par etienne lorant » mer. 25 août 2010, 11:07
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,27-32.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux : à l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.
C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes,
et vous dites : 'Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. '
Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé !
Quelle sortie ! Ceux qui bâtissent les tombeaux des prophètes et décorent les sépulcres des justes, sont eux-mêmes comme des tombeaux bien décorés et de belle apparence,mais à l'intérieur remplis d'ossements et de chair en décomposition ! Que dirions-nous de nous entendre traités ainsi ? Alors veillons à nous-mêmes. Ce qui est en nous, est-ce un germe de vie éternelle, ou un ferment de pestilence éternelle ? En quoi croyons-nous ? Fidèles dans l'Eglise, sommes-nous aussi fidèles à notre baptême ? Prenons garde, je le dis sans chercher à jouer au prophète de malheur, prenons garde à ne pas nous laisser entraîner par l'esprit de ce monde sur un chemin différent que celui indiqué par Jésus - et qui est jésus lui-même.
Il y a quelques jours à peine, une de mes relations m'a dit: "Je suis croyant non-pratiquant". Il était question des problèmes que traverse l'Eglise. J'avais d'abord ri de bon coeur car je me suis dit: "Mieux vaut entrendre çà que d'être sourd"... Mais ensuite j'ai songé à inverser les mots et j'ai posé cette question: "Qu'en penses-tu :vaut-il mieux se déclarer croyant non-pratiquant, ou pratiquant non-croyant ?" Il n'a su que répondre et j'ai enchaîné qu'en réalité, mieux vaut encore croire se dire non-pratiquant mais croyant. Mais la sonnerie du téléphone a interrompu ce dialogue et je ne sais pas ce que mon interlocuteur en aura pensé.
En réalité, celui qui croit mais qui ne pratique pas la religion (considérée de manière purement formelle), celui-là est parfois plus proche du Royaume qu'il s'en rend compte. Cela dépend de "Là où est ton coeur, là aussi ton trésor". Car c'est toujours celui qui aime son prochain comme lui-même pour l'amour de Dieu, alors, quelles que soient les formules, c'est celui-là qui accomplit la volonté du Père. Efforçons-nous donc de passer par la porte étroite qui associe la pratique des rites et des sacrements, mais aussi une vie intérieure dont la charité est la plus belle expression. La foi, la prière, les oeuvres, l'écoute de l'Esprit-Saint, l'abandon de confiance en toutes circonstances.
J'ai publié ici ma méditation de ce jour, afin de pouvoir y associer le roi saint Louis, dont certains traits de caractère m'enchantent...
Saint Louis naquit le 25 avril 1214 et fut baptisé à Poissy. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel ». Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il. On me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux ».
vingt ans, il épouse Marguerite de Provence, fille du comte de Provence Raimond Béranger IV et de Béatrice de Savoie, et leur amour sera tendre et fidèle. Ils eurent 5 filles et 6 garçons. Devenu roi, il voulut établir avant tout le Règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la Sainte Couronne d'Epines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Par ailleurs, il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Saintes Croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des Lieux Saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un Royaume puissant et chrétien. Son Royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne en 1257. Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal. Il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite ». Il mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à la Huitième Croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne. Un beau monument s'élève sur le lieu de sa mort. Ses reliques furent ramenés en France par son fils Philippe III le hardi. Il sera canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,27-32.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux : à l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.
C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes,
et vous dites : 'Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. '
Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé !
Quelle sortie ! Ceux qui bâtissent les tombeaux des prophètes et décorent les sépulcres des justes, sont eux-mêmes comme des tombeaux bien décorés et de belle apparence,mais à l'intérieur remplis d'ossements et de chair en décomposition ! Que dirions-nous de nous entendre traités ainsi ? Alors veillons à nous-mêmes. Ce qui est en nous, est-ce un germe de vie éternelle, ou un ferment de pestilence éternelle ? En quoi croyons-nous ? Fidèles dans l'Eglise, sommes-nous aussi fidèles à notre baptême ? Prenons garde, je le dis sans chercher à jouer au prophète de malheur, prenons garde à ne pas nous laisser entraîner par l'esprit de ce monde sur un chemin différent que celui indiqué par Jésus - et qui est jésus lui-même.
Il y a quelques jours à peine, une de mes relations m'a dit: "Je suis croyant non-pratiquant". Il était question des problèmes que traverse l'Eglise. J'avais d'abord ri de bon coeur car je me suis dit: "Mieux vaut entrendre çà que d'être sourd"... Mais ensuite j'ai songé à inverser les mots et j'ai posé cette question: "Qu'en penses-tu :vaut-il mieux se déclarer croyant non-pratiquant, ou pratiquant non-croyant ?" Il n'a su que répondre et j'ai enchaîné qu'en réalité, mieux vaut encore croire se dire non-pratiquant mais croyant. Mais la sonnerie du téléphone a interrompu ce dialogue et je ne sais pas ce que mon interlocuteur en aura pensé.
En réalité, celui qui croit mais qui ne pratique pas la religion (considérée de manière purement formelle), celui-là est parfois plus proche du Royaume qu'il s'en rend compte. Cela dépend de "Là où est ton coeur, là aussi ton trésor". Car c'est toujours celui qui aime son prochain comme lui-même pour l'amour de Dieu, alors, quelles que soient les formules, c'est celui-là qui accomplit la volonté du Père. Efforçons-nous donc de passer par la porte étroite qui associe la pratique des rites et des sacrements, mais aussi une vie intérieure dont la charité est la plus belle expression. La foi, la prière, les oeuvres, l'écoute de l'Esprit-Saint, l'abandon de confiance en toutes circonstances.
J'ai publié ici ma méditation de ce jour, afin de pouvoir y associer le roi saint Louis, dont certains traits de caractère m'enchantent...
Saint Louis naquit le 25 avril 1214 et fut baptisé à Poissy. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel ». Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il. On me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux ».
vingt ans, il épouse Marguerite de Provence, fille du comte de Provence Raimond Béranger IV et de Béatrice de Savoie, et leur amour sera tendre et fidèle. Ils eurent 5 filles et 6 garçons. Devenu roi, il voulut établir avant tout le Règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la Sainte Couronne d'Epines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Par ailleurs, il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Saintes Croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des Lieux Saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un Royaume puissant et chrétien. Son Royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne en 1257. Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal. Il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite ». Il mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à la Huitième Croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne. Un beau monument s'élève sur le lieu de sa mort. Ses reliques furent ramenés en France par son fils Philippe III le hardi. Il sera canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII.