Les mères porteuses

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Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par elisseievna » jeu. 06 nov. 2008, 18:15

Cette question me fait toujours penser à la fable d'Abraham, un des premiers à obtenir "l'enfant de l'esclave" pour reprendre le titre du livre du Pr François Terré sur ce sujet, Ismael, fils de Agar, servante d'Abraham.
De ce méfait nait Ismael, qui "se bat contre tous et contre lequel tous se battront".
Le récit biblique est là encore un bon témoignage sur les conséquences des fautes des anciens ...

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par elisseievna » jeu. 06 nov. 2008, 18:11

Boris a écrit :Enfin, il y a l'aspect psychologique du bébé.
Un bébé est capable de reconnaitre dès sa naissance sa mère. Grâce à l'odeur. Les mamelons de sa mère ont la même odeur que le liquide amniotique dans lequel il a séjourné.

Le séparer de sa mère biologique (ou porteuse), c'est le couper de ce qui représente la sécurité et l'Amour pour lui.

Le système des mères porteuses obligent également l'utilisation de laits industriels et interdit l'allaitement.
Or l'OMS depuis 20 ans a prouvé que rien ne peut remplacer l'allaitement maternel. A tel point que les producteurs de laits industriels sont obligés le mettre sur leurs produits, comme on trouve "fumer tue" sur d'autres produits.
Néanmoins, il y a tellement d'argent derrière tout cela ... (15 ou 20 € la boite de lait pour 1 semaine, si on compte 1 an avant le passage au lait de vache, cela fait 52x20=1040€ par enfant)

Voilà la réalité....
je suis bien d'accord avec tout cela,
c'est une brutalité dangereuse pour l'enfant de le séparer de la femme qui l'a porté, et ... pour la femme aussi le plus souvent !

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par elisseievna » jeu. 06 nov. 2008, 18:07

Boris,

les femmes ne sont pas des animaux, cessez de parler d'elles avec ces termes les ramenant à l'instinct "irrépressibles",

certaines ont un désir d'enfant, bien avant 35 ans, et d'autres : JAMAIS, et ce désir n'est pas "irrépressible", la preuve : toutes celles qui ne font pas d'enfants en se "raisonnant", parce qu'elles n'ont pas trouvé le père ou ne vivent pas dans des conditions qui les rassurent.

A part cela, je suis horrifiée par les propos de Domi ... mais bon ...

voilà mon opinion sur les mères porteuses, qui rejoint tout à fait celle de Sylviane Agacinsky :

dimanche 6 juillet 2008
Non à la légalisation des mères porteuses !
Communique de presse : non à la légalisation des mères porteuses

Le Cercle d’étude de réformes féministes partage entièrement le point de vue ( ci dessous) du PCF au sujet du projet de légalisation des mères porteuses.
Le CERF estime que tout projet de cette nature est une légalisation de l’exploitation des femmes et un risque pour les enfants, la légalisation de la vente d’enfant.
L’argument du libre choix est une duperie : dans l’hypothèse douteuse de femmes souhaitant confier l’éducation de leur un enfant à une autre, leur projet est parfaitement possible sans changement dans l’état civil de l’enfant, aucune atteinte au principe de l’indisponibilité de l’état civil n’est nécessaire.
La plus archaïque des horreurs : l’utilisation de l’esclave comme outil de fabrication d’un enfant, se fait passer pour le dernier cri du progrès de l’émancipation et de l’égalité …
Toute personne consciente devrait dénoncer ce projet comme une abjection.
Le C.E.R.F.
juillet 2008

http://www.pcf.fr/spip.php?article2892
Mères porteuses : une nouvelle forme d’exploitation du corps des femmes

Par : Bureau de presseMis en ligne : 27 juin
Le Sénat a mis en place un groupe de travail qui a organisé des auditions, afin de légiférer sur la légalisation de la gestation pour autrui, autrement dit pour la légalisation des mères porteuses. Il est troublant de voir à gauche des voix qui soutiennent un tel projet.
Ainsi, pendant 9 mois on pourrait utiliser le corps des femmes comme un outil de production/procréation. Tout à coup, il n’y aurait plus de lien entre la femme et l’enfant qu’elle porte. On nous parle de garde fou, de dédommagement et non de rémunération, quelle hypocrisie ! A partir du moment où l’argent entre en jeu, on est dans la marchandisation des corps. A quand l’enfantement comme un métier ?
Que veut dire cette notion du droit à l’enfant à tout prix ? Le désir de transmettre à un enfant peut exister autrement que par la procréation. Nous réfutons le bien-fondé d’une telle loi qui accentuerait une pression supplémentaire sur les femmes, qu’elles soient « porteuses » ou non. Aller vers la reconnaissance de la « maternité par autrui », c’est contraire au respect de la dignité de la femme et de l’enfant. C’est une nouvelle forme d’exploitation du corps des femmes.
Cette question est suffisamment grave pour qu’elle fasse l’objet d’un grand débat public, et que des décisions ne soient pas prises à la hâte et en catimini.
Parti communiste français
Paris le 27 juin 2008

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par jeanbaptiste » dim. 02 nov. 2008, 18:49

Balade, vous avez entièrement raison.

Non seulement le désir d'enfant ne présuppose pas l'amour gratuit et désintéressé (combien de couples désirent un enfant lorsque ça va mal, s'imaginant que sa venue améliora la situation ? Par exemple), quoiqu'un tel amour puisse malgré tout surgir à la suite de ces désirs intéressés !

Mais encore faut-il que nous nous entendions sur le mot "amour" ! S'il s'agit uniquement du "sentiment", alors cela repose sur du sable, car les sentiments son bien mouvants et changent continuellement tout au long d'une journée.

L'amour n'est pas un sentiment (même si de nombreux sentiments accompagnent l'amour), l'amour se définie par des faits concrets, il est une relation. Et cette relation prend des formes bien différentes selon qu'il s'agit de l'amour pour son compagnon ou sa compagne, l'amour pour ses enfants, l'amour pour ses amis etc.

L'amour est un don, et en cela il est désintéressé, gratuit, et ne cherche pas à briser quoi que ce soit (si ce n'est la racine du mal) même pour un bien que la personne juge grand.

Si l'adoption (dans de bonnes conditions) est juste, car elle est un don des parents adoptifs fait à l'enfant qui se retrouve seul, faire porter un enfant par quelqu'un d'autre que soi c'est briser de facto la relation mère porteuse-enfant apparue en son sein au nom du "droit à l'enfant".

Cela est d'autant plus inacceptable, qu'aujourd'hui nous savons que l'enfant dispose d'une conscience forte de son environnement dans le ventre de sa mère (dans le cas présent, ce la personne qui le porte) !

Cela est à ajouter à la violence faite aux mères porteuses qui consiste à instrumentaliser leur corps.

L'acte gratuit ici, serait d'accepter sa situation et de faire don de son amour à Dieu, à ses proches etc.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par Balade » dim. 02 nov. 2008, 18:00

Domy a écrit :
Celui qui ne désire pas d'enfant, c'est qu'il n'aime pas les enfants.
Celui qui en désire les aime forcément !
Bonjour Domy,

Le désir d'enfant n'est pas obligatoirement inhérent à l'amour.

Un enfant peut être désiré pour des raisons ouvertement intéressées :
la transmission du nom et du patrimoine, devenue pour certains un
devoir vital obsessif, peut en être une.

L'assouvissement des ambitions particulières des parents par l'entremise
des enfants, peut en être une autre.

Dans un cas comme dans l'autre, l'amour filial gratuit n'est pas
nécessairement au rendez-vous.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par jeanbaptiste » dim. 02 nov. 2008, 15:29

Il semble que vous n'ayez pas bien compris ce qui est en jeu ici. Que les personnes qui passent par des méthodes telles que les mères porteuses aiment leurs enfants ne me surprend point ! Bien sûr qu'ils les aiment, sinon ils ne se seraient pas donnés tant de mal.

Mais il ne s'agit pas de cela ici, il s'agit de savoir si nous pouvons instrumentaliser ou non un être humain afin d'accéder à la réalisation d'un désir, d'une envie etc.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par Domy » dim. 02 nov. 2008, 13:10

Transmettre un nom n'a jamais exclu, Jean-Baptiste, l'amour d'un parent pour son enfant, bien au contraire ! Si cela était, tous les garçons ne seraient pas aimés de leurs parents, ce qui est absurde !

Je vous renvoie au film "Comme les autres" qui démontre aux hétérosexuels qu'un homme qui n'a pas la chance de l'être peut aussi bien être fou d'amour pour son enfant !

Il faut savoir évoluer dans la vie, et comprendre le désir d'enfant qu'ont ceux qui ne peuvent pas en avoir. Ne parlez pas en leur nom !

Ce qui est ahurissant, c'est qu'on pense sur ce forum que le désir d'enfant est exclusif de l'amour de cet enfant ! Pour ma part, j'ai follement désiré mon fils, et je l'ai aimé et je l'aimerai toute ma vie. Celui qui ne désire pas d'enfant, c'est qu'il n'aime pas les enfants. Celui qui en désire les aime forcément ! Qu'il soit hétérosexuel ou pas !

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par jeanbaptiste » dim. 02 nov. 2008, 10:37

Le nom d'une famille vaut-il plus que la dignité d'un être humain ?

Malgré tout le respect que je porte à la noblesse, à la famille, au nom, au monde, je crois que le soucis du monde (car le monde est bien l'affaire de la noblesse, pour aller vite) ne doit pas briser la personne.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par Domy » dim. 02 nov. 2008, 9:17

La gestation pour autrui concernera aussi les homosexuels, qu'ils vivent en couple ou non, les célibataires qui n'arrivent pas à trouver l'âme soeur, ce qui est un progrès formidable et réduira à néant la stigmatisation dont ils font l'objet du fait qu'ils ne peuvent pas assurer de descendance à leur famille. Il y a des familles dont le dernier descendant mâle appartient à l'une de ces deux catégories de personnes. La gestation pour autrui permettra d'assurer une descendance à ces familles qui vivent jusqu'à maintenant dans le drame de voir mourir le nom de leurs ancêtres.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par christelle » dim. 29 juin 2008, 2:36

Pourtant il y a aussi des adultes qui n'ont pas reçu d'amour, d'instruction et d'éducation.

Concernant le sujet, je n'y ai pas vraiment réfléchis. Mais c'est pour moi en premiere impression assez flippant. Statut de mère porteuse...

Par contre faut arreter dans le trop physiologique. En plus je vous signale que pendant longtemps on pensait que le colostrome était du mauvais lait, c'est pas pour autant que la race humaine s'est arreté. Et de toute façon l'accouchement est très probablement notre premier traumatisme de la vie.

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par Boris » sam. 28 juin 2008, 9:09

ximatt a écrit :En somme que pensez des greffes de rein ? Portez-vous le meme jugement que sur les meres porteuses ?
Vous mélangez tout.

Si je reprends votre exemple de greffe d'un rein, il s'agit d'un organe.
Or un bébé n'est pas un organe, c'est une personne à part entière, différent de sa mère, c'est un être vivant complet.

Le rein ne peut pas vivre par lui-même.

Le bébé, pendant les 10 premiers jours de sa vie n'a pas besoin de sa mère. Au 10e jour seulement il réalise la nidation.
Aujourd'hui, des bébés vivent après 23 semaines de grossesse.

Enfin, il y a l'aspect psychologique du bébé.
Un bébé est capable de reconnaitre dès sa naissance sa mère. Grâce à l'odeur. Les mamelons de sa mère ont la même odeur que le liquide amniotique dans lequel il a séjourné.

Le séparer de sa mère biologique (ou porteuse), c'est le couper de ce qui représente la sécurité et l'Amour pour lui.

Le système des mères porteuses obligent également l'utilisation de laits industriels et interdit l'allaitement.
Or l'OMS depuis 20 ans a prouvé que rien ne peut remplacer l'allaitement maternel. A tel point que les producteurs de laits industriels sont obligés le mettre sur leurs produits, comme on trouve "fumer tue" sur d'autres produits.
Néanmoins, il y a tellement d'argent derrière tout cela ... (15 ou 20 € la boite de lait pour 1 semaine, si on compte 1 an avant le passage au lait de vache, cela fait 52x20=1040€ par enfant)

Voilà la réalité.

Ensuite, j'ai entendu sur Radio Notre Dame quelqu'un dire que Mai 68 fut une révolution infantile : les adultes sont redevenus des enfants.
Là encore, l'histoire des mères porteuses va dans ce sens. Certains adultent ne veulent pas grandir : comme Peter Pan ils vivent dans le rêve et l'imaginaire et veulent tout sans condition.
La pilule et les autres formes d'hormones artificielles ont rendu les hommes et les femmes occidentales stériles (ou presque).
Mais comme des enfants ils le refusent et veulent quand même des enfants.
Par expérience, une femme qui prend pendant 10 ou 15 ans la pilule, est automatiquement ménopausée. Si elle commence à 20 ans, à 35 ans elle est ménopausée. (plusieurs cas rencontrés dans cadre de la Méthode Billings)

35 ans : pour une femme, le désir d'enfant est insoutenable.
Alors elle veut absolument répondre à ce désir, encourager par son mari (le plus souvent d'ailleurs ils ne sont pas mariés) et donc le seul moyen est de demander à une autre femme d'avoir un enfant et de le leur donner ou vendre (selon les pays).

Parce que notre société fonde la famille sur les enfants et non sur le mariage, parce qu'elle a bravé des interdits qui l'on rendu stérile, parce que les adultes se comportent comme des enfants qui font des caprices et que les enfants qui les gouvernent veulent répondre positivement à ces caprices, alors on en arrive à une mécanisation de la procréation : les mères porteuses !

A quand après cela les industries de mères porteuses qui permettront de vendre un bébé sur mesure à un homme ou à une femme ?

Avec ma femme, nous avons dans notre entourage des femmes qui disent : "mon dernier/ma dernière est devenu grand, cela me manque d'avoir un bébé dans les bras".

C'est la même idéologie par derrière : on pense à soi mais pas au bébé. C'est pourtant une personne qui a les mêmes droits que nous : recevoir de l'Amour, une éducation, une instruction, ...

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par FMD » sam. 28 juin 2008, 0:44

Bonsoir Ximat! :)

Il me semble que le don d’organes et le problème des mères porteuses relèvent de deux logiques bien distinctes. Le premier acte répond en effet à une nécessité sanitaire tandis que le second vise à satisfaire un désir d’enfantement qui se heurte à diverses barrières biologiques. Il faut bien comprendre que Nadine Morano propose ni plus ni moins l’instauration d’un droit opposable à la grossesse, comme si un enfant pouvait être assimilé à un bien ou un service. La divergence morale fondamentale entre ces deux actes porte donc sur leurs finalités respectives. S’il est légitime d’essayer de soigner un individu dans le respect de la dignité et de la vie d’autrui, il est en revanche moralement proscrit de désirer un enfant en violant sa propre dignité, celle de son enfant et celle d’autrui en “sous-traitant” une expérience dont la mère n'est pas le dépositaire exclusif, la grossesse concernant tout autant l’enfant.

En Christ,
Franck

Re: La secrétaire d'État à la famille et les mères porteuses

par ximatt » sam. 28 juin 2008, 0:09

Votre opinion sur le sujet semble nette. Je m'interroge sur votre avis sur des actes comparables sur certains points comme la greffe de rein.

En considérant dans les deux actes qu'il s'agit des cas ou la moralité est la plus respectée : pour les meres porteuses, que la demandeuse n'est pas en etat d'enfanter, pour la greffe de rein que le donneur n'agit pas pour de l'argent.

Dans les deux cas il s'agit de suppléer à une deficience. Celui qui cede son rein se met en danger vu qu'une defaillance future de son seul rein sera dangereuse, de la meme façon que la mere porteuse se met en danger. Reduire l'enfantement à une service vaut bien le fait de reduire le corps d'autrui une banque d'organe.

En somme que pensez des greffes de rein ? Portez-vous le meme jugement que sur les meres porteuses ?

Les mères porteuses

par FMD » ven. 27 juin 2008, 23:34

Bonsoir,

Cela se passe de tout commentaire:
Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille a écrit :Pour autant, si ma fille était atteinte d’une malformation utérine et ne pouvait pas vivre de grossesse, cela ne me choquerait pas de porter son enfant. Cela se fait d’ailleurs parfois en Grande-Bretagne. La gestation pour autrui est un acte d’amour et de générosité. Cela doit rester une pratique rare et limitée au cadre familial ou à l’entourage proche.
Ces propos font suite à la proposition d'un certain nombre de sénateurs de définir un cadre légal pour les mères porteuses. Je ne peux que me rendre sur ce point à l'opinion de Mme Jospin-Agacinski:
Sylvianne Agacinski a écrit :On fait passer pour un progrès technique et pour une liberté ce qui représente en réalité une exploitation des femmes pauvres par des femmes riches (et des pays pauvres par les pays riches). La vraie question est de savoir si porter un enfant se rattache à l’existence personnelle d’une femme ou bien si c’est une activité productrice. En fait, c’est une transformation de soi qui ne relève ni du faire ni du produire. C’est tout de même un comble de voir à nouveau considérer l’enfantement comme une fonction (et pourquoi pas un métier, pendant qu’on y est) et le corps féminin comme un outil. Mais aucune femme ne porte un enfant comme on fait cuire un pain dans un four. Philosophiquement, on peut dire que chacun est son corps, et non pas que ce corps est une propriété : c’est en ce sens que vendre du temps de travail, un service ou un produit, ce n’est pas vendre son corps lui-même. Demander à une femme de faire un enfant pour un autre, c’est lui demander de vendre sa personne entière, pendant neuf mois. Cela s’apparente à un esclavage.

http://www.liberation.fr/actualite/soci ... 907.FR.php
En Christ,
Franck

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