par Olivier JC » jeu. 28 août 2008, 10:54
Bonjour,
Il me semble que le problème réside, de façon générale, dans une compréhension tordue de la notion de liberté. A partir du moment où elle est comprise par le monde comme la capacité de faire ce que l'on veut, toute limite est intolérable. C'est dans la logique du concept.
Mais, d'un point de vue spécifiquement catholique (donc, vrai), la liberté n'est pas la capacité de faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on est. Ce qui est donc bien différent, bien plus humain. Les limites ne sont pas des limites venant de l'extérieur, mais correspondent à notre nature.
S. Paul exhorte les chrétiens à convertir leur façon de penser. Voilà un endroit où il faut bien travailler à se convertir, parce que bien des problèmes et bien des incompréhensions découlent de cette conception tordue de la vérité.
Pour la question qui occupe ce fil, la réponse devient évidente : dans la mesure où l'être humain, par cause du péché, n'a plus spontanément une claire vision de ce qu'il est, à plus forte raison lorsque la société marche sur la tête, il relève du grave devoir des parents que de le leur enseigner.
Cela ne s'appelle pas poser des limites ou des interdits, mais tout simplement faire d'un homme un homme et d'une femme une femme en leur apprenant, par nos mots comme par notre exemple, ce que c'est que d'être un homme et ce que c'est que d'être une femme.
Vous viendrait-il à l'idée de mettre du lait dans le réservoir de votre voiture ? Hé bien, sur le principe, c'est la même chose pour l'éducation des enfants. Il s'agit de leur apprendre que tout comme une voiture est conçue pour fonctionner avec de l'essence et non avec du lait, l'être humain est "conçu" pour "fonctionner" d'une certaine manière et non pas d'une autre. Et que tout comme une voiture que l'on tente de faire rouler avec du lait finit bien vite à la casse, l'être humain qui s'obstine à "fonctionner" d'une manière contradictoire avec ce qu'il est finira aussi à la casse.
Et cela vaut tout particulièrement pour la sexualité. Prétendre que la fornication n'obère pas en quelque manière la capacité à vivre le mariage comme ce qu'il doit être, une communion de personnes résultant d'un don réciproque, est un mensonge, ce que la réalité démontre amplement. Prétendre qu'en soi, la fornication est sans incidence et permet de "faire son expérience" est une ânerie qui permet simplement aux fabricants de mouchoirs, d'antidépresseurs et aux psys de gagner leur croûte. Et la liste pourrait être longue.
Le plus triste, c'est que l'on en soit là : à devoir présenter la morale chrétienne sous la forme du développement personnel. Saint Basile le Grand nous dirait que nous sommes des mercenaires, prompts à obéir à Dieu pour l'attrait de la récompense, et non pour l'amour de Dieu lui-même. Qu'y faire...
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Bonjour,
Il me semble que le problème réside, de façon générale, dans une compréhension tordue de la notion de liberté. A partir du moment où elle est comprise par le monde comme la capacité de faire ce que l'on veut, toute limite est intolérable. C'est dans la logique du concept.
Mais, d'un point de vue spécifiquement catholique (donc, vrai), la liberté n'est pas la capacité de faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on est. Ce qui est donc bien différent, bien plus humain. Les limites ne sont pas des limites venant de l'extérieur, mais correspondent à notre nature.
S. Paul exhorte les chrétiens à convertir leur façon de penser. Voilà un endroit où il faut bien travailler à se convertir, parce que bien des problèmes et bien des incompréhensions découlent de cette conception tordue de la vérité.
Pour la question qui occupe ce fil, la réponse devient évidente : dans la mesure où l'être humain, par cause du péché, n'a plus spontanément une claire vision de ce qu'il est, à plus forte raison lorsque la société marche sur la tête, il relève du grave devoir des parents que de le leur enseigner.
Cela ne s'appelle pas poser des limites ou des interdits, mais tout simplement faire d'un homme un homme et d'une femme une femme en leur apprenant, par nos mots comme par notre exemple, ce que c'est que d'être un homme et ce que c'est que d'être une femme.
Vous viendrait-il à l'idée de mettre du lait dans le réservoir de votre voiture ? Hé bien, sur le principe, c'est la même chose pour l'éducation des enfants. Il s'agit de leur apprendre que tout comme une voiture est conçue pour fonctionner avec de l'essence et non avec du lait, l'être humain est "conçu" pour "fonctionner" d'une certaine manière et non pas d'une autre. Et que tout comme une voiture que l'on tente de faire rouler avec du lait finit bien vite à la casse, l'être humain qui s'obstine à "fonctionner" d'une manière contradictoire avec ce qu'il est finira aussi à la casse.
Et cela vaut tout particulièrement pour la sexualité. Prétendre que la fornication n'obère pas en quelque manière la capacité à vivre le mariage comme ce qu'il doit être, une communion de personnes résultant d'un don réciproque, est un mensonge, ce que la réalité démontre amplement. Prétendre qu'en soi, la fornication est sans incidence et permet de "faire son expérience" est une ânerie qui permet simplement aux fabricants de mouchoirs, d'antidépresseurs et aux psys de gagner leur croûte. Et la liste pourrait être longue.
Le plus triste, c'est que l'on en soit là : à devoir présenter la morale chrétienne sous la forme du développement personnel. Saint Basile le Grand nous dirait que nous sommes des mercenaires, prompts à obéir à Dieu pour l'attrait de la récompense, et non pour l'amour de Dieu lui-même. Qu'y faire...
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