par coeurderoy » mer. 03 juin 2009, 11:01
"Vivières, en lisière de la forêt de Villers-Cotterêts, est un de ces hauts lieux de la foi presque totalement ignorés ds touristes, qu'il est émouvant de redécouvrir. Les reliques de sainte Clotilde, celle à qui la France dut de devenir chrétienne, y furent transférées au IXème siècle, pour les mettre à l'abri des incursions normandes. Vivières possédait alors une puissante abbaye, solidement fortifiée. Le culte de sainte Clotilde s'y instaura rapidement, et les pèlerinages affluèrent. En 1134, l'abbaye de Vivières restitua la châsse à l'égise Saint-Leu-Saint-Gilles à Paris. Les reliques de sainte Clotilde devaient être brûlées à la Révolution.
Mais ses cendres, précieusement recueillies sont encore vénérées dans l'église parisienne.
Plus heureuse, celle de Vivières a pu conserver le chef et un bras de la sainte, qui lui avaient été laissés en reconnaissance de son hospitalité. Un pèlerinage es organisé depuis Paris, chaque année le 3 juin. Il groupe surtout des royalistes attachés à a double tradition monarchique et chrétienne de la France, symbolisée par la saint épusede Clovis"
Guide de la France religieuse et mystique, Maurice Colinon, Tchou 1969.
Francis Dallais, auteur de Clovis ou le Combat de Gloire signale s'être rendu à Vivières alors qu'il préparait ses recherches documentaires : aucune trace du reliquaire susmentionné. Après prise de rendez-vous à l'évéché de Soissons et pressante demande de sa part, on finit par retrouver lesdites reliques, plus ou moins mises au rebut et ignorées, en tout cas soustraites à la vénération des fidèles (c'était vers 1995, j'ignore ce qu'il en est aujourd'hui et si le pèlerinage signalé en 69 par Maurice Colinon a survécu aux..."seventies" ?)
Au Palais du Tau, à Reims, subsistent deux pièces magnifiques de la "Tenture du Fort Roy Clovis" (Arras ou Tournai, vers 1450). Sur l'une d'elles est représentée la fondation de l'église parisienne des Saints-Apôtres Pierre et Paul, en présence de Clovis et Clotilde. Elle devint église Sainte-Geneviève : l'actuelle rue Clovis passe à l'emplacement de sa nef (la façade jouxtait celle de saint-Etienne-du-Mont). Là reposaient les corps de Clovis et de son épouse.
De l'abbaye médiévale subsiste la tour Clovis, incluse dans le lycée Henri IV, et plusieurs bâtiments abbatiaux.
A Reims subsistait encore, au XIXème s. une troisième pièce de la tenture où se voyait la remise légendaire à Clovis de l'écu de France fleurdelysé remplaçant les crapauds du roi paien. Apporté du ciel par un ange à Joyenval (Yvelines actuelles), une abbaye fondée en ce lieu perpétuait la mémoire des bénédictions célestes répandues sur le royaume grâce à l'intervention patiente et active de Clotilde, alliée à celle de saint Rémy, pour la conversion de Clovis au catholicisme.
"Vivières, en lisière de la forêt de Villers-Cotterêts, est un de ces hauts lieux de la foi presque totalement ignorés ds touristes, qu'il est émouvant de redécouvrir. Les reliques de sainte Clotilde, celle à qui la France dut de devenir chrétienne, y furent transférées au IXème siècle, pour les mettre à l'abri des incursions normandes. Vivières possédait alors une puissante abbaye, solidement fortifiée. Le culte de sainte Clotilde s'y instaura rapidement, et les pèlerinages affluèrent. En 1134, l'abbaye de Vivières restitua la châsse à l'égise Saint-Leu-Saint-Gilles à Paris. Les reliques de sainte Clotilde devaient être brûlées à la Révolution.
Mais ses cendres, précieusement recueillies sont encore vénérées dans l'église parisienne.
Plus heureuse, celle de Vivières a pu conserver le chef et un bras de la sainte, qui lui avaient été laissés en reconnaissance de son hospitalité. Un pèlerinage es organisé depuis Paris, chaque année le 3 juin. Il groupe surtout des royalistes attachés à a double tradition monarchique et chrétienne de la France, symbolisée par la saint épusede Clovis"
Guide de la France religieuse et mystique, Maurice Colinon, Tchou 1969.
Francis Dallais, auteur de [i]Clovis ou le Combat de Gloire [/i] signale s'être rendu à Vivières alors qu'il préparait ses recherches documentaires : aucune trace du reliquaire susmentionné. Après prise de rendez-vous à l'évéché de Soissons et pressante demande de sa part, on finit par retrouver lesdites reliques, plus ou moins mises au rebut et ignorées, en tout cas soustraites à la vénération des fidèles (c'était vers 1995, j'ignore ce qu'il en est aujourd'hui et si le pèlerinage signalé en 69 par Maurice Colinon a survécu aux..."seventies" ?)
Au Palais du Tau, à Reims, subsistent deux pièces magnifiques de la "Tenture du Fort Roy Clovis" (Arras ou Tournai, vers 1450). Sur l'une d'elles est représentée la fondation de l'église parisienne des Saints-Apôtres Pierre et Paul, en présence de Clovis et Clotilde. Elle devint église Sainte-Geneviève : l'actuelle rue Clovis passe à l'emplacement de sa nef (la façade jouxtait celle de saint-Etienne-du-Mont). Là reposaient les corps de Clovis et de son épouse.
De l'abbaye médiévale subsiste la tour Clovis, incluse dans le lycée Henri IV, et plusieurs bâtiments abbatiaux.
A Reims subsistait encore, au XIXème s. une troisième pièce de la tenture où se voyait la remise légendaire à Clovis de l'écu de France fleurdelysé remplaçant les crapauds du roi paien. Apporté du ciel par un ange à Joyenval (Yvelines actuelles), une abbaye fondée en ce lieu perpétuait la mémoire des bénédictions célestes répandues sur le royaume grâce à l'intervention patiente et active de Clotilde, alliée à celle de saint Rémy, pour la conversion de Clovis au catholicisme.