par etienne lorant » jeu. 11 sept. 2008, 15:13
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.
Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
Tout l'Evangile de ce jour me semble condensé dans ces deux mots "Au contraire". Au contraire de haïr, aimer; au contraire de maudire, souhaiter du bien; au contraire d'amasser, disperser joyeusement. Lorsque Jésus parle ainsi, il manifeste combien la manière d'être de Dieu est pratiquement l'inverse de la manière humaine.
La tirade: "A celui qui te frappe sur la joue gauche, tends aussi la joue droite" est tellement connue qu'il paraît impossible d'y rajouter quoi que ce soit. Et pourtant, comme je l'ai effleurée, je me suis souvenu de la pièce de monnaie - celle de l'impôt: "De qui est cette effigie ?" demande Jésus. "De César ? Alors, rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Et donc, par une transposition très simple : "à celui qui vous frappera sur la joue gauche, agissant avec violence, d'une manière tellement répandue en ce monde, montrez que vous n'avez pas été créé à la l'image de ce monde, mais à l'image de Dieu, c'est-à-dire de l'Amour."
Jésus dévoile ici, mais de manière positive, combien la conscience humaine demeure prisonnière de la faute originelle. Car en découvrant des catégories de bien et de mal, c'est comme si la contemplation de l'Amour avait disparu. C'est comme si nous étions tous passés d'un film en couleurs à un film en noir et blanc... sauf qu'il ne s'agit pas d'un film, mais de la vie elle-même - et que nous sommes dedans. Beaucoup d'auteurs se sont représentés le paradis terrestre comme un lieu où l'homme vivait une extase permanente, le coeur inondé d'amour divin...
Ce serait déjà beaucoup si, de façon permanente, du début à la fin, nous pouvions manifester la joie du salut individuel que nous a apporté la rencontre de Jésus. Un salut individuel, mais aussi destiné à tous. Ce serait tellement plus convaincant, tellement plus persuasif que de dénoncer les malheurs du temps ou que d'annoncer la fin du monde !
Je prie aujourd'hui qu'il nous soit donné à tous de reconnaître, dans nos vies, comment certains événements se sont produits - que nous avions à priori considéré comme négatifs, se sont finalement avérés sources de grands bienfaits. (Pour ma part, j'en ai repéré plusieurs !)
Post Scriptum: J'ai choisi d'écrire en sujet: "L'Evangile du 11 septembre", car bien sûr je songe aux images que nous avons tous vues. Que ce serait-il passé, si au lieu de répondre par des bombes, les Etats-Unis avaient répondu en faisant pleuvoir sur l'Irak... toutes sortes de biens de première nécessité: farine, médicaments, outils de construction, matières premières, etc. Ai-le dit quelque chose d'absurde ? Alors, si c'est absurde, Jésus l'est plus que moi !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.
Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
Tout l'Evangile de ce jour me semble condensé dans ces deux mots "Au contraire". Au contraire de haïr, aimer; au contraire de maudire, souhaiter du bien; au contraire d'amasser, disperser joyeusement. Lorsque Jésus parle ainsi, il manifeste combien la manière d'être de Dieu est pratiquement l'inverse de la manière humaine.
La tirade: "A celui qui te frappe sur la joue gauche, tends aussi la joue droite" est tellement connue qu'il paraît impossible d'y rajouter quoi que ce soit. Et pourtant, comme je l'ai effleurée, je me suis souvenu de la pièce de monnaie - celle de l'impôt: "De qui est cette effigie ?" demande Jésus. "De César ? Alors, rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Et donc, par une transposition très simple : "à celui qui vous frappera sur la joue gauche, agissant avec violence, d'une manière tellement répandue en ce monde, montrez que vous n'avez pas été créé à la l'image de ce monde, mais à l'image de Dieu, c'est-à-dire de l'Amour."
Jésus dévoile ici, mais de manière positive, combien la conscience humaine demeure prisonnière de la faute originelle. Car en découvrant des catégories de bien et de mal, c'est comme si la contemplation de l'Amour avait disparu. C'est comme si nous étions tous passés d'un film en couleurs à un film en noir et blanc... sauf qu'il ne s'agit pas d'un film, mais de la vie elle-même - et que nous sommes dedans. Beaucoup d'auteurs se sont représentés le paradis terrestre comme un lieu où l'homme vivait une extase permanente, le coeur inondé d'amour divin...
Ce serait déjà beaucoup si, de façon permanente, du début à la fin, nous pouvions manifester la joie du salut individuel que nous a apporté la rencontre de Jésus. Un salut individuel, mais aussi destiné à tous. Ce serait tellement plus convaincant, tellement plus persuasif que de dénoncer les malheurs du temps ou que d'annoncer la fin du monde !
Je prie aujourd'hui qu'il nous soit donné à tous de reconnaître, dans nos vies, comment certains événements se sont produits - que nous avions à priori considéré comme négatifs, se sont finalement avérés sources de grands bienfaits. (Pour ma part, j'en ai repéré plusieurs !)
Post Scriptum: J'ai choisi d'écrire en sujet: "L'Evangile du 11 septembre", car bien sûr je songe aux images que nous avons tous vues. Que ce serait-il passé, si au lieu de répondre par des bombes, les Etats-Unis avaient répondu en faisant pleuvoir sur l'Irak... toutes sortes de biens de première nécessité: farine, médicaments, outils de construction, matières premières, etc. Ai-le dit quelque chose d'absurde ? Alors, si c'est absurde, Jésus l'est plus que moi !