La philosophie politicienne vs la religion catholique

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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Geronimo » mer. 16 avr. 2008, 11:04

Sur l'immigration, propos tenus par le Pape Benoit XVI, hier dans l'avion vers les Etats-Unis :
Le pape a ensuite répondu à une question sur l’immigration - avouant par la même occasion qu’il ne pourrait hélas parler en espagnol -, dont il aperçoit l’enjeu, par dessus tout la séparation des familles qu’elle produit. « C’est véritablement dangereux pour le tissu social, humain et moral de ces pays [les pays d’Amérique centrale, principaux pays d’origine de l’immigration aux États-Unis]. Il me semble que nous devons distinguer entre les mesures à prendre immédiatement et les solutions à long terme. La solution fondamentale [serait] qu’il n’y ait plus aucune besoin d’immigrer, qu’il y ait suffisamment de possibilités d’emploi et un tissu social suffisant pour qu’aucun ne ressente plus le besoin d’immigrer. Nous devons tous travailler dans ce but, que le développement social soit suffisant, pour que les citoyens soient capables de contribuer à leur propre avenir. Là-dessus, je veux parler avec le Président [Bush], parce que par dessus tout les États-Unis doivent aider les pays à se développer eux-mêmes. C’est dans l’intérêt de tous, non seulement les pays aidés, mais le monde entier, y compris les États-Unis. »
source : http://e-deo.net/?p=2150

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christian » mer. 26 déc. 2007, 14:07

Bonjour DavidB,
Autrement dit, que Pie XII parle ou pas, ça n'aurait RIEN CHANGÉ sinon de mettre le Vatican dans la m....! Et il n'aurait pas pu établir le réseau sous-terrain par lequel il en a sauvé beaucoup plus que s'il s'était fait anéantir par les autorité Italienne qui étaient encore dans sa phase anticléricale marquée. Malheureusement, son pontificat restera probablement longtemps ambigue de ce que nous ne savons pas s'il est demeuré ambigue pour sauver sa peau ou celle de ceux qu'il a réussis à faire passer à travers les trous du système totalitaire.
Encore une fois, comme vous l’écrivez ailleurs dans votre intervention, il est aisé de réécrire l’histoire à la lueur de notre présent et dans le confort qui est le nôtre aujourd’hui.

Le réseau souterrain, par lequel Pie XII espérait sauver des Juifs, ne pouvait être, par définition, que très inefficace. Je me prends à rêver. Si le Pape était sorti du Vatican, en grand apparat, entouré de cardinaux volontaires, se placer devant le premier train de déportés en exigeant de partir avec eux, comment croyez-vous qu’eussent réagi les administrations fascistes et nazies ?

L’Eglise catholique jouissait encore d’une autorité immense sur des fidèles dix fois plus nombreux qu’aujourd’hui. Galvanisés par l’exemple de leur pasteur, en Italie, en France, en Belgique et en Allemagne même, les catholiques eussent peut-être pris la défense des Juifs. Ou alors, l’antisémitisme eut été le plus fort, et Pie XII déposé pour hérésie, un autre pape plus docile au pouvoir en place intronisé.

Dans tous les cas, une telle audace eut changé l’Histoire. L’action souterraine est bonne pour les petits, pour les humbles, vous et moi. Ceux qui ont accepté les plus hautes charges doivent user de cette visibilité qui est leur attribut. Ils doivent frapper le monde par des coups d’éclat. C’est ça leur boulot. S’ils ne sont pas prêts à s’exposer, ils doivent renoncer à la fonction.

tout cela pour dire que moralement parlant, Blanche-Neige tient beaucoup plus du compte de fée idéalisant que de la réalité. De mon côté, je crois qu'on ne peut s'en sortir les main blanche qu'en ne s'impliquant pas. […] la vérité ne se retrouve pas dans la politique :"Mon royaume n'est pas de ce monde". Voilà. Le chrétien n'est pas DANS la politique, il fait de la politique et du mieux qu'il le peut. Mais il en reste dégagé.
Bien sûr, on peut, et on doit, s’impliquer. On n’est pas chrétien en chambre. Nous devons aider les pauvres, nous, la main sur la truelle et sur la pile de vêtements ; nous ne devons pas demander une législation pour les pauvres. Nous devons dénoncer les addictions à la pornographie ; pas demander une législation sur la censure. Nous devons dénoncer l’exploitation sexuelle ; pas réclamer une législation contre la prostitution, etc.

Faire de la politique, c’est vouloir exercer du pouvoir sur autrui. Le chrétien n’entre pas dans le jeu du pouvoir. Il n’est pas « dans » la politique, il ne « fait » pas de politique, au mieux, il ignore la politique ; au pire, il la contourne, il la traite comme une nuisance, comme un obstacle, comme une de ces malédictions tombées sur nous à la sortie du paradis.

On ne peut pas « faire » de la politique et en être « dégagé », comme vous écrivez. Pas plus qu’on ne peut vendre des armes et en être « dégagé ». Le chrétien a des mains, agiles, douces et calleuses, fermes et nourricières, trempées dans le cambouis, « impliquées » sans réserve, et ces mains sont blanches, parce que tout ce que le chrétien fait est par amour, et donc n’est jamais « politique ».

Bien à vous

Christian



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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par DavidB » mar. 25 déc. 2007, 21:08

Bien,
Bonjour Christian,

Le Danemark et la Bulgarie étaient toujours bien en terre indépendantes et avaient des ressources.

Pie XII n'avait pratiquement plus de ressources, il était au milieu de l'Italie, qui, il me semble, a soutenue l'Allemagne dans un premier temps et Pie XII n'avait vraiment rien à côté des deux autres, qui pourtant ne sont pas si héroïques.

Pie XII, perdu au milieu de l'Italie pro-Allemande, sans armée, sans ressource, il aurait pris de front, il n'y aurait jamais eu des milliers de juifs de plus qui auraient été sauvés, parce que le Vatican se serait fait anéantir par les autorités Italiennes en moins de deux s'il avait pris part. D'ailleurs, Pie XII a condamné souvent, mais subtilement. Par exemple il avait dit : "En quoi serait-ce nécessaire de condamné devant autant de mal?"

Autrement dit, que Pie XII parle ou pas, ça n'aurait RIEN CHANGÉ sinon de mettre le Vatican dans la m....! Et il n'aurait pas pu établir le réseau sous-terrain par lequel il en a sauvé beaucoup plus que s'il s'était fait anéantir par les autorité Italienne qui étaient encore dans sa phase anticléricale marquée. Malheureusement, son pontificat restera probablement longtemps ambigue de ce que nous ne savons pas s'il est demeuré ambigue pour sauver sa peau ou celle de ceux qu'il a réussis à faire passer à travers les trous du système totalitaire.

Et puis, après quelques recherches, j'ai constaté que le roi Boris III a tergiversé pendant les premières années. D'abord neutre, dans la première année, puis pro-Allemande deux années et a déporté quand même 11 500 juifs(bon biensur nous sommes loin des millions). Mais Pie XII n'a livré personne, je crois, si? 50 000 autres ont failli y passé, mais le grand Boris III a cédé à la pression des autorités religieuses de son pays. Ce n'est qu'en 1944 que la Bulgarie prend vraiment la part des alliés. Mais bon, mieux vaut tard que jamais.

Pour ce qui est du Danemark, selon ce que j'en ai déjà lu, ce n'était pas un pays intéressant pour l'Allemagne, et c'est en partie la raison pour laquelle le Danemark n'a pas essuyer les même dégats que les autres pays. C'est que le Danemark était considéré comme un pays "Insignifiant" aux yeux des Allemands. S'ils s'en sont pris à ce pays, ce n'était que pour faire un chemin vers la Norvège.

Anyway, tout cela pour dire que moralement parlant, Blanche-Neige tient beaucoup plus du compte de fée idéalisant que de la réalité. De mon côté, je crois qu'on ne peut s'en sortir les main blanche qu'en ne s'impliquant pas. Et de toute façon, les chrétiens dès le premier siècle, n'ont pas voulu soutenir les juifs pendant la guerre qui a mené à la destruction du temple... Aujourd'hui encore, des juifs nous considèrent pour des traitres à cause de cela. Pourtant s'il y avait des gens proches du christ, ça aurait du être les premiers chrétiens et ils auraient du soutenir leurs frères juifs... Mais ils ne l'ont pas fait, car la vérité ne se retrouve pas dans la politique :"Mon royaume n'est pas de ce monde". Voilà. Le chrétien n'est pas DANS la politique, il fait de la politique et du mieux qu'il le peut. Mais il en reste dégagé. Peut-être verrons-nous en Pie XII un homme de grande liberté qui a su voir cela autrement que seulement des "bons" contre des "méchants" et qu'il a préféré s'impliquer autrement? Peut-être verrons-nous en cet homme, un qui est bien au-dessus des discours idéologiques faciles? Je sais pas, faudrait le questionner mieux, je pense.

Enfin,
Faisons un procès à Pie XII si nous pensons que ça nous élève au-dessus de lui et que ça nous rend géniaux de se croire plus fin qu'un ancien Pape, mais aujourd'hui, en 2007, bientôt 2008, c'est facile de décider une fois le conflit terminé et nous en sécurité dans notre salon.

Dieu vous bénisse :)


David.

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christian » mar. 25 déc. 2007, 16:57

Bon Noël, DavidB,
Pie XII as-tu modérer ses dénonciations contre le régime d'Hitler pour se garder plus de jeu et cacher et libérer plus de juifs.
....
Si Martin de Tours et Pie XII avaient dit "Moi, je garde les mains blanches " avez-vous pensé les dixaines de milliers de personnes qui n'auraient pas été sauvées!?
La morale n’y trouve pas son compte, et par conséquent, l’efficacité non plus.

Je ne connais pas le détail de l’action de St Martin ; mais si Pie XII avait manifesté la même détermination que le Roi Christian du Danemark et son Premier Ministre Scavenius, ou le Roi Boris III de Bulgarie, par exemple, qui s’opposèrent frontalement aux déportations de Juifs par les Nazis, et réussirent à sauver presque tous ceux de leur pays, nous aurions un saint de plus et quelques centaines de milliers de Juifs massacrés en moins.

On dit que le Roi Christian du Danemark avait indiqué à la Gestapo qu’il arborerait l’étoile jaune au dessus de ses décorations si elle était imposée aux Juifs danois. L’exemple public de leur souverain donna du courage aux populations bulgares et danoises, qui cachèrent les persécutés. Une telle manifestation ostentatoire de Pie XII eut pareillement réveillé le sens moral des catholiques. Certes, Boris de Bulgarie fut sans doute assassiné par Hitler pour avoir osé résister. Noblesse oblige. C’est le prix à payer parfois lorsqu’on a la charge d’un peuple et qu’on marche dans les voies de Dieu et de la justice. Je ne jette pas la pierre à Pie XII. Il a fait ce qu’il a cru bon de faire. Il eut pu faire beaucoup plus.

Cordialement

Christian

Un seul individu, apparemment sans aucun pouvoir, qui ose crier la vérité
et qui l’affirme de tout son être et dans tous les actes de sa vie,
prêt à en payer le prix, si élevé soit-il,
possède paradoxalement plus de pouvoir dans son dénuement
que des masses anonymes.

Vaclav Havel, ancien président de la République tchèque

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par giorgino » mar. 25 déc. 2007, 0:12

La tentation de pureté est le titre d'un essai recent : l' auteur y montre que ça conduit au meilleur des mondes . Ou aux temps modernes . Ou a Alphaville de Godard

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christian » lun. 24 déc. 2007, 14:40

Bonjour à tous,
Extrait du dscours de Sarkozy à Dakar, mentionné par Geronimoplus haut sur ce fil :

Jeunes d’Afrique, ne cédez pas à la tentation de la pureté parce qu’elle est une maladie, une maladie de l’intelligence, et qui est ce qu’il y a de plus dangereux au monde.Jeunes d’Afrique, ne vous coupez pas de ce qui vous enrichit, ne vous amputez pas d’une part de vous-même. La pureté est un enfermement, la pureté est une intolérance. La pureté est un fantasme qui conduit au fanatisme.Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter.

Le défi de l’Afrique est celui de toutes les civilisations, de toutes les cultures, de tous les peuples qui veulent garder leur identité sans s’enfermer parce qu’ils savent que l’enfermement est mortel.Les civilisations sont grandes à la mesure de leur participation au grand métissage de l’esprit humain.La faiblesse de l’Afrique qui a connu sur son sol tant de civilisations brillantes, ce fut longtemps de ne pas participer assez à ce grand métissage. Elle a payé cher, l’Afrique, ce désengagement du monde qui l’a rendue si vulnérable. Mais, de ses malheurs, l’Afrique a tiré une force nouvelle en se métissant à son tour. Ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale.

Ouvrez les yeux, jeunes d’Afrique, et ne regardez plus, comme l’ont fait trop souvent vos aînés, la civilisation mondiale comme une menace pour votre identité mais la civilisation mondiale comme quelque chose qui vous appartient aussi. La jeunesse africaine doit avoir le sentiment que le monde lui appartient comme à toutes les jeunesses de la terre.
En l’occurrence, sur ce coup-là, l’ami Sarkozy a eu totalement raison. Comme les pendules détraquées qui indiquent l’heure juste une fois par jour, le président a fourni une bonne réponse a un vrai problème. Vous ne l’avez pas comprise parce que vous confondez la pureté raciale avec le dogmatisme intellectuel, et le métissage biologique avec le brassage des idées. Sarkozy, si je lis bien le discours que vous citez, ne propose pas aux Africains de prendre des femmes blanches, encore moins de venir vivre chez nous. Il leur reproche une incapacité bien visible à intégrer la modernité technologique et à se donner les règles de gouvernance qui seules mènent à l’abondance. Si les Africains, comme vous dites, ont « mal pris ce discours », ils s’en repentiront. Sous quelle forme, cette sanction ? Tout simplement, la pauvreté.

Certes, de temps en temps, les matières premières que d’autres ont découvertes, extraient, et vendent pour eux, atteignent des cours qui permettent à l’élite africaine proche du pouvoir politique d’alimenter un compte en banque offshore. Puis les cours retombent, et ces dirigeants qui ne dirigent rien ressortent la sébile et les geignements sur l’esclavage et la colonisation.

Il y a eu un précédent : l’Amérique précolombienne. Isolés du reste du monde, privés du commerce et du brassage des idées, ses habitants ont très peu inventé, même pas la roue. Les Espagnols, dit-on, en ont fait une bouchée. Mais c’est faux. C’est un raccourci trompeur. Il faudrait plutôt dire « les Espagnols, menés à l’origine par un Génois, voguant sur des vaisseaux utilisés par les Phéniciens, perfectionnés par dix autres peuples marins, armés de fusils anglais, avec de la poudre inventée en Chine, montés sur des chevaux originaires d’Asie, etc. » Aucune chance, les Aztèques. Seuls contre 10 civilisations.

Celui qui reste derrière ses barrières protectionnistes, au nom de sa pureté, finira comme les Pygmées.

Christian

PS. Geronimo, j’ai lu l’article d’Achille Mbembe sur Africultures dont vous donnez la référence. Il est riche d’érudition sur l’image « vitaliste » que l’ethnologie française a donnée des Africains depuis la période coloniale. Il ne dit rien en revanche sur la raison de leur pauvreté d’hier et d’aujourd’hui. Son discours rejoint la critique de l’orientalisme d’Edouard Saïd. C’est la faute à l’Occident, ils ont une mauvaise opinion de nous, et ils nous ont infectés de cette mauvaise opinion.

Peut-être, mais le problème est justement celui de la résilience des Arabes et des Africains. Pourquoi ont-ils accepté ce discours ? on ne peut pas dire que l’Occident ait eu une haute opinion des Juifs et des « Jaunes ». Mais où sont les Juifs et les « Jaunes » aujourd’hui ? Tous les discours d'autojustification butent sur cette simple constatation : le résultat est là.

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Yves54 » ven. 21 déc. 2007, 23:03

Boris a écrit :Un peu de sérieux SVP : Wikipédia est au service de la pensée unique !

Vous nous présentez la fabuleuse stratégie de Miterrand et Chirac de diabolisation de Le Pen.

C'est un peu réchauffé.
Les condamnation sont réelle. Ce n'est pas Wikipédia qui les a inventée, et si vous avez des choses à rectifier, inscrivez vous et proposez votre version des choses. Je veux bien que l'on défende des idées politiques proches de Le Pen, quoi que je n'apprécie pas du tout son programme sur les immigrés (parce que si on doit réduire les quotas, faisons le, mais de là à dire hors de chez nous, il y a un fossé), mais défendre l'homme en lui même, c'est assez osé.

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Boris » ven. 21 déc. 2007, 22:38

Un peu de sérieux SVP : Wikipédia est au service de la pensée unique !

Vous nous présentez la fabuleuse stratégie de Miterrand et Chirac de diabolisation de Le Pen.

C'est un peu réchauffé.

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christian » ven. 21 déc. 2007, 15:55

Bonjour Christophe,
Si les catholiques veulent faire de la politique, qu'ils en fassent ! Mais la politique partisane les condamne à d'inévitables compromissions, et la politique n'est plus faite par les partis ! Les partis sont à la politique intérieure ce que les Etats-nations sont à la politique internationale : des vestiges d'un autre temps. Il y a mille façon de faire de la politique en dehors des partis. !
On peut, et on doit (tout spécialement les catholiques) agir au sein de la société en dehors des partis. Cette action peut-elle encore s’appeler politique, j’en doute. Par définition, la politique passe par l’exercice du pouvoir et la violence de l’Etat, qu’on l’exerce ou qu’on réclame de le faire. Les nouvelles formes d’action ouvertes aux catholiques sont non-violentes, donc non-politiques, et incluent la persuasion, la grève, l’évitement fiscal, la manif’, et ne réclament pas du pouvoir sur autrui à travers de nouvelles législations, mais témoignent de l’engagement des catholiques en faveur d’une cause. Nous prenons nos responsabilités, prenez les vôtres.

J’aime beaucoup cette image : Etats-nations et partis politiques, « vestiges d’un autre temps ».

Cordialement

Christian



Un parlement de démons est naturel dans une société diabolique.

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Yves54 » ven. 21 déc. 2007, 14:49

Boris a écrit :
Yves54 a écrit :Dans la morale vous ne rentrez pas le rejet de l'autre ? Moi, si.
Il ne s'agit pas de rejeter l'étranger (et non pas l'autre de manière si générale), mais de "Stop : on n'est pas capable d'accueillir décemment plus de personnes".

Accueillir pour faire dormir sous les ponts, je vous laisse le faire mais je refuse d'y prendre part : c'est une hypocrisie de bon-aloi. Cela vaut l'Arche de Zoé !

Ouvrez les yeux, réveillez-vous !

Souvenez-vous des tentes du canal St Martin à Paris avant la présidentielle : il s'agissait entre autres de personnes salariés, ayant un travail stable pour certaine mais n'ayant quand même pas les moyens de se payer un toit !

Et vous voulez faire venir des gens sans emplois ni salaires ?
Qui va payer pour eux et pour qu'ils dorment à l'hôtel tous les soirs car il n'y a pas d'autres logements ?


Le Pen parle de dépenser cet argent à créer de l'emploi dans les pays d'origines. Voyez la différence : il refuse l'immigration mais prête secours aux autres.

Ecoutez les SDF dans la rue : ils en ont ras le bol des aides diverses. Ils veulent se prendre en main, pas que tout tombe tout cuit.
Quand j'entends Le Pen parler, vous m'excuserez de dire qu'il rejette clairement l'autre et au sens général. Il a été de multiple fois condamner par les tribunaux à cause de cela.
#
# Évoquant les malades du sida au cours de l'émission d'Antenne 2 L'Heure de vérité, le 6 mai 1987[20], il déclare : « Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (…) Le sidaïque, – si vous voulez, j'emploie ce mot-là, c'est un néologisme, il est pas très beau mais je n'en connais pas d'autre –, celui-là, il faut bien le dire, est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux, si vous voulez » ;
* Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre ». La pochette d'un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. » (« La justice a plusieurs fois condamné le chef du FN pour des propos racistes ou antisémites », Le Monde, 24 avril 2002). La Cour écrit que « L'ensemble de cette publication était de nature à inciter tout lecteur à porter un jugement de valeur morale favorable aux dirigeants du parti national-socialiste allemand […] et constituait un essai de justification au moins partielle de leurs crimes » (Martine Aubry et Olivier Duhamel, Petit dictionnaire pour lutter contre l'extrême droite, éd. du Seuil, 1995, article « Justice »).
* 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique par le tribunal d'Aubervilliers pour « antisémitisme insidieux » (« La justice a plusieurs fois condamné le chef du FN pour des propos racistes ou antisémites », Le Monde, 24 avril 2002). La peine est confirmée en appel le 9 juillet. Jean-Marie Le Pen s'en était violemment pris à des journalistes juifs ou d'ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu'il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n'avoir « appris le français que récemment ».
* 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».
* 16 novembre 1987 : condamné à 3 000 F d'amende et 8 000 F de dommages et intérêts à verser au Mrap pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983. Condamné lors du même procès à 5 000 F d'amende pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission télévisée du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ». Peines confirmées par la Cour d'appel de Paris (11e chambre) le 29 mars 1989.
o 8 juin 1993 : Cassation partielle[29] de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 29 mars 1989 en ses dispositions portant condamnations pénales et civiles du chef du délit de provocation à la discrimination raciale (condamnation concernant les propos tenus lors de l'émission télévisée). Pour la cour d'appel, Le Pen

« met l'accent sur le "monde islamo-arabe qui actuellement pénètre dans notre pays" et le "danger mortel" pour les français de se voir ainsi "colonisés" ; que de tels propos sont de nature à créer dans l'esprit des français l'idée qu'ils sont menacés dans leur identité même par la présence sur leur territoire de musulmans venant du tiers monde, à faire naître envers ce groupe déterminé, à raison de sa religion des réactions de rejet et à provoquer des actes discriminatoires voire de violence »

alors que pour la Cour de cassation,

« les expressions reprochées au demandeur ne désignaient aucune personne ou aucun groupe de personnes autre que des populations étrangères indéterminées, n'étaient de nature à inciter le public ni à la haine, ni à la violence, ni à la discrimination raciale et n'avaient pas dépassé les limites du droit à la libre expression sur le phénomène de l'immigration, la cour d'appel a dénaturé les propos incriminés et fait une fausse application de l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 juillet 1881 »

* Janvier 1991 : condamné par le tribunal de grande instance de Lyon, pour « trouble manifestement illicite à l’ordre public », à retirer tous ses affiches et tous ses tracts faisant référence au sida[30]. La cour d'appel de Lyon la condamnation pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».
* 18 mars 1991 : condamné par la cour d'appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l'humanité » et « consentement à l'horrible » pour avoir déclaré :

« Je me pose un certain nombre de questions. Et je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. [...] Si, c'est un point de détail au niveau de la guerre ! Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire ? Que c'est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. »

Jean-Marie Le Pen doit verser 10 F au MRAP, 100 000 F aux neuf autres associations s'étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, à concurrence de 15 000 F, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30 000 F. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l'article 700 du code de procédure civile, 1 000 F à chacune des dix associations (« L'affaire du "point de détail" — La cour d'appel de Versailles aggrave les peines prononcées contre M. Le Pen », Le Monde, 20 mars 1991).
* 27 mai 1992 : condamné pour « diffamation » par le tribunal de grande instance de Paris à 1 F symbolique de dommages et intérêts à Jean-Christophe Cambadélis. Jean-Marie Le Pen avait qualifié le député PS d'« ancien — ou toujours — trotskiste, et ami des organisations terroristes allemandes » (Le Monde, 7 juin 1992).
* 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs d'amende par la Cour d'appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.
* 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 million de francs pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».
* 15 novembre 1996 : condamné le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan à 10 000 F de dommages et intérêts pour avoir tenu des propos ayant « gravement porté atteinte » au président du tribunal d'Auch (Le Monde, 17 novembre 1996).
* 6 janvier 1997 : condamné à 6 000 F d'amende et 1 F symbolique de dommages et intérêts par la première chambre civile du tribunal de grande instance de Strasbourg pour avoir qualifié l'association Ras l'front de « mouvement de tueurs de flics » (Le Monde, 10 janvier 1997).
* 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d'amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d'une conférence de presse (Le Monde, 6 juillet 1997).
* 26 décembre 1997[31] : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de grande instance de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit lors d'une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles confirme la peine (Le Monde, 15 septembre 1999).
* 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la cour d'appel, qui ajoute 8000 F d'amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d'appel en « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d'élue) lors des législatives de 1997 (« La cour d'appel de Versailles condamne Jean-Marie Le Pen à un an d'inéligibilité », Le Monde, 19 novembre 1998 ; « Demi-clémence pour Le Pen », L'Humanité, 18 novembre 1998). Un an plus tard, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi (« Le Pen condamné, Annette Peulvast “heureuse” », Le Courrier de Mantes, 2 décembre 1999).
* 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national en mai 1996. Le tribunal parle d'« mise en scène macabre et choquante évoquant l'image de la mise à mort par décapitation visant d'une manière certes symbolique mais intolérable à l'élimination de l'intéressée », et estime que « l'agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d'hostilité excédant les limites admissibles d'un débat d'opinion dans une société démocratique » (Le Monde, 1er octobre 1998).
* Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10 000 F de dommages et intérêts à l'Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l'inégalité des races », lors de l'université d'été du FN, le 30 août 1996 (Le Monde, 27 novembre 1998).
* 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre, i.e. « le point de détail » (MRAP, avril 2002)
* 24 février 2003 : La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 24 février la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale, pour des propos sur les musulmans parus dans Le Monde du 19 avril 2003.
* 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l'an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.
* Le président du FN a également été condamné à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la LDH, partie civile (Le Monde, daté du 25 février 2005).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Le_Pen

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christophe » ven. 21 déc. 2007, 14:04

Salut !

Quitte à ne pas exprimer de vote, plutôt s'abstenir que de voter blanc. Les arguments évoqués ci-dessus sont tout à fait pertinents : l'abstention est comptabilisée, pas le vote blanc.

Entre plusieurs candidats, si certains se distinguent des autres, il n'y a aucune raison de leur bouder nos suffrages. Ce n'est pas choisir "le moindre mal" (car un mal est un mal), c'est choisir "le plus grand bien", même si c'est un choix par défaut et que nous fautons par idéalisme.

Mais il faut bien admettre que voter ne sert pas à grand chose : que pèsent nos voix dissidentes dans la cacophonie démoncratique ? La citation de Coluche que Geronimo a mise en signature me semble criante de vérité...

Si les catholiques veulent faire de la politique, qu'ils en fassent ! Mais la politique partisane les condamne à d'inévitables compromissions, et la politique n'est plus faite par les partis ! Les partis sont à la politique intérieure ce que les Etats-nations sont à la politique internationale : des vestiges d'un autre temps. Il y a mille façon de faire de la politique en dehors des partis. !

Pax
Christophe

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par DavidB » ven. 21 déc. 2007, 1:47

Bonjour à Tous,

giorgino a écrit :A force de répéter que vous ne voulez pas choisir le MOINDRE mal , vous me faites penser à Sartre quand il écrivait : ils ont les mains propres , mais ils n 'ont pas de main !
Vous ne voulez pas vous salir les mains ....
:fleur:

La Paix du christ soit sur vous.

Au Québec aussi, on vote souvent pour le moins pire. Je me demande par contre quel genre de spiritualité peut amener à dire "Je ne choisirai pas le mal"... ça sonne comme un brin de présomption... un peu comme Pierre qui dit au Jeudi saint : Moi je ne de trahirai pas... :oh:

L'homme représenté sur mon Avatar, Saint Martin de Tours, a dû abdiquer dans un rapport de domination et se faire passer pour un ami d'un mauvais dirigent car des centaines de personnes étaient menacées de mort et a passé pour un "molasson". Il a du sacrifier son image et tacher sa crédibilité pour sauver ces hommes. C'est Ambroise de Milan qui s'est empressé d'envoyer un pamphlet pour rétablir les faits un fois les hommes en sureté.

Pie XII as-tu modérer ses dénonciations contre le régime d'Hitler pour se garder plus de jeu et cacher et libérer plus de juifs.

Si Martin de Tours et Pie XII avaient dit "Moi, je garde les mains blanches :siffle: " avez-vous pensé les dixaines de milliers de personnes qui n'auraient pas été sauvées!?

Je crois que pour des maux équivalent vaut mieux s'abstenir, mais s'il y en a un moindre, vaut mieux s'assurer le moindre pour faire échec au plus mauvais que de ne rien faire pour empêcher le plus mauvais.

S'abstenir de voter c'est automatiquement donner son vote au gagnant. Voter pour le moindre, c'est peut-être déjà sacrifier moins de gens que si le pire passait. Quand on a pas le choix de se salir, on choisi le trou de boue le moins vaseux...

Il n'est pas toujours intelligent, ni même toujours juste et droit de se laver les mains et de se les tenir blanches... Au fait... se laver les mains... ça résonne comme un personnage biblique il me semble...
;)
:nargue:

Dieu vous bénisse


David

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par giorgino » jeu. 20 déc. 2007, 22:06

Vous avez peut etre raison ... il me semble cependant que voter blanc marque un geste , une démarche ...

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Christian » jeu. 20 déc. 2007, 21:38

Bonsoir à tous,
Le chiffre de l'abstention est bien plus marquant car il représente ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pris part au système. Dans la mesure où l'on rejette les partis de gouvernement actuels et où l'on considère les partis d'opposition comme de simples leurres destinés à pérenniser le système politique -fonction tribunicienne, l'abstention s'impose. Sur quoi reposerait encore le pouvoir d'un Sarkozy ou d'une Royal dans le cadre d'une hypothèse d'abstention massive?
Vous avez tout compris, Franck. :) Le vote blanc consolide le système, c’est un vote comme un autre, mais pour un parti absent. Nous avons 10 partis, disent ces électeurs, et nous en voulons un 11ème. Ils sont comme les adorateurs du « Dieu inconnu », dont St Paul repérait la stèle à Athènes. Or la question n’est pas d’en rajouter à la mythologie démocratico-sociale, mais d’en sortir. L’abstentionniste va à la pêche. Il tourne résolument le dos aux jeux inutiles, à la prétention de gouverner, à l’illusion du pouvoir. Comment ne serait-ce pas lui qui a raison ?

Il y a un siècle, sans doute, les élections représentaient un espoir. Elles ne sont plus aujourd’hui qu’un danger.

Evitons-les.


Longtemps j’ai cherché à comprendre sans y parvenir ce qui rend les ministres
si heureux de l’être, quoiqu’ils prétendent. Maintenant, expérience faite,
je crois l’avoir saisi. C’est la dilatation du moi que la fonction provoque.
« Je » se gonfle, s’étale, se dandine, photographié, loué, caricaturé, insulté même,
un narcissisme entretenu par tout l’appareil qui l’entoure
dans le sentiment de son importance et de sa singularité.

Françoise Giroud

Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

par Boris » jeu. 20 déc. 2007, 13:23

Yves54 a écrit :Dans la morale vous ne rentrez pas le rejet de l'autre ? Moi, si.
Il ne s'agit pas de rejeter l'étranger (et non pas l'autre de manière si générale), mais de "Stop : on n'est pas capable d'accueillir décemment plus de personnes".

Accueillir pour faire dormir sous les ponts, je vous laisse le faire mais je refuse d'y prendre part : c'est une hypocrisie de bon-aloi. Cela vaut l'Arche de Zoé !

Ouvrez les yeux, réveillez-vous !

Souvenez-vous des tentes du canal St Martin à Paris avant la présidentielle : il s'agissait entre autres de personnes salariés, ayant un travail stable pour certaine mais n'ayant quand même pas les moyens de se payer un toit !

Et vous voulez faire venir des gens sans emplois ni salaires ?
Qui va payer pour eux et pour qu'ils dorment à l'hôtel tous les soirs car il n'y a pas d'autres logements ?


Le Pen parle de dépenser cet argent à créer de l'emploi dans les pays d'origines. Voyez la différence : il refuse l'immigration mais prête secours aux autres.

Ecoutez les SDF dans la rue : ils en ont ras le bol des aides diverses. Ils veulent se prendre en main, pas que tout tombe tout cuit.

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