Douze octobre: ma coupe de ce jour

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Douze octobre: ma coupe de ce jour

par etienne lorant » dim. 12 oct. 2008, 16:24

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ; *
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
(Ps 22, 3)

Ma coupe... ma coupe à moi contient autant de fiel que de vin fin... cela dépend des jours. Ce dimanche est étonnant, puisque je me suis retrouvé entre connaissances du monde pour éviter le "dictat" de mes sœurs. De jour en jour, je presse le Seigneur de mieux me faire savoir ce qu'Il attend de moi, car dans l'attente, je ne peux que me ronger et comme le fer, me rouiller. A onze heures du matin - il est seize heures à présent, par un message sur mon portable, ma sœur cadette m'a appris l'arrivée imminente de l'ainée Annick. Je n'ai pas répondu. J'étais en route, déjà à plus de cent kilomètres de la maison parentale, depuis neuf heures du matin. Si je n'avais pas été "le petit frère", elles auraient pris la précaution de demander ou de prévenir la veille au soir...

Moi, debout dès six heures, j'ai payé les factures de la maison de repos et rangé nombre de papiers. Les attitudes de mes sœurs, et tout ce que je cache à ma mère, me font souffrir au-delà de ce que je peux dire. J'ai franchement le sentiment que mes sœurs, comme beaucoup de femmes d'ailleurs, se disent: qu'est-ce que l'on peut attendre de bon d'un homme, de toute façon, qu'il soit notre frère, notre amant ou notre époux ? D'où une forme de "radicalisation" de la rectitude, de la rigidité masculines qui corresponde,t, je le sens ainsi, à la peur ou au risque véritable... d'une perte de dignité et de cohérence intérieures. Comprenne qui pourra.

Ma coupe déborde, oui, elle déborde: en même temps la force, la joie, la combattivité, l'imagination... tant de bonne choses, mais chacune a son dénominateur:: peur, souffrance, abattement, faiblesse et néant imaginaires. Entre ce monde et l'autre le chrétien marche comme un funambule sur son fil... mais un fil qui ne cesse de s'élever !

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