par Sapin » sam. 09 août 2008, 19:46
Un peu de phonétique et d'étude des sons aideront également a comprendre mieux la prononciation du grec.
La langue grecque possède sept voyelles et dix-sept consonnes. Il existait en plus en indo-européen (le grec vient de l'indo-européen, plus précisément du sanscrit) deux lettres appelées semi-voyelles ou sonnantes, se situant entre les voyelles et les consonnes: le digamma (correspondant au son W comme dans kilowatt) et le yod (y comme dans yeux). Le grec ne les a pas conservées, mais leur disparition a entraîné des modifications dans la structure de certains mots et donc dans la prononciation.
Des sept voyelles grecques, trois peuvent être longues ou brèves: α, ι, υ, les voyelles ε, ο, sont toujours brèves, les voyelles η, ω, sont toujours longues.
Les rencontres de voyelles
Les voyelles peuvent se rencontrer ou bien dans le corps d'un mot ou à la fin d'un mot ou au commencement du mot suivant. Dans le corps d'un mot, il se produit souvent une altération ou une contraction. À la fin d'un mot, l'hiatus peut être évité de trois façons: par la crase ou fusion de deux mots en un seul; par l'élision ou retranchement de la voyelle finale: en employant des lettres euphoniques.
1° L'altération des voyelles. - a) Quand deux voyelles longues se trouvent en contact, la première s'abrège devant la seconde.
b) Dans le groupe de voyelles longue + brève, il se produit souvent une interversion de quantité.
c) Alors s'explique βασιλέων pour βασιλήων.
2° La contraction. Dans la déclinaison et la conjugaison, les voyelles α,ε,ο,η,ω, se contractent le plus souvent en attique, en donnant une longue.
a) si les deux voyelles sont de même timbre, on obtient la longue correspondants. En attique ε + ε donne: ει, o + o donne: oυ qui sont en réalité de fausses diphtongues pour η et ω (e et o fermés longs).
b) si les deux voyelles ne sont pas du même timbre, l'une se fond dans l'autre en donnant un son unique. En attique, quand ε et α sont ensemble, c'est le premier son du groupe qui l'emporte; un groupe comportant le son o donne toujours ω, sauf o + ε qui donne oυ; o en présence d'une diphtongue avec ι même souscrit, donne oι.
Exception: Les mots de deux syllabes ne se contractent pas d'ordinaire: ἔαρ: printemps; νέος: nouveau ( à côté de νοῦς: esprit).
α + ε = α
α + ει = ᾳ
α + ο = ω
α + ω = ω
α + οι = ῳ
ε + α = η
ε + αι = ῃ
ε + ο = ου
ε + ω = ω
ε + οι = οι
ο + α = ω
ο + η = ω
ο + ε = ου
ο + ει = οι
ο + οι = οι
En apprenant et assimilant ces règles par cœur, les verbes contractes seront un jeu d'enfant!
Un peu de phonétique et d'étude des sons aideront également a comprendre mieux la prononciation du grec.
La langue grecque possède sept voyelles et dix-sept consonnes. Il existait en plus en indo-européen (le grec vient de l'indo-européen, plus précisément du sanscrit) deux lettres appelées semi-voyelles ou sonnantes, se situant entre les voyelles et les consonnes: le digamma (correspondant au son W comme dans kilowatt) et le yod (y comme dans yeux). Le grec ne les a pas conservées, mais leur disparition a entraîné des modifications dans la structure de certains mots et donc dans la prononciation.
Des sept voyelles grecques, trois peuvent être longues ou brèves: α, ι, υ, les voyelles ε, ο, sont toujours brèves, les voyelles η, ω, sont toujours longues.
[b][i]Les rencontres de voyelles[/i][/b]
Les voyelles peuvent se rencontrer ou bien dans le corps d'un mot ou à la fin d'un mot ou au commencement du mot suivant. Dans le corps d'un mot, il se produit souvent une altération ou une contraction. À la fin d'un mot, l'hiatus peut être évité de trois façons: par la crase ou fusion de deux mots en un seul; par l'élision ou retranchement de la voyelle finale: en employant des lettres euphoniques.
1° L'altération des voyelles. - a) Quand deux voyelles longues se trouvent en contact, la première s'abrège devant la seconde.
b) Dans le groupe de voyelles longue + brève, il se produit souvent une interversion de quantité.
c) Alors s'explique βασιλέων pour βασιλήων.
2° La contraction. Dans la déclinaison et la conjugaison, les voyelles α,ε,ο,η,ω, se contractent le plus souvent en attique, en donnant une longue.
a) si les deux voyelles sont de même timbre, on obtient la longue correspondants. En attique ε + ε donne: ει, o + o donne: oυ qui sont en réalité de fausses diphtongues pour η et ω (e et o fermés longs).
b) si les deux voyelles ne sont pas du même timbre, l'une se fond dans l'autre en donnant un son unique. En attique, quand ε et α sont ensemble, c'est le premier son du groupe qui l'emporte; un groupe comportant le son o donne toujours ω, sauf o + ε qui donne oυ; o en présence d'une diphtongue avec ι même souscrit, donne oι.
Exception: Les mots de deux syllabes ne se contractent pas d'ordinaire: ἔαρ: printemps; νέος: nouveau ( à côté de νοῦς: esprit).
α + ε = α
α + ει = ᾳ
α + ο = ω
α + ω = ω
α + οι = ῳ
ε + α = η
ε + αι = ῃ
ε + ο = ου
ε + ω = ω
ε + οι = οι
ο + α = ω
ο + η = ω
ο + ε = ου
ο + ει = οι
ο + οι = οι
En apprenant et assimilant ces règles par cœur, les verbes contractes seront un jeu d'enfant!