par Invité » sam. 17 mai 2008, 22:18
comme l'a dit Jancovici (auteur du livre "le plein s'il vous plait"), quand une crise économique majeure frappe une nation, il s'en suit toujours de grands troubles politiques qui conduisent très rapidement à un régime dictatorial, et à des guerres et des massacres.
D'où la nécessité, selon cet auteur, de taxer progressivement, mais résolument, le pétrole et ses dérivés, afin d'inciter efficacement les citoyens à investir dans les économies d'énergie, à modifier progressivement leurs modes de transport et de consommation, de manière à amortir le choc inévitable de la raréfaction de l'énergie.
Ce serait des vues à très court terme et démagogiques de réduire les taxes sur l'essence et le gazoil pour préserver le pouvoir d'achat de automobilistes et soutenir les ventes des constructeurs automobiles.
Le choc, inévitable, n'en serait que plus violent et dévastateur.
Quand on fonce dans un mur, il n'y a qu'une chance de salut : c'est de freiner, pas de continuer à accélérer.
Le plus gros problème, selon moi, de la raréfaction et du renchérissement du pétrole, ce n'est pas qu'il nous empêche de rouler en voiture (l'humanité a vécu des millénaires sans voitures), c'est que notre agriculture moderne si "performante" n'est possible que grâce à un pétrole bon marché, aussi bien pour le carburant des tracteurs, que pour le transport des denrées alimentaires (puisque chaque grande région se spécialise dans quelques productions de masse) , et plus encore pour la fabrication des engrais et pesticides.
Si le pétrole devient trop rare et cher, ce type d'agriculture s'écroulera fatalement, et il s'en suivra des famines même chez nous en Europe, où l'abondance des supermarchés nous donne l'illusion que la famine est impossible chez nous. Les pays du sud, bien que touchés dès à présent par la faim, s'en tireront néanmoins mieux que nous, car ils savent encore cultiver leurs champs sans tracteurs et le plus souvent à la houe, sans même la traction animale. Alors que, nous, pauvres citadins élevés "hors-sol", nous ne savons plus faire grand chose sans grands moyens.
D'où l'impérieuse nécessité de développer chez nous une agriculture de subsistance, diversifiée, relocalisée, biologique (puisqu'un jour les engrais chimiques ne seront plus disponibles), sur des exploitations plus petites, à taille humaine. Ce type d'agriculture existe encore en Pologne et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, mais il est en train d'être laminé par la politique agricole de l'Europe. Nous aurons à le regretter amèrement ans quelques années.
L'autonomie alimentaire et la diversité des cultures sont vitales, et doit être développée au niveau de chaque pays, chaque région, chaque jardinier. (cf. Pierre Rabhi)
"donne nous aujourd'hui notre pain quotidien" : sans une alimentation suffisante en qualité et quantité, pas de développement spirituel possible : l'homme affamé devient pire qu'une bête.
comme l'a dit Jancovici (auteur du livre "le plein s'il vous plait"), quand une crise économique majeure frappe une nation, il s'en suit toujours de grands troubles politiques qui conduisent très rapidement à un régime dictatorial, et à des guerres et des massacres.
D'où la nécessité, selon cet auteur, de taxer progressivement, mais résolument, le pétrole et ses dérivés, afin d'inciter efficacement les citoyens à investir dans les économies d'énergie, à modifier progressivement leurs modes de transport et de consommation, de manière à amortir le choc inévitable de la raréfaction de l'énergie.
Ce serait des vues à très court terme et démagogiques de réduire les taxes sur l'essence et le gazoil pour préserver le pouvoir d'achat de automobilistes et soutenir les ventes des constructeurs automobiles.
Le choc, inévitable, n'en serait que plus violent et dévastateur.
Quand on fonce dans un mur, il n'y a qu'une chance de salut : c'est de freiner, pas de continuer à accélérer.
Le plus gros problème, selon moi, de la raréfaction et du renchérissement du pétrole, ce n'est pas qu'il nous empêche de rouler en voiture (l'humanité a vécu des millénaires sans voitures), c'est que notre agriculture moderne si "performante" n'est possible que grâce à un pétrole bon marché, aussi bien pour le carburant des tracteurs, que pour le transport des denrées alimentaires (puisque chaque grande région se spécialise dans quelques productions de masse) , et plus encore pour la fabrication des engrais et pesticides.
Si le pétrole devient trop rare et cher, ce type d'agriculture s'écroulera fatalement, et il s'en suivra des famines même chez nous en Europe, où l'abondance des supermarchés nous donne l'illusion que la famine est impossible chez nous. Les pays du sud, bien que touchés dès à présent par la faim, s'en tireront néanmoins mieux que nous, car ils savent encore cultiver leurs champs sans tracteurs et le plus souvent à la houe, sans même la traction animale. Alors que, nous, pauvres citadins élevés "hors-sol", nous ne savons plus faire grand chose sans grands moyens.
D'où l'impérieuse nécessité de développer chez nous une agriculture de subsistance, diversifiée, relocalisée, biologique (puisqu'un jour les engrais chimiques ne seront plus disponibles), sur des exploitations plus petites, à taille humaine. Ce type d'agriculture existe encore en Pologne et dans d'autres pays d'Europe de l'Est, mais il est en train d'être laminé par la politique agricole de l'Europe. Nous aurons à le regretter amèrement ans quelques années.
L'autonomie alimentaire et la diversité des cultures sont vitales, et doit être développée au niveau de chaque pays, chaque région, chaque jardinier. (cf. Pierre Rabhi)
"donne nous aujourd'hui notre pain quotidien" : sans une alimentation suffisante en qualité et quantité, pas de développement spirituel possible : l'homme affamé devient pire qu'une bête.