par etienne lorant » lun. 25 août 2008, 10:36
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-20.
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
L’évangile de ce dimanche m’a immédiatement renvoyé à ce que Jésus demande à Pierre après la Résurrection : « Pierre, m’aimes-tu ? » Il le lui demande par trois fois, et la dernière fois, Il insiste : « Pierre, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? « Ceux-ci », ce sont les autres disciples. Si j’ai fait le lien entre les deux, je découvre que d’une part, Pierre est bien l’élu de Dieu, alors même qu’il est le moins éduqué et le moins « cultivé » de tous les apôtres. Il a passé une grande partie de sa vie sur le lac, à prendre du poisson pour nourrir les siens et voilà tout. (Mais avant d’être désigné, David n’était-il pas, lui aussi, un simple berger dont personne ne faisait cas ?) Cependant, parmi les douze, c’est bien Pierre qui a la faveur de Dieu. N’y a-t-il pas ici, de nouveau, un modèle de cette « règle » si souvent énoncée : « Tout ce qui est élevé sera abaissé, tout ce qui est abaissé sera
élevé » ?
D’autre part, je ressens qu' outre l’élection divine, c’est aussi l’amour que l’on porte à Jésus qui rend possible la charge que l’on devra assumer – que cette charge soit celle de l’Evêque de Rome, ou bien la nôtre, chaque jour, sous le regard de Dieu. (Et heureux sommes-nous, qui croyons sans avoir vu, qui vivons dans ce qui nous paraît souvent un abaissement et une indignité profondes, plongés dans un labeur assommant – et qui, cependant, désirons servir le Seigneur ? En réalité, le Seigneur nous fait Le servir sans même que nous puissions nous en rendre compte…
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-20.
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
L’évangile de ce dimanche m’a immédiatement renvoyé à ce que Jésus demande à Pierre après la Résurrection : « Pierre, m’aimes-tu ? » Il le lui demande par trois fois, et la dernière fois, Il insiste : « Pierre, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? « Ceux-ci », ce sont les autres disciples. Si j’ai fait le lien entre les deux, je découvre que d’une part, Pierre est bien l’élu de Dieu, alors même qu’il est le moins éduqué et le moins « cultivé » de tous les apôtres. Il a passé une grande partie de sa vie sur le lac, à prendre du poisson pour nourrir les siens et voilà tout. (Mais avant d’être désigné, David n’était-il pas, lui aussi, un simple berger dont personne ne faisait cas ?) Cependant, parmi les douze, c’est bien Pierre qui a la faveur de Dieu. N’y a-t-il pas ici, de nouveau, un modèle de cette « règle » si souvent énoncée : « Tout ce qui est élevé sera abaissé, tout ce qui est abaissé sera
élevé » ?
D’autre part, je ressens qu' outre l’élection divine, c’est aussi l’amour que l’on porte à Jésus qui rend possible la charge que l’on devra assumer – que cette charge soit celle de l’Evêque de Rome, ou bien la nôtre, chaque jour, sous le regard de Dieu. (Et heureux sommes-nous, qui croyons sans avoir vu, qui vivons dans ce qui nous paraît souvent un abaissement et une indignité profondes, plongés dans un labeur assommant – et qui, cependant, désirons servir le Seigneur ? En réalité, le Seigneur nous fait Le servir sans même que nous puissions nous en rendre compte…