par Véronique Belen » lun. 21 mai 2012, 19:22
Vous ne me choquez pas non plus, Isabelle, je suis plutôt d'accord avec vous, et avec Raistlin. Je m'étonne toujours que nombre de catholiques aiment se référer aux saints, par exemple à sainte Thérèse de Lisieux (et que de mièvreries n'entend-on pas à son sujet, dont elle n'est pas responsable ! ), mais en occultant volontiers la conscience très vive du péché que les saints ont toujours eue (citons aussi sainte Faustine, que je connais cependant très peu, dont par exemple les charismatiques aiment à se saisir, sans la citer quand elle affirme que l'enfer n'est pas vide...)
La nuance que je mettrais, c'est que Dieu "n'envoie pas" au châtiment. Je crois plutôt que l'âme est brûlée d'une façon insupportable quand elle prend, au moment de la mort, conscience de tout ce qui a été péché dans sa vie - et quand je dis péché, je n'ai pas en tête forcément les codes moraux qu'on impute traditionnellement à l'Eglise. Je pense bien plus à tous les manquements flagrants à l'Evangile - "C'est du dedans, du cœur de l'homme que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans et rend l'homme impur." Marc 7, 21 - 22.
Je pense aussi à l'épître de saint Jacques " La langue aussi est un feu, elle est le monde de la méchanceté ; cette langue est une partie de nous-mêmes, et c'est elle qui contamine le corps tout entier, elle met le feu à toute notre existence, un feu qu'elle tient de l'enfer.
Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons ; mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste, toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel. " (Jacques 3, 6 - 8)
Rien que sur ces deux passages, il y a largement à méditer dans nos vies. Nos commettons sans cesse de ces péchés sans en mesurer l'impact sur autrui. De tout cela, il faudra bien prendre conscience un jour. Sans compter les péchés par omission : je suis souvent inquiète, ayant beau faire des efforts sur tout ce qui précède, de mon statut d'occidentale par rapport à ceux qui sont en train de mourir de famine dans la corne de l'Afrique.
A tout cela, nous connaissons un excellent remède : le sacrement de réconciliation, et le désir de pécher moins.
J'ai évidemment confiance en la miséricorde de Dieu, et je crois que les âmes saintes peuvent aussi beaucoup pour le salut des autres - quel serait le sens, sinon, d'une vie donnée au Carmel, en abbaye ? - mais je crois que le feu de l'Esprit Saint n'épargnera personne, dans le sens où les péchés non encore pardonnés seront connus de l'âme confrontée à la perfection de Dieu. Et que cette confrontation peut être très douloureuse, pas par volonté de Dieu mais par iniquité humaine.
On va dire que je m'obstine, mais j'ai une pointe d'agacement contre les courants charismatiques - baigner dans un esprit de bien-être proche de celui du new age. A quoi sert-il de parler "en langues" et autres dons inutiles ? Ce qui importe, c'est de discerner dans nos vies ce qui est à la mesure de la Parole du Christ, et ce qui ne l'est pas.
Vous ne me choquez pas non plus, Isabelle, je suis plutôt d'accord avec vous, et avec Raistlin. Je m'étonne toujours que nombre de catholiques aiment se référer aux saints, par exemple à sainte Thérèse de Lisieux (et que de mièvreries n'entend-on pas à son sujet, dont elle n'est pas responsable ! ), mais en occultant volontiers la conscience très vive du péché que les saints ont toujours eue (citons aussi sainte Faustine, que je connais cependant très peu, dont par exemple les charismatiques aiment à se saisir, sans la citer quand elle affirme que l'enfer n'est pas vide...)
La nuance que je mettrais, c'est que Dieu "n'envoie pas" au châtiment. Je crois plutôt que l'âme est brûlée d'une façon insupportable quand elle prend, au moment de la mort, conscience de tout ce qui a été péché dans sa vie - et quand je dis péché, je n'ai pas en tête forcément les codes moraux qu'on impute traditionnellement à l'Eglise. Je pense bien plus à tous les manquements flagrants à l'Evangile - "[i]C'est du dedans, du cœur de l'homme que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans et rend l'homme impur.[/i]" Marc 7, 21 - 22.
Je pense aussi à l'épître de saint Jacques " [i]La langue aussi est un feu, elle est le monde de la méchanceté ; cette langue est une partie de nous-mêmes, et c'est elle qui contamine le corps tout entier, elle met le feu à toute notre existence, un feu qu'elle tient de l'enfer.
Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons ; mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste, toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel.[/i] " (Jacques 3, 6 - 8)
Rien que sur ces deux passages, il y a largement à méditer dans nos vies. Nos commettons sans cesse de ces péchés sans en mesurer l'impact sur autrui. De tout cela, il faudra bien prendre conscience un jour. Sans compter les péchés par omission : je suis souvent inquiète, ayant beau faire des efforts sur tout ce qui précède, de mon statut d'occidentale par rapport à ceux qui sont en train de mourir de famine dans la corne de l'Afrique.
A tout cela, nous connaissons un excellent remède : le sacrement de réconciliation, et le désir de pécher moins.
J'ai évidemment confiance en la miséricorde de Dieu, et je crois que les âmes saintes peuvent aussi beaucoup pour le salut des autres - quel serait le sens, sinon, d'une vie donnée au Carmel, en abbaye ? - mais je crois que le feu de l'Esprit Saint n'épargnera personne, dans le sens où les péchés non encore pardonnés seront connus de l'âme confrontée à la perfection de Dieu. Et que cette confrontation peut être très douloureuse, pas par volonté de Dieu mais par iniquité humaine.
On va dire que je m'obstine, mais j'ai une pointe d'agacement contre les courants charismatiques - baigner dans un esprit de bien-être proche de celui du new age. A quoi sert-il de parler "en langues" et autres dons inutiles ? Ce qui importe, c'est de discerner dans nos vies ce qui est à la mesure de la Parole du Christ, et ce qui ne l'est pas.