Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

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Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Olivier JC » mer. 16 juil. 2008, 21:18

Il serait bon que les prêtres dans leurs messes basses ou, mieux, dominicales éclairent un peu les fidèles sur tel ou tel point de la lirurgie.
C'est à cela que sont censées servir les monitions, et si vous saviez comme cela marche !

Dans une petite paroisse, le curé avait eu la curieuse idée de faire réciter le Credo de Nicée-Constantinople lors de la Messe de la nuit de Noël. Naturellement, une petite monition introduisait la chose, avec cette précision que l'Eglise demande de se mettre à genoux lorsque l'on dit : "Et s'est fait homme".

Les 3/4 de l'assemblée ignoraient ce Credo (et encore chui sympa) et il n'y avait qu'un couillon à genoux, votre serviteur...

+

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par jean_droit » mer. 16 juil. 2008, 15:09

Je pense que de nombreux catholiques n'ont pas une connaissance suffisante sur bien des points en ce qui concerne l'Eglise et sa liturgie et qu'il agissent ou réagissent justement par ignorance.
Oh ! Bien sûr, des prêtres font des exposés sur la liturgie dans certaines paroisses.
Mais ce sont toujours et toujours pour les mêmes 10 fidèles ...
Il serait bon que les prêtres dans leurs messes basses ou, mieux, dominicales éclairent un peu les fidèles sur tel ou tel point de la lirurgie.
Je l'ai vu faire une fois ou deux et j'ai trouvé que ces quelques mots permettaient une meilleure compréhension par tout le monde du déroulement de la messe.
Le prêtre pourrait profiter de ce début de messe pour parler du saint du jour ( ce qui n'est pas fait systématiquement ), des intentions ( ce qui est très peu fait et je n'ai jamais accepté que ces intentions se résument en un ou deux prénoms dit lors d'une prière ) et de points de liturgie ou de doctrine chrétienne.
Cela prend quelques petites minutes, ne pertube pas la liturgie et me semble très bénéfique.

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par jean_droit » mer. 16 juil. 2008, 8:33

"Etre témoin".
Ou, mais que cela ne soit pas pris pour un quelconque orgueil, "donner l'exemple".
Je crois que nous pouvons chacun de nous donner l'exemple.
Cela fait quelques années que je pratique cette modeste contribution à la liturgie de la messe.
Et, croyez moi, cela marche.
Se signer à bon escient même si bien des prêtres oublient.
Battre sa coulpe.
S'agenouiler en entrant et en sortant de la messe.
S'agenouiller durant la prière eucharistique.
S'agenouiller ou s'incliner quand on passe devant le tabernacle.
Répondre à haute voix, chanter, même si vous avez une voix horrible ...
Bien sûr il s'agit de s'adapter au contexte etc ...
Oui cela marche et au fur et à mesure on voit de plus en plus de personnes qui quittent la position statue.
Bien souvent les fidèles ne sont même pas au courant des gestes qu'ils doivent faire durant la messe.
Souvent je vois des personnes regarder ma femme et l'imiter.
Oh ! Tout cela ne va pas très loin mais ce sont de toutes petites améliorations qui donnent, en général, plus de spiritualité à la messe.

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Anne » mer. 16 juil. 2008, 5:28

jean_droit a écrit :Pour Anne T :
Je suis persuadé qu'il faudrait former les personnes qui participent à la messe pour leur expliquer les gestes "liturgiques" à faire et, surtout, leur expliquer leur place dans le déroulement spirituel de la messe. Je m'exprime pas très bien.
Je ne sais si cela existe ?
Je suis d'accord avec vous: il devrait y avoir une petite formation. Je crois qu'il devrait en être de même pour les enfants de choeur: la plupart ne semblent pas trop savoir ce qu'ils font, du moins ici!

En ce qui me concerne, j'ai reçu un appel... téléphonique, un bon vendredi soir, d'une dame de la paroisse me demandant si je voulais aller lire et donner la communion. J'ai répondu "oui", parce que je considère que c'est d'abord, un honneur, et ensuite parce que je considère (même si c'est moi qui l'écrit ;) ) que je lis passablement bien, les officiants semblant toujours satisfaits.

Mais j'aimerais bien en savoir plus. Nous avons parlé ailleurs de la génuflexion devant le tabernacle: je suis la seule qui la fait lorsque je vais chercher le ciboire... Mais je crois qu'il faudrait aussi que je la fasse quand je passe devant, pour aller me laver les mains avant d'aller le chercher... :incertain:

C'est un peu frustrant, si vous voyez ce que je veux dire.... Je crois bien que Dieu est content qu'on soit là, à l'église, et qu'on s'implique, mais si on pouvait le faire avec tout le décorum et le respect qui lui sont dûs traditionnellement, ce serait encore mieux... du moins, je crois...
:incertain:

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Hélène » mar. 15 juil. 2008, 15:17

Sapin a écrit :Je remarque qu'aujourd'hui plusieurs fidèles qui viennent communier prennent l'hostie et s'en retournent sans avoir communiés devant le prêtre, ce qui pour moi est une abérration. Parfois, plusieurs présentent des mains sales, ou ne présentent même pas le creux de la main pour communier, mais viennent chercher l'hostie avec les doigts en disant merci.
Je partage votre souffrance mon père... vraiment, c'est à se demander si certains ne mangent pas leur propre condamnation. Hier matin, j'ai assisté à la trempette... Je me sens bien impuissante devant de tels actes puisque c'est le prêtre lui-même qui invite les p'tites madames laïques à prendre le calice et à se poster entre lui et l'autre laïc qui donne la communion. Un jour, dans cette même église (qui est sur mon chemin pour aller travailler, dans la ville voisine), j'ai vu une laïc s'auto-communier car apparemment que le prêtre l'avait oublié !!! :sonne:
(Ceci est sans compter tous ceux qui se présentent à la messe habillés comme en semaine, souvent avec des jeans délavés et des t-shirts qu'ils ont portés toute la semaine et des espadrilles de sport aux pieds. Le respect d'un lieu et des gens que nous rencontrons commencent par la tenue vestimentaire).
Ici, je mettrais un bémol. L'important à mon sens n'étant pas l'habit mais la propreté. Je dis peut-être cela parce que je ne suis pas très bien habillée (c'est ce qui passe en dernier dans le budget :oops: ) et surtout, je pars directement de l'église pour aller au boulot à vélo (mon moyen de transport écolo-écono) pour arriver juste à l'heure. J'arrive donc avec mon casque, mes lunettes de soleil, parfois des jeans et t-shirt les jours où il fait chaud... je sais, ce n'est pas très chic, mais pédaler en jupe n'est pas commode :p Personnellement, je ne serais pas choquée de voir un homme habillé avec ses habits de travail (même un garagiste ou un poseur de gyproc), du moment que son coeur et toute sa personne (son comportement) sont disposés au respect des lieux. Bien sûr, le dimanche, on fait un petit effort...mais ça me semble secondaire, particulièrement en semaine car se sont souvent les travailleurs qui vont à la Messe avant de commencer leur journée de travail. Je serai bien plus choquée de voir quelqu'un entrer dans l'église en camisole, bretelles spaghettis, et en shorts/jupe courtes... D'ailleurs, il fut un temps où les gens s'endimanchaient très chics pour venir à la Messe mais étaient incapables d'un seul geste ou une seule parole d'amour en sortant de la Célébration... puis les racontars sur le chapeau de madame chose partaient dès avoir franchis le parvis.
J'ai vu une jeune personne partir avec l'hostie et commencer à la grignoter comme une croustille à son banc!!! Un autre, un enfant, jouer avec l'hostie, et les parents assis à côté trouvaient cela amusant!!!
:sonne:
Visiblement, cet enfant n'avait pas fait sa Première Communion et les parents n'en savent pas plus...
Il y a également le problème des laïcs qui font office d'auxiliaires de la communion, (auxiliaire parce qu'ils ne sont pas institués, condition importante pour être un ministre). Je dis un problème, parce qu'aujourd'hui je perçois difficilement le service qu'ils doivent rendre, mais plutôt des droits acquis et des privilèges. Lorsqu'à ma paroisse j'ai voulu modifier le rôle de ces auxiliaires, ils ont menacé de quitter la paroisse si je mettais mon plan à exécution!!!
Vous me voyez toute confuse de lire cela. C'est pas possible ! Depuis quand est-ce que les laïcs mettent la main sur le Bon Dieu ? Et menacent de quitter si on ne les laisse pas offenser Dieu parce qu'ils y tiennent par dessus le marché ! :incertain: Eh ben... Je crois qu'il faut oser mon père, tout en restant diplomate et charitable, expliquer le sens profond de ce qu'ils prétendent faire "avec amour" pour Dieu - alors qu'ils désobéissent aux préceptes de base de la liturgie :arrow: que les ministres de la communion sont nécessaires exceptionnellement lorsque le prêtre est âgé, malade, handicapé où que l'assemblée est trop nombreuse mais que normalement, c'est le prêtre qui agit dans la Personne du Christ, qui distribue le Corps et le Sang du Christ. Lorsque j'ai vécu le congrès eucharistique, un des intervenants parlait de la "stupeur eucharistique" qui consiste à être saisi d'une stupeur - comme Pierre, Jacques et Jean au Tabor - devant la beauté et la sainteté de Celui qui se donne à nous. Si on comprenait un seul instant qui est Celui qui se donne à nous, nous n'oserions jamais mettre la main dessus et nous le recevrions avec une sainte crainte. Le prêtre a reçu l'onction des mains pour non seulement consacrer les Saintes Espèces mais aussi pour les distribuer.
C'est la raison pour laquelle je suis entièrement d'accord avec les idées de Benoît XVI. Le pape ne fait pas un retour en arrière, comme certains de prétendent ou l'affirment. Il ne fait que replacer les choses au bon endroit et à la bonne place et il corrigera les mauvaises habitudes prisent depuis les 30 dernières années et en redonnant toute la place et la valeur au prêtre à l'intérieur de l'eucharistie, ce qui n'est pas toujours évident aujourd'hui. Une réforme de la communion, oui je crois que c'est nécessaire et urgent, surtout si nous croyons et proclamons la présence sacrée du Christ dans les Saintes Espèces sur l'autel, il faut alors que les gestes du prêtre et des fidèles à la messe soient conformes à cette profession de foi, c'est tout à fait logique.
Tout à fait...
La seule façon que j'ai trouvé pour me battre contre cette désacralisation, à mon humble niveau, est par mes gestes tout simples, d'agir de façon respectueuse devant les Saintes Espèces, en allant à la Communion et durant la Messe.
Donc, si la visite de Benoît XVI en France fera avancer les choses pour le bien de l'eucharistie et de l'Église tant mieux, mais il est évident qu'on ne réussi pas à faire une omelette sans tout d'abord casser les œufs!
N'hésitez pas à casser les oeufs mon père. Car il en va du salut des âmes. Certains pourrons "chialer" ou même quitter, ce sera pour leur perte. C'est sûr que l'idéal serait de les faire rester et grandir, mais... comme on dit à la Famille de saint Joseph : "on ne supprime que ce que l'on remplace". Il faut alors leur démontrer qu'ils ont leur place, leur assigner d'autres tâches qui les fera sentir qu'ils sont au service et que le Seigneur a besoin de chacun mais que chacun a son rôle à jouer, selon les appels. Je sais, c'est long et désespérant, mais je suis sûre qu'avec la grâce de Dieu, tout est possible. Il faut seulement les aimer beaucoup... :amoureux:

Comme nous dit la Genèse : Dieu crée en séparant les éléments de la confusion dans laquelle ils se trouvent quand le désordre règne. Le Seigneur a institué l'Homme pour mettre de l'ordre dans la création (nommer toute chose, dominer les créatures, etc.). C'est la même chose pour l'institution dans l'Église. Saint Paul nous en donne l'ordre quelque part dans ses lettres (il faudrait que je retrouve la référence). C'est le Christ qui l'a voulu ainsi.

Qu'est-ce que c'est dur l'obéissance...

Union de prière pour votre ministère et vos paroissiens... :)

Hélène
p.s. : pardon si j'ai l'air de vous donner des conseils... :oops: mais c'est pénible de lire ce que vous nous racontez.

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par jean_droit » mar. 15 juil. 2008, 12:20

Pour Anne T :
Dans mon cas j'hésite beaucoup à lire les lectures et je ne me sens pas prêt à donner la communion.
Mais vraiment pas.
Je suis persuadé qu'il faudrait former les personnes qui participent à la messe pour leur expliquer les gestes "liturgiques" à faire et, surtout, leur expliquer leur place dans le déroulement spirituel de la messe. Je m'exprime pas très bien.
Je ne sais si cela existe ?
Ce doit être variable selon les évêchés.
D'autre part, je ne sais s'il existe des cérémonies "d'intronisation" de ces personnes.

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par jean_droit » mar. 15 juil. 2008, 12:06

A Saint Médard à Paris un curé, "dans les années noires de l'Eglise", a cru bon d'enlever et de faire détruire tous les ex votos qui tapissaient la chappelle de la Vierge.
Je trouve cela un peu sacrilège.
J'aime bien lire ces ex votos et participer des dizaines d'années après aux joies, aux malheurs et aux prières ....
Bien sûr les tables de communion ont disparu.

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Anne » mar. 15 juil. 2008, 4:00

Sapin a écrit :
Était-il nécessaire de supprimer la communion à la sainte table avec la nappe de communion?
C'est allé plus loin dans notre église: la sainte table elle-même, entre autres, a été supprimée! (Mais on a sauvé les clochettes ;) !)
Nous avions un prêtre qui avait pris tout ça très à coeur: suppression de la majorité des statues, de la chaire, du maître-autel... Mettons que l'église était "ch'nue"! À pleurer...
Il y a également le problème des laïcs qui font office d'auxiliaires de la communion, (auxiliaire parce qu'ils ne sont pas institués, condition importante pour être un ministre). Je dis un problème, parce qu'aujourd'hui je perçois difficilement le service qu'ils doivent rendre, mais plutôt des droits acquis et des privilèges.


J'aimerais en savoir plus sur ce processus, Sapin. Si vous aviez le temps d'élaborer (quitte à déplacer le fil)... à moins que le sujet n'ai déjà été traité ailleurs?
Je suis auxilliaire à la communion, (du moins je crois :incertain: )... j'aimerais être plus informée pour faire ça "comme du monde", parce qu'en fait de formation préalable...

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Altior » lun. 14 juil. 2008, 22:45

Si j'ai bien compris, vous etes pretre. Dans ce cas, avez-vous expliquee a la congregation l'importance de faire la Sainte Communion dans une plus haute piete ? Qu'est-ce que vous empeche de dire a la fin de la Messe: "Chers freres et soeur, en commencent de la semaine prochene, on fera la Sainte Communion en la maniere recommende par la Sainte Eglise, qui est la meme maniere que nos parents et nos encetres l'on faite: a genoux et sur la langue. Je vous rapelle qu'il faut qu'avant la Sainte Communion chaqun de vous fasse un examin de conscience; s'il y trovera la moindre tache il faut que la Communion soit precede par le Sacrement de la Reconciliation, autrement, au peches deja aquis, s'ajoutera celui du sacrilege qui est incompatible a la vie eternelle. Je serai a votre disposition pour la Sainte Reconcilliation pendent deux heures chaque jour, selon le programme suivant, qui sera affiche contre les portes de notre Sainte Eglise."

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Sapin » lun. 14 juil. 2008, 15:20

Bonjour à tous,

Si le Saint Père veut profiter de sa présence en France pour remettre à l'honneur le sens de la communion, je ne vois pas comment les évêques peuvent l'en empêcher, et je ne crois pas que c'est à l'avantage de l'épiscopat français de commencer une polémique avec Rome où les médias ne demanderont pas mieux de nourrir, encore une fois, la désinformation au sujet de l'Église, je crois savoir les évêques de France plus intelligents, je l'espère.

Concernant la communion, il est évident qu'il y a toute une réflexion à faire aujourd'hui avec ce que je vois et je vis en paroisse. Il est vrai que la communion aujourd'hui est vraiment banalisée par les fidèles, mais n'est-ce pas un peu de notre faute? (j'entends ici les pasteurs). Était-il nécessaire de supprimer la communion à la sainte table avec la nappe de communion? Je remarque qu'aujourd'hui plusieurs fidèles qui viennent communier prennent l'hostie et s'en retournent sans avoir communiés devant le prêtre, ce qui pour moi est une abérration. Parfois, plusieurs présentent des mains sales, ou ne présentent même pas le creux de la main pour communier, mais viennent chercher l'hostie avec les doigts en disant merci. (Ceci est sans compter tous ceux qui se présentent à la messe habillés comme en semaine, souvent avec des jeans délavés et des t-shirts qu'ils ont portés toute la semaine et des espadrilles de sport aux pieds. Le respect d'un lieu et des gens que nous rencontrons commencent par la tenue vestimentaire).

J'ai vu une jeune personne partir avec l'hostie et commencer à la grignoter comme une croustille à son banc!!! Un autre, un enfant, jouer avec l'hostie, et les parents assis à côté trouvaient cela amusant!!! Il y a également le problème des laïcs qui font office d'auxiliaires de la communion, (auxiliaire parce qu'ils ne sont pas institués, condition importante pour être un ministre). Je dis un problème, parce qu'aujourd'hui je perçois difficilement le service qu'ils doivent rendre, mais plutôt des droits acquis et des privilèges. Lorsqu'à ma paroisse j'ai voulu modifier le rôle de ces auxiliaires, ils ont menacé de quitter la paroisse si je mettais mon plan à exécution!!! Le Vendredi Saint je devais justifier en long et en large pourquoi je ne voulais aucun laïc dans le sanctuaire durant la première partie de l'office et donner les raisons qui motivaient la pertinence de ne pas utiliser les auxiliaires de la communion pour cette journée!!! Donc ce n'est plus un service, mais des droits acquis, et nous perdons ainsi le sens de l'eucharistie et la place et la fonction de chacun à commencer par le prêtre.

C'est la raison pour laquelle je suis entièrement d'accord avec les idées de Benoît XVI. Le pape ne fait pas un retour en arrière, comme certains de prétendent ou l'affirment. Il ne fait que replacer les choses au bon endroit et à la bonne place et il corrigera les mauvaises habitudes prisent depuis les 30 dernières années et en redonnant toute la place et la valeur au prêtre à l'intérieur de l'eucharistie, ce qui n'est pas toujours évident aujourd'hui. Une réforme de la communion, oui je crois que c'est nécessaire et urgent, surtout si nous croyons et proclamons la présence sacrée du Christ dans les Saintes Espèces sur l'autel, il faut alors que les gestes du prêtre et des fidèles à la messe soient conformes à cette profession de foi, c'est tout à fait logique.

Donc, si la visite de Benoît XVI en France fera avancer les choses pour le bien de l'eucharistie et de l'Église tant mieux, mais il est évident qu'on ne réussi pas à faire une omelette sans tout d'abord casser les œufs!

In Xto

Sapin

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par Anne » ven. 11 juil. 2008, 3:20

jean_droit a écrit : Mais, comme toujours, l'Eglise de France doit ramer pour supprimer les erreurs mises en place dans les années noires de l'Eglise.
Dernier petit détail significatif : Lors des consécrations, maintenant, une cloche sonne à Notre Dame de Paris.
Cela me fait rire quand on pense que les clochettes ont été supprimées et que l'on s'en vantait, comme de la supression des enfants de choeur.
Ces sonneries n'ont jamais disparues dans ma paroisse.
Nous devons être une petite bourgade perdue parmi les camps romains! ;)

Petite anecdote: Boris! Ne lisez pas! :>

J'ai été longtemps enfant de choeur, dans ma lointaine jeunesse (OK, j'étais parmi les premières filles à sévir servir dans le choeur!).

Bien des années plus tard, lors d'une visite à la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, un ami Rédemptoriste nous a demandé de "servir la messe" à moi et une amie. Nous nous exécutames dans la joie, tout allait bien, jusqu'à la consécration où j'ai sonné ces fameuses clochettes...
:exclamation:

À voir la figure de l'officiant, je crois que ça aurait été moins pire si j'avais ouvert ma blouse!
Que de "conneries" ont été faites au nom du modernisme !
Le seul problème c'est que c'est nous en 2008 qui devons en supporter les conséquences.
Je suis d'accord avec vous: à force de "flusher" les symboliques, on perd les symboles...
:s

Re: Certains évêques veulent empêcher le Saint Père de...

par jean_droit » jeu. 10 juil. 2008, 7:24

Bonjour à tous,
Il serait ridicule à mon avis de cacher les tensions qui existent entre bien des évêques de France ou d'Allemagne et le Saint Père.
L'opposition récurrente de certains d'entre eux au Motu Proprio en est la preuve.
Sur le fait de savoir si monseigneur Vingt Trois demande au Saint Père de ne pas donner la communion sur la langue ...
cela n'aurait qu'une importance anecdotique sauf que le Saint Père veut remettre en honneur cette pratique.
Pour suivre Jean Paul II et Benoît XVI il serait grand temps que l'Eglise de France revoit la perception qu'elle donne de l'Eucharistie et de la communion. La banalisation de la communion est une très grande erreur, une erreur majeure.
Mais, comme toujours, l'Eglise de France doit ramer pour supprimer les erreurs mises en place dans les années noires de l'Eglise.
Dernier petit détail significatif : Lors des consécrations, maintenant, une cloche sonne à Notre Dame de Paris.
Cela me fait rire quand on pense que les clochettes ont été supprimées et que l'on s'en vantait, comme de la supression des enfants de choeur.
Que de "conneries" ont été faites au nom du modernisme !
Le seul problème c'est que c'est nous en 2008 qui devons en supporter les conséquences.

Re: Certains évêques veulent emêcher le Saint Père de...

par Olivier JC » mer. 09 juil. 2008, 15:15

Bonjour Sapin,

Pour mémoire, d'aucuns avaient été offusqués lorsque, lors de sa première visite en France, le pape Jean-Paul II avait refusé la communion à Mme Chirac qui voulait communier dans la main.

Il aura fallut, quelque temps plus tard, les pressions des évêques allemands pour que le pape finisse par céder, tout comme Paul VI avait été contraint de céder un indult pour permettre aux évêques confrontés au fait accompli de la communion dans la main de gérer la situation sans heurts.

On sait ce que cet indult est devenu...

On en vient à entendre un curé dire que pour la communion par intinction, les fidèles doivent tremper l'hostie, car le geste est bien plus beau que de boire au calice... Curé qui est désormais évêque depuis 3 jours maintenant, soit dit en passant.

A titre personnel, je trouve l'information au moins crédible, et j'imagine fort bien certains disant à Mgr Marini que mais enfin, le pape ne se rend pas compte, sensibilité des fidèles en France, pastorale difficile etc etc. A mon avis, cela va finir par un prie-dieu devant le pape pour ceux qui voudront s'agenouiller, le pape ne refusant pas pour autant la communion à ceux qui désirent bénéficier de l'indult.

+

+

Re: Certains évêques veulent emêcher le Saint Père de...

par Sapin » lun. 07 juil. 2008, 22:16

Vous me voyez fort surpris de cette soit disant source fiable qui semble faire toute une guerre entre l'épiscopat français et le pape. Pourtant ce n'est pas dans les habitudes de Benoît XVI d'aller chez les gens et de commencer à dicter de manière autoritaire ce qui doit se faire ou pas. En plus je vois mal Mgr Vingt-Trois qui a reçu récemment des mains de Benoît XVI le chapeau cardinalice commencer à dicter au pape quoi faire ou ne pas faire, je crois qu'il sera attentif aux attentes du pape en sol Français afin que le déroulement de son voyage puisse se faire à sa satisfaction.

Habituellement le Saint-Siège procède toujours avec beaucoup de tact et de diplomatie et je ne voie pas pourquoi il ferait exception pour la France. Tout ceci me semble un peut une campagne de salisage pour porter ombrage soit à la personne du pape ou à l'épiscopat français, ce que je trouve très malsain.

Oui les communautés ED seront certes invitées à venir concélébrer et viendront avec plaisir, quant à la FSSPX, ils sont en dehors de la communion et sont empêché de le faire par le droit. Ils seraient donc très effrontés pour eux de venir se présenter devant le pape pour concélébrer (ce qui me surprendrait, d'ailleurs pour les raisons que nous savons tous).

In Xto

Sapin

Re: Certains évêques veulent emêcher le Saint Père de...

par Jean Dendor » lun. 07 juil. 2008, 19:24

Le suite de la lettre 118 du 7 juillet 2008 :

"Commentaires de Paix Liturgique


Ces informations illustrent une fois encore le sérieux des déclarations officielles au terme desquelles "il n'y a pas de problème liturgique en France, nous avons le soutien du Pape..." que servent - non sans arrogance - les détracteurs du Motu Proprio aux fidèles qui en demandent la mise en oeuvre.

Il y aura certainement des esprits mal intentionnés qui prétendront que ces informations sont erronées. Tant pis, il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut voir... Quoi qu'il en soit, tout ceci est bien réel. Nous remercions vivement Monsieur Henri Tincq, qui dans son article publié le 2 juillet dernier dans le Monde, répond directement au document sur lequel se fondent nos informations et partant, en confirme l'existence.

Si nous devions néanmoins ne relever qu’un point de tout cela, ce serait la constatation du fait que nous ne sommes pas les seuls à remarquer à quel point nos pasteurs ont perdu le contact avec la réalité. Ce n’est d’ailleurs pas faute d’avoir tenté de les aider à ouvrir les yeux (Sondages Ipsos de 2001 et CSA de 2006) mais il n’y a pas plus aveugles que ceux qui ne veulent pas voir... Dans les deux cas, plus de 15 % des catholiques souhaitent vivre au rythme de la liturgie traditionnelle (alors que beaucoup répétaient incantatoirement que cela était interdit) et moins de 5 % « refusaient » que cette messe soient célébrée… pour les autres ! Et encore, ces chiffres ont-ils été donnés avant la publication du Motu Proprio, à une époque où le Saint Père n'avait pas concrètement réhabilité la messe traditionnelle.

Comment comprendre qu’au nom de l’unité l’on continue de s’appuyer sur une minorité, pour continuer à exclure les milliers de familles qui souhaitent vivre leur foi au rythme de la forme extraordinaire du rite romain ou faire croire qu’il n’y a que peu de demandes, alors qu’actuellement l’ensemble de celles-ci dépasse les 900 !

Comment ne pas voir que toutes les turbulences qui se poursuivent aujourd’hui n’auraient pas eu lieu si le dialogue et la charité avaient toujours été la juste règle ! Juste un souvenir d’il y a un peu plus de 30 ans : celui où, jeunes chefs de troupe Scouts d’Europe, nous nous sommes vu refuser la communion à Saint Pierre de Montrouge... car nous voulions communier à genoux !

Rappelons que nous ne demandons rien d’autre que de pouvoir vivre notre foi catholique comme l’église l’a toujours permis (Motu proprio Summorum pontificum, Article 2 « Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé...») et que notre souhait est de participer dans nos paroisses et nos diocèses à la vie de notre église, comme tous les autres catholiques.

Sylvie Mimpontel
Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Église.


L’article d’Henri Tincq paru dans le Monde du 2 juillet 2008 :


Le pape Benoît XVI et ses intégristes

Il y a vingt ans, Marcel Lefebvre, évêque français insoumis, esprit borné, bafouait l'autorité du pape Jean Paul II, le 30 juin 1988. Dans son séminaire d'Ecône, en Suisse, bastion de l'intégrisme catholique, il consacrait quatre évêques pour assurer la postérité de la " tradition " contre le concile " hérétique " Vatican II. Des années de tractations avec la Curie romaine (surtout Josef Ratzinger) ou avec des " amis " comme le philosophe Jean Guitton étaient anéanties. Il faisait soleil, ce matin-là sur Ecône. L'huile sainte luisait sur le front des jeunes prélats. Les fidèles s'agenouillaient devant leur crosse, baisaient leur anneau. Au même moment, un décret fulminé par Rome excommuniait Mgr Lefebvre (mort en 1991) et ces nouveaux évêques devenus " schismatiques ".

Deux décennies plus tard, et malgré les échecs successifs des tentatives de " réconciliation " menées par Jean Paul II et surtout Benoît XVI, le traditionalisme, s'il n'a pas gagné dans les textes, a gagné dans les têtes. Ceux qui avaient confondu - et ils étaient alors nombreux - cet épisode des sacres d'Ecône, il y a vingt ans, avec l'expression d'un folklore désuet promis aux poubelles de l'histoire, d'une nostalgie béate pour l'encens, la soutane et la messe en latin, se sont trompés.

Les " tradis " sont toujours là. Largement français à ses débuts - en raison de la nationalité de Mgr Lefebvre et des crispations dans l'Hexagone sur la liturgie moderne - le phénomène s'est mondialisé. La frontière est de plus en plus poreuse, avec des manifestations de foi et de dévotion encouragées par un Benoît XVI, par un jeune clergé et des communautés dites " nouvelles " qui prônent le retour à la tradition comme mode de résistance à la sécularisation moderne.

Les séminaires de la Fraternité saint Pie X, noyau dur du schisme, ont essaimé en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis dans le Minnesota, en Amérique latine. Les générations de prêtres (près de 500) qui en sortent et de fidèles (600 000, de source vaticane) héritiers de cette dissidence se sont renouvelées. Elles sont installées dans plus de trente pays. Typiquement européen, ce modèle d'une Eglise autoritaire, intransigeante, anti-oecuménique et anti-moderne, dominée par la figure du saint prêtre en charge du sacré, s'est exporté. Il est, pour les traditionalistes, le garant de cette part de mystère, d'émotion et de beauté propre à toute tradition et que la " nouvelle messe " aurait sacrifiée. Dans un monde éclaté, le latin y retrouverait un statut de langue universelle et les emprunts aux traditions culturelles, en Inde ou en Afrique, pousseraient vers la " tradition " les fidèles attachés à une liturgie et à un catéchisme uniques.

Les traditionalistes ont trouvé un allié avec le pape allemand. Les fidèles s'étonnent des audaces que prend Benoît XVI en matière liturgique, à rebours de toute une évolution enregistrée depuis Vatican II. Le maître des cérémonies de Jean Paul II a été remplacé. Benoît XVI a rétabli le trône pourpre bordé d'or des papes préconciliaires, renoncé au " bâton pastoral " de ses prédécesseurs, symbole d'une Eglise plus humble, et ressorti la " férule " en forme de croix grecque du pape le plus réactionnaire du XIXe siècle (Pie IX). Il a restauré l'usage de la distribution de la communion à genoux et par la bouche, " destinée à devenir la pratique habituelle des célébrations pontificales ", a déclaré dans L'Osservatore romano Mgr Guido Marini, son cérémoniaire. La France risque d'être stupéfaite lors de la visite de Benoît XVI en septembre.


LA ROME DU XIXE SIÈCLE


Un an après, le motu proprio (décret du pape) de juillet 2007 libéralisant l'ancien rite en latin n'a certes pas déchaîné les passions. En France, le ralliement à l'" ancienne messe " n'aurait touché que... 0,1 % de fidèles. Le nombre de paroisses où elle est célébrée depuis un an n'est que de 40, s'ajoutant aux 132 qui la proposaient déjà. Mais les traditionalistes n'ont pas renoncé à leur guerre d'usure contre les évêques, les prêtres et la Curie " modernistes ". Ils ont rejeté le protocole d'accord proposé par Rome en vue de régler le schisme, qui ne leur demandait que de s'engager à respecter l'autorité et la personne du pape. Victime d'un jeu de surenchères sans fin, Benoît XVI se voit sommé de lever les excommunications de juin 1988 et d'attribuer aux prêtres traditionalistes un statut sur mesure de " prélature nullius ", qui leur offrirait le double avantage d'être reconnus par Rome et de rester indépendants des évêques.

Benoît XVI peut-il aller jusque-là ? Serait-il vraiment ce pape qui n'aurait jamais réussi à s'affranchir de son modèle bavarois où la messe, la famille, l'angélus des champs et la musique des villes étaient au cœur du quotidien ? D'un passé de théologien épouvanté par l'ampleur des dérives qui ont suivi le dernier concile, par le " nihilisme " de Mai 68 et par l'inexorable montée du " relativisme " des moeurs et des opinions, y compris religieuses ? On peine à penser que ce philosophe, qui a dialogué avec des figures de la pensée laïque (Florès d'Arçais en Italie, Habermas en Allemagne), renoué avec Hans Küng, son ancien collègue théologien devenu son meilleur ennemi, prié dans une mosquée (Istanbul), visité des synagogues, écrit des encycliques au ton moderne sur l'amour et l'espérance, puisse demain ouvrir la porte aux schismatiques de 1988, arc-boutés sur la Rome du XIXe siècle. Celle qui combattait les idées de liberté et de droits de l'homme, qui était le bastion du dogme le plus figé, la citadelle de la seule foi catholique légitime, hostile à tout dialogue avec les chrétiens séparés et les confessions non chrétiennes.

Son goût pour la liturgie traditionnelle était connu, ceux qui s'en scandalisent devraient relire les ouvrages qu'il y a consacrés. De même sa mission de pape, gardien de l'unité, l'oblige-t-elle à renouer, avec les traditionalistes, une négociation dans laquelle, comme responsable de la doctrine à Rome, il avait mis le prix, il y a vingt ans, mais dont il vit encore comme un échec personnel la rupture. Dans toutes les religions, la liturgie est toujours l'expression d'une foi. Elle ne peut être dissociée de la doctrine. Or le cap a été fixé, il y a plus de quatre décennies, lors de Vatican II, maintenu par Paul VI et Jean Paul II. Aujourd'hui, un néoconservatisme règne à Rome, encouragé moins par le pape que par des groupes qui n'ont jamais fait leur deuil de l'Eglise autoritaire et repliée de jadis. Le retour à une liturgie plus traditionnelle, la réintégration des schismatiques risquent de se faire au prix d'un grignotage des acquis de quarante ans. Ce serait le triomphe posthume de Mgr Lefebvre.

Henri Tincq

tincq@lemonde.fr "

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