par etienne lorant » lun. 22 sept. 2008, 14:56
Parmi les détournements, les dégradations, et les enfouissements des trésors de grâce dont nous aurons à répondre, en figure un que je constate pratiquement chaque jour et contre lequel je réagis de façon systématique: c'est le refus de rendre un salut. Saluer, saluer poliment, dire bonjour, c'est une des attitudes simples qui m'ont été inculquées dès ma plus tendre enfance. Au point que je n'y songe même plus: lorsque je suis dans une rue, je salue à droite, je salue à gauche, parfois d'un simple signe de tête, mais le salut est là. Quand il y a grand rassemblement de personnes, le signe de reconnaissance est évidemment plus difficile, cependant, l'attention demeure; que je me retrouve, par un mouvement de la foule devant une personne en particulier, je m'arrangerai de toute façon pour individualiser la situation - un sourire suffit.
Dès lors, je n'ai jamais compris, ni admis, que mon salut soit refusé. Le refus de rendre un salut, à mon avis, doit entraîner une dépense d'énergie particulière, car c'est une attitude tout à fait "non-naturelle" et il faut entrer en opposition avec soi-même pour y parvenir. Je ne dis pas que c'est forcément du mépris (car il a le cas des personnes excessivement craintives, et aussi celui des dépressifs), mais ce que je dis que c'est une attitude destructrice. Un psychologue célèbre a dit: "Le sourire est la vitamine discrète de la personnalité". Ne jamais saluer, ne jamais sourire en rue, c'est négatif en soi.
Que dire du détournement de paroles ? Durant plus d'une année, j'ai vécu une sorte de "fratrie spirituelle" avec J., qui m'avait introduit dans la communauté Faustinum de Montréal. Par son intermédiaire, j'ai pu participer aux échanges - avec elle comme avec les autres participants, à tous les échanges d'informations et aux questions-réponses entraînés par cet apprentissage. C'était un échange très riche. J. et moi ne nous contentions pas de partager entre nous sur la base des textes imposés, mais en outre, nous nous retrouvions sur un plan plus personnel, en début et en fin de journée: quelques lignes dans lesquelles nous avons souvent remercié Dieu pour la grâce de cette amitié "par-delà les mers". Mais à la fin de l'année 2003, peu avant Noël, j'ai reçu un message qui disait: "NOUS SERONS TOUJOURS FRÈRE ET SŒUR DANS LE CHRIST !" Quel bonheur, me suis-je dit et je me suis réjoui à mon tour.
Or, ce que ces mots signifiaient réellement - que J. m'a elle-même révélé plus tard, c'est que "c'était une façon personnelle de dire adieu." J'avais mal compris. J'avais d'abord cru à une panne d'ordinateur, puis à un accident, après quoi il m'a fallu toute une année encore afin de bien "avaler" cette pilule amère - et ce n'est pas fini car J. fait partie de ces personnes proches dont j'ai dit, dans mon carnet, qu'il fallait souffrir sans chercher de solution - car la solution est incluse dans la souffrance...
Et je n'ai encore rien dit du mensonge !
Parmi les détournements, les dégradations, et les enfouissements des trésors de grâce dont nous aurons à répondre, en figure un que je constate pratiquement chaque jour et contre lequel je réagis de façon systématique: c'est le refus de rendre un salut. Saluer, saluer poliment, dire bonjour, c'est une des attitudes simples qui m'ont été inculquées dès ma plus tendre enfance. Au point que je n'y songe même plus: lorsque je suis dans une rue, je salue à droite, je salue à gauche, parfois d'un simple signe de tête, mais le salut est là. Quand il y a grand rassemblement de personnes, le signe de reconnaissance est évidemment plus difficile, cependant, l'attention demeure; que je me retrouve, par un mouvement de la foule devant une personne en particulier, je m'arrangerai de toute façon pour individualiser la situation - un sourire suffit.
Dès lors, je n'ai jamais compris, ni admis, que mon salut soit refusé. Le refus de rendre un salut, à mon avis, doit entraîner une dépense d'énergie particulière, car c'est une attitude tout à fait "non-naturelle" et il faut entrer en opposition avec soi-même pour y parvenir. Je ne dis pas que c'est forcément du mépris (car il a le cas des personnes excessivement craintives, et aussi celui des dépressifs), mais ce que je dis que c'est une attitude destructrice. Un psychologue célèbre a dit: "Le sourire est la vitamine discrète de la personnalité". Ne jamais saluer, ne jamais sourire en rue, c'est négatif en soi.
Que dire du détournement de paroles ? Durant plus d'une année, j'ai vécu une sorte de "fratrie spirituelle" avec J., qui m'avait introduit dans la communauté Faustinum de Montréal. Par son intermédiaire, j'ai pu participer aux échanges - avec elle comme avec les autres participants, à tous les échanges d'informations et aux questions-réponses entraînés par cet apprentissage. C'était un échange très riche. J. et moi ne nous contentions pas de partager entre nous sur la base des textes imposés, mais en outre, nous nous retrouvions sur un plan plus personnel, en début et en fin de journée: quelques lignes dans lesquelles nous avons souvent remercié Dieu pour la grâce de cette amitié "par-delà les mers". Mais à la fin de l'année 2003, peu avant Noël, j'ai reçu un message qui disait: "NOUS SERONS TOUJOURS FRÈRE ET SŒUR DANS LE CHRIST !" Quel bonheur, me suis-je dit et je me suis réjoui à mon tour.
Or, ce que ces mots signifiaient réellement - que J. m'a elle-même révélé plus tard, c'est que "c'était une façon personnelle de dire adieu." J'avais mal compris. J'avais d'abord cru à une panne d'ordinateur, puis à un accident, après quoi il m'a fallu toute une année encore afin de bien "avaler" cette pilule amère - et ce n'est pas fini car J. fait partie de ces personnes proches dont j'ai dit, dans mon carnet, qu'il fallait souffrir sans chercher de solution - car la solution est incluse dans la souffrance...
Et je n'ai encore rien dit du mensonge !