par Olivier JC » lun. 21 juil. 2008, 15:34
Bonjour,
La parade proposée est certainement intéressante et efficace. Elle présente, me semble-t-il, un gros défaut : c'est qu'au final, on s'en sort tout seul.
Or, si Dieu nous tente, ce n'est pas pour que nous nous en sortions tout seul, c'est pour que nous nous tournions vers lui.
Ce qui n'enlève pas sa valeur et son efficacité à cette méthode. Mais si l'on s'en tient à cela, notre vertu d'en trouvera sans doute grandie, mais notre foi, notre espérance et notre charité n'en aurons tiré aucun profit.
D'autant qu'il est louable de se représenter les dégâts qui résulteraient du fait de céder à la tentation. Mais ce faisant, et ne faisant que cela, il s'ensuit que l'on en reste à la condition de l'esclave.
Ceci dit en référence à cet admirable mot de S. Basile le Grand, qui distinguait trois attitudes de l'esprit susceptibles de nous amener à faire le bien et à lutter contre le mal :
1) La peur des conséquences, de l'enfer > la disposition de l'esclave ;
2) L'attrait de la récompense, du gain résultant du fait de faire le bien > la disposition du mercenaire ;
3) L'amour pour Dieu > la disposition de l'enfant, du fils, de l'ami.
Inutile de préciser, je pense, à quelle disposition nous sommes appelés.
C'est un travers très actuel aujourd'hui dans l'Eglise, je trouve : la contamination de l'aspiration au développement personnel. Certes, suivre le Christ est la voie la plus haute et la plus parfaite pour parvenir au plein développement personnel. Mais si c'est là que gît la motivation, nous en restons à la disposition du mercenaire. Nous restons centrés sur nous même.
M'avais marqué cette simple phrase opposée par une fillette qui allait ensuite se faire violer et tuer, avant d'être canonisée : aux avances de son agresseur, elle répondit : "Non, Dieu ne veut pas". Tout est dans cette réponse admirable : Dieu ne veut pas, donc je ne veux pas. Non pas ma volonté, mais Ta volonté.
Ne l'oublions pas : la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Non pas, certes, avoir peur de Dieu, mais simplement avoir la crainte de déplaire à Dieu, pour une seule et unique raison (la seule qui vaille et qui ne passera jamais) : l'amour.
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Bonjour,
La parade proposée est certainement intéressante et efficace. Elle présente, me semble-t-il, un gros défaut : c'est qu'au final, on s'en sort tout seul.
Or, si Dieu nous tente, ce n'est pas pour que nous nous en sortions tout seul, c'est pour que nous nous tournions vers lui.
Ce qui n'enlève pas sa valeur et son efficacité à cette méthode. Mais si l'on s'en tient à cela, notre vertu d'en trouvera sans doute grandie, mais notre foi, notre espérance et notre charité n'en aurons tiré aucun profit.
D'autant qu'il est louable de se représenter les dégâts qui résulteraient du fait de céder à la tentation. Mais ce faisant, et ne faisant que cela, il s'ensuit que l'on en reste à la condition de l'esclave.
Ceci dit en référence à cet admirable mot de S. Basile le Grand, qui distinguait trois attitudes de l'esprit susceptibles de nous amener à faire le bien et à lutter contre le mal :
1) La peur des conséquences, de l'enfer > la disposition de l'esclave ;
2) L'attrait de la récompense, du gain résultant du fait de faire le bien > la disposition du mercenaire ;
3) L'amour pour Dieu > la disposition de l'enfant, du fils, de l'ami.
Inutile de préciser, je pense, à quelle disposition nous sommes appelés.
C'est un travers très actuel aujourd'hui dans l'Eglise, je trouve : la contamination de l'aspiration au développement personnel. Certes, suivre le Christ est la voie la plus haute et la plus parfaite pour parvenir au plein développement personnel. Mais si c'est là que gît la motivation, nous en restons à la disposition du mercenaire. Nous restons centrés sur nous même.
M'avais marqué cette simple phrase opposée par une fillette qui allait ensuite se faire violer et tuer, avant d'être canonisée : aux avances de son agresseur, elle répondit : [i]"Non, Dieu ne veut pas"[/i]. Tout est dans cette réponse admirable : Dieu ne veut pas, donc je ne veux pas. Non pas ma volonté, mais Ta volonté.
Ne l'oublions pas : la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Non pas, certes, avoir peur de Dieu, mais simplement avoir la crainte de déplaire à Dieu, pour une seule et unique raison (la seule qui vaille et qui ne passera jamais) : l'amour.
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