par jean_droit » sam. 30 janv. 2010, 16:22
De Zenit :
http://zenit.org/article-23368?l=french
Début entrée :
Marcel Van : La rencontre de l’Orient et de l’Occident
Interview du père Gilles Berceville, dominicain
ROME, Vendredi 29 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Marcel Van, jeune rédemptoriste vietnamien, est né en 1928 dans un village catholique du nord du Vietnam. Petit frère spirituel de sainte Thérèse de Lisieux, il découvre avec elle que la sainteté est à la portée de tous.
Thérèse lui révèle sa vocation : il ne sera pas prêtre. Il apprend à son école à être l'Apôtre caché de l'amour, avec ce grand désir de rendre Dieu présent là où il ne l'est pas. Il meurt à l'âge de 31 ans dans un camp communiste où il avait été condamné à 15 ans de travaux forcés.
Le père Gilles Berceville, dominicain français, auteur de Marcel Van ou l'infinie pauvreté de l'Amour (Ed. de l'Emmanuel/Les Amis de Van, 2009), évoque pour ZENIT la figure de ce jeune vietnamien, en qui se rencontrent l'Orient et l'Occident.
ZENIT - Peut-on séparer Marcel Van de la figure de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, que l'on considère aujourd'hui un peu comme sa grande sœur spirituelle ?
Gilles Berceville - Van est un petit garçon très croyant, qui a toujours eu une relation intime avec le Christ, une pratique eucharistique régulière, la conviction que Dieu est amour, un très grand attachement à la Sainte Vierge. A 14 ans, il découvre l'Histoire d'une âme de Sainte Thérèse et peu après, il entend Thérèse lui parler. Cet échange mystérieux va durer jusqu'à la fin de son noviciat.
ZENIT - Avec elle, que va-t-il découvrir ?
Gilles Berceville - Avec Thérèse, il découvre que son désir de sainteté peut s'accomplir, parce qu'il est aussi le désir de Dieu. Dieu est « accommodant » : il n'est pas un Dieu qui ne penserait qu'à nous punir avec rigueur en exigeant ce que nous ne pouvons absolument pas faire mais un Dieu qui ne pense qu'à nous aider et d'une certaine manière s'adapte à ce que nous sommes pour nous adapter à ce qu'il est. Quand Van lit l'Histoire d'une Ame, il se sent rejoint dans ce qu'il vit déjà. Il est libéré de sa crainte à l'égard de Dieu. A l'école de Thérèse, il apprend aussi une nouvelle manière de prier : comme un fils parle à son père. Tout ce que vit un enfant intéresse un père tel que Dieu.
Thérèse lui révèle aussi sa vocation : il ne sera pas prêtre. Il doit alors renoncer au projet qui l'a fait vivre jusque-là. Il apprend cet idéal d'être l'apôtre de l'Amour dans une vie cachée aux yeux du monde : une vie de prière, d'intercession pour les prêtres et les pécheurs, pour les enfants, pour l'Eglise. Il partage alors avec Dieu selon son expression, « l'infinie pauvreté de l'Amour ».
De Zenit :
http://zenit.org/article-23368?l=french
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[b]Marcel Van : La rencontre de l’Orient et de l’Occident
Interview du père Gilles Berceville, dominicain[/b]
ROME, Vendredi 29 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Marcel Van, jeune rédemptoriste vietnamien, est né en 1928 dans un village catholique du nord du Vietnam. Petit frère spirituel de sainte Thérèse de Lisieux, il découvre avec elle que la sainteté est à la portée de tous.
Thérèse lui révèle sa vocation : il ne sera pas prêtre. Il apprend à son école à être l'Apôtre caché de l'amour, avec ce grand désir de rendre Dieu présent là où il ne l'est pas. Il meurt à l'âge de 31 ans dans un camp communiste où il avait été condamné à 15 ans de travaux forcés.
Le père Gilles Berceville, dominicain français, auteur de Marcel Van ou l'infinie pauvreté de l'Amour (Ed. de l'Emmanuel/Les Amis de Van, 2009), évoque pour ZENIT la figure de ce jeune vietnamien, en qui se rencontrent l'Orient et l'Occident.
ZENIT - Peut-on séparer Marcel Van de la figure de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, que l'on considère aujourd'hui un peu comme sa grande sœur spirituelle ?
Gilles Berceville - Van est un petit garçon très croyant, qui a toujours eu une relation intime avec le Christ, une pratique eucharistique régulière, la conviction que Dieu est amour, un très grand attachement à la Sainte Vierge. A 14 ans, il découvre l'Histoire d'une âme de Sainte Thérèse et peu après, il entend Thérèse lui parler. Cet échange mystérieux va durer jusqu'à la fin de son noviciat.
ZENIT - Avec elle, que va-t-il découvrir ?
Gilles Berceville - Avec Thérèse, il découvre que son désir de sainteté peut s'accomplir, parce qu'il est aussi le désir de Dieu. Dieu est « accommodant » : il n'est pas un Dieu qui ne penserait qu'à nous punir avec rigueur en exigeant ce que nous ne pouvons absolument pas faire mais un Dieu qui ne pense qu'à nous aider et d'une certaine manière s'adapte à ce que nous sommes pour nous adapter à ce qu'il est. Quand Van lit l'Histoire d'une Ame, il se sent rejoint dans ce qu'il vit déjà. Il est libéré de sa crainte à l'égard de Dieu. A l'école de Thérèse, il apprend aussi une nouvelle manière de prier : comme un fils parle à son père. Tout ce que vit un enfant intéresse un père tel que Dieu.
Thérèse lui révèle aussi sa vocation : il ne sera pas prêtre. Il doit alors renoncer au projet qui l'a fait vivre jusque-là. Il apprend cet idéal d'être l'apôtre de l'Amour dans une vie cachée aux yeux du monde : une vie de prière, d'intercession pour les prêtres et les pécheurs, pour les enfants, pour l'Eglise. Il partage alors avec Dieu selon son expression, « l'infinie pauvreté de l'Amour ».