sorte de coma : ils vivent ! La mort paraît un échec absolu à celui qui ne croit pas; mais pour celui qui croit, la mort c'est le moment le plus important de l'existence, puisque c'est l'entrée dans la Vie.