par ti'hamo » mer. 25 juin 2008, 9:33
(dans certaines églises pas catholiques, alors, et qui n'ont pas lu l'Evangile
Alors, me semble-t-il, dans le bouddhisme, il s'agit de s'arracher soi-même au cycle sans cesse recommençant des réincarnations, en atteignant le nirvana, où l'on se fond dans le grand tout - et où l'on perd son soi, son individualité. Donc, le choix là n'est pas entre paradis et enfer, mais entre vie sans cesse recommencée sans fin, et fin de tout y compris de soi.
Dans la mythologie égyptienne, si j'ai bonne mémoire, mais il faudrait vérifier, il y a tout ce long compliqué parcours jusqu'au séjour des morts, quoique je ne sache pas très bien ce qu'on est censé y faire, et il y a risque de finir chez le dévoreur d'âmes, je ne sais plus son nom - donc, sans doute le néant, mais après un passage fort peu agréable - mais je ne sais pas sous quelle condition on finit ainsi.
Dans les mythologies nordiques, il y a 2 sortes de mondes post-mortem - celui qui n'est qu'une suite de banquets et de batailles, réservé aux braves morts au combat, ou en tout cas après de nombreux combats, et celui glauque et putride (ah oui si quand-même, hein) et sordide, pour tous les autres (parjures, lâches, traîtres, vieux, femmes, enfants...).
Dans les mythologies grecques et romaines, on retrouve un peu cette classification, mais avec une amélioration : il y a le paradis réservé aux braves (encore une fois, le plus souvent, tombés au combat) et les gens illustres, tout ça ; le Tartare réservé aux vrais vrais impies horribles qui ont fait des choses horribles comme manger des gens ou les dépecer, et qui passent l'éternité en supplices douloureux ou absurdes, et l'intermédiaire pour le tout-venant, qui a tout de même droit à l'immense récompense de l'oubli : ils oublient tout de leur vie passée.
Pour ce qui est de l'enfer et du paradis chrétien, il y a quelques petites confusions ou erreurs à éviter, je pense :
- ne pas confondre la réalité exprimée et l'image utilisée ; forcément, on est bien obligé de représenter ça par des images qui nous parlent, et qui d'ailleurs souvent reprennent des images de mythologies préexistantes (le paradis peut rappeler les champs-élyséens romains, ou encore l'enfer le séjour des morts nordique - dont la déesse-tenancière, d'ailleurs, se nomme Hel.)
Bien sûr, rien ne dit qu'il n'y ait pas une composante physique à chacune de ces vies - nous sommes, après tout, corps et esprit, et il n'est pas idiot de s'attendre à retrouver ce qui ici nous semblait beau et déjà comme un avant-goût du paradis, ou d'exprimer en termes physiques les douleurs causées par l'enfer.
- ne pas en rester au principe de rémunération. Là encore, on est bien obligé de commencer par le comprendre ainsi, parce que c'est une notion assez naturelle chez nous et souvent liée à l'idée de justice.
Cela dit, en rester là, et voir le paradis et l'enfer comme une récompense et une punition arbitraires, posées par dieu pour récompenser les braves ou punir les méchants, ne semble pas suffisamment refléter la réalité.
Il s'agirait plutôt d'un aboutissement logique au choix que l'on fait à notre vie et à notre mort.
Soit refuser l'amour de dieu, vouloir se suffir à soi-même, et obtenir cela (pour toujours uniquement soi-même, seul, coupé de Dieu),
soit accepter de ne pouvoir vivre que par l'amour de dieu, accepter d'être conformé à cet amour, et le recevoir.
On voit donc que ça n'est pas "la même chose" que "toutes les autres religions".
(dans certaines églises pas catholiques, alors, et qui n'ont pas lu l'Evangile :oui:
Alors, me semble-t-il, dans le bouddhisme, il s'agit de s'arracher soi-même au cycle sans cesse recommençant des réincarnations, en atteignant le nirvana, où l'on se fond dans le grand tout - et où l'on perd son soi, son individualité. Donc, le choix là n'est pas entre paradis et enfer, mais entre vie sans cesse recommencée sans fin, et fin de tout y compris de soi.
Dans la mythologie égyptienne, si j'ai bonne mémoire, mais il faudrait vérifier, il y a tout ce long compliqué parcours jusqu'au séjour des morts, quoique je ne sache pas très bien ce qu'on est censé y faire, et il y a risque de finir chez le dévoreur d'âmes, je ne sais plus son nom - donc, sans doute le néant, mais après un passage fort peu agréable - mais je ne sais pas sous quelle condition on finit ainsi.
Dans les mythologies nordiques, il y a 2 sortes de mondes post-mortem - celui qui n'est qu'une suite de banquets et de batailles, réservé aux braves morts au combat, ou en tout cas après de nombreux combats, et celui glauque et putride (ah oui si quand-même, hein) et sordide, pour tous les autres (parjures, lâches, traîtres, vieux, femmes, enfants...).
Dans les mythologies grecques et romaines, on retrouve un peu cette classification, mais avec une amélioration : il y a le paradis réservé aux braves (encore une fois, le plus souvent, tombés au combat) et les gens illustres, tout ça ; le Tartare réservé aux vrais vrais impies horribles qui ont fait des choses horribles comme manger des gens ou les dépecer, et qui passent l'éternité en supplices douloureux ou absurdes, et l'intermédiaire pour le tout-venant, qui a tout de même droit à l'immense récompense de l'oubli : ils oublient tout de leur vie passée.
Pour ce qui est de l'enfer et du paradis chrétien, il y a quelques petites confusions ou erreurs à éviter, je pense :
- ne pas confondre la réalité exprimée et l'image utilisée ; forcément, on est bien obligé de représenter ça par des images qui nous parlent, et qui d'ailleurs souvent reprennent des images de mythologies préexistantes (le paradis peut rappeler les champs-élyséens romains, ou encore l'enfer le séjour des morts nordique - dont la déesse-tenancière, d'ailleurs, se nomme Hel.)
Bien sûr, rien ne dit qu'il n'y ait pas une composante physique à chacune de ces vies - nous sommes, après tout, corps et esprit, et il n'est pas idiot de s'attendre à retrouver ce qui ici nous semblait beau et déjà comme un avant-goût du paradis, ou d'exprimer en termes physiques les douleurs causées par l'enfer.
- ne pas en rester au principe de rémunération. Là encore, on est bien obligé de commencer par le comprendre ainsi, parce que c'est une notion assez naturelle chez nous et souvent liée à l'idée de justice.
Cela dit, en rester là, et voir le paradis et l'enfer comme une récompense et une punition arbitraires, posées par dieu pour récompenser les braves ou punir les méchants, ne semble pas suffisamment refléter la réalité.
Il s'agirait plutôt d'un aboutissement logique au choix que l'on fait à notre vie et à notre mort.
Soit refuser l'amour de dieu, vouloir se suffir à soi-même, et obtenir cela (pour toujours uniquement soi-même, seul, coupé de Dieu),
soit accepter de ne pouvoir vivre que par l'amour de dieu, accepter d'être conformé à cet amour, et le recevoir.
On voit donc que ça n'est pas "la même chose" que "toutes les autres religions".