par Toto2 » Hier, 18:12
Gaudens a écrit : ↑Hier, 10:58
La première solution que vous proposez, Toto2, casserait l'unité de l'Eglise latine ; par comparaison, aucune des Eglises orientales unies n'est bi-ritualiste, chacune a SON rite.
Les rites dominicains, cartusiens, des prémontrés, de Sarum, de Braga... ont-ils cassé l'unité de l'Eglise latine ? Non.
La multiplicité dans le déroulement des messes, avec le choix d'options laissées à la main du célébrant, casse-t-il l'unité de l'Eglise latine ? Non plus.
Les divers rites cassent-ils l'unité de l'Eglise catholique ? Pas davantage.
Je pense que l'unité de l'Eglise est bien plus cassée par des initiatives comme celles que prennent certains évêques allemands, plutôt qu'un prêtre qui célèbre dans sa chapelle la messe traditionnelle.
Mais au delà il me semble souhaitable qu'une telle commission ait un axe de réflexion plus large, à moyen terme: le rapprochement des deux formes après mise à plat de leur application actuelle respective, à la lueur de Sacrosanctum Concilium. Ladite commisison aurait entre autres le pouvoir de recommander des modifications à certaines des formes du Novus Ordo suite aux (hâtives) décisions de la Commission liturgique post-concilaire (Bugnini) et des conférences épiscopales nationales.Et encore la possibilité de recommander certaines modifications de la manière actuelle de célébrer en Vetus Ordo. Tout ce qui était voulu par Benoit XVI en son temps.
Je ne pense pas que vous trouverez plus de 0,1% des traditionalistes qui serait content à cette idée, à 0,1% près.
C'est peut-être le chat échaudé qui craint l'eau froide, mais je parierais à 9 contre 1 que ces recommandations ne me siéraient pas ; j'entends que ce n'est pas un argument et que ce que pense ma petite personne n'a pas un grand intérêt, mais je ne pense pas être le seul qui aura cet avis.
Gardons-nous de raccommoder les vieux vêtements avec de nouvelles pièces d'étoffe, ou de verser du vin nouveau dans de vieilles outres.
L'Eglise considère qu'il faut prémunir les rites orientaux de toute latinisation pour en garder les trésors, je ne vois pas pourquoi la forme extraordinaire devrait faire
une fois de plus l'objet d'un traitement particulier et en quoi un rapprochement serait souhaitable. QU'ON NOUS FICHE LA PAIX, point. C'est tout ce que l'on veut avec l'abrogation de TC, c'est tout ce que l'on demande.
Je me moque éperdument, d'un point de vue strictement personnel (en ce qui concerne le bien de l'Eglise, et la nécessaire qualité de la liturgie, c'est autre chose) de savoir comment les catholiques prient en Paul VI (je vais fort rarement à la messe Paul VI), si le prix à payer pour une amélioration de la liturgie Paul VI est une dégradation de la messe de saint Pie V, le prix me paraît trop élevé.
Vous vous rendez compte, quand même, de l'énergie, de la perte de temps, des efforts dépensés dans l'Eglise par certains pour s'acharner contre 500 000 catholiques qui représentent un demi dixième de pourcent des catholiques du monde entier ? Les séminaires sont de plus en plus déserts, la doctrine catholique est de moins en moins annoncée et répandue, les gouvernements libéralisent le divorce, l'euthanasie, l'avortement et la théorie du genre, les islamistes massacrent les chrétiens au Nigeria et ailleurs, des conflits ensanglantent la planète... mais la préoccupation est de s'assurer que, horreur, horresco referens, on soit certain qu'il n'y ait pas un abbé qui ose commettre le crime abominable de célébrer une messe privée au sous-sol d'une chapelle avec le missel de 1962. Si ce n'était si tragique pour les traditionalistes, ce serait surtout risible.
Tout en plaidant pour la liberté de culte, bien entendu. Et le dialogue oecuménique et interreligieux, naturellement. Et la liberté de conscience, en plus.
Je suis absolument, totalement, fermement, contre ce projet de sacre de la FSSPX... MAIS que certains catholiques, non pour suivre le schisme de Mgr Lefebvre mais pour continuer à avoir la messe traditionnelle, aient rejoint la FSSPX, c'était - malheureusement ! - prévisible. Il n'aurait pas été si compliqué de manier d'un côté la carotte - libéralisation totale de la messe traditionnelle - et de l'autre côté le bâton.
[quote=Gaudens post_id=476576 time=1782809919 user_id=16704]
La première solution que vous proposez, Toto2, casserait l'unité de l'Eglise latine ; par comparaison, aucune des Eglises orientales unies n'est bi-ritualiste, chacune a SON rite. [/quote]
Les rites dominicains, cartusiens, des prémontrés, de Sarum, de Braga... ont-ils cassé l'unité de l'Eglise latine ? Non.
La multiplicité dans le déroulement des messes, avec le choix d'options laissées à la main du célébrant, casse-t-il l'unité de l'Eglise latine ? Non plus.
Les divers rites cassent-ils l'unité de l'Eglise catholique ? Pas davantage.
Je pense que l'unité de l'Eglise est bien plus cassée par des initiatives comme celles que prennent certains évêques allemands, plutôt qu'un prêtre qui célèbre dans sa chapelle la messe traditionnelle.
[quote]Mais au delà il me semble souhaitable qu'une telle commission ait un axe de réflexion plus large, à moyen terme: le rapprochement des deux formes après mise à plat de leur application actuelle respective, à la lueur de Sacrosanctum Concilium. Ladite commisison aurait entre autres le pouvoir de recommander des modifications à certaines des formes du Novus Ordo suite aux (hâtives) décisions de la Commission liturgique post-concilaire (Bugnini) et des conférences épiscopales nationales.Et encore la [b]possibilité de recommander certaines modifications de la manière actuelle de célébrer en Vetus Ordo.[/b] Tout ce qui était voulu par Benoit XVI en son temps.[/quote]
Je ne pense pas que vous trouverez plus de 0,1% des traditionalistes qui serait content à cette idée, à 0,1% près.
C'est peut-être le chat échaudé qui craint l'eau froide, mais je parierais à 9 contre 1 que ces recommandations ne me siéraient pas ; j'entends que ce n'est pas un argument et que ce que pense ma petite personne n'a pas un grand intérêt, mais je ne pense pas être le seul qui aura cet avis.
Gardons-nous de raccommoder les vieux vêtements avec de nouvelles pièces d'étoffe, ou de verser du vin nouveau dans de vieilles outres.
L'Eglise considère qu'il faut prémunir les rites orientaux de toute latinisation pour en garder les trésors, je ne vois pas pourquoi la forme extraordinaire devrait faire [i]une fois de plus[/i] l'objet d'un traitement particulier et en quoi un rapprochement serait souhaitable. QU'ON NOUS FICHE LA PAIX, point. C'est tout ce que l'on veut avec l'abrogation de TC, c'est tout ce que l'on demande.
Je me moque éperdument, d'un point de vue strictement personnel (en ce qui concerne le bien de l'Eglise, et la nécessaire qualité de la liturgie, c'est autre chose) de savoir comment les catholiques prient en Paul VI (je vais fort rarement à la messe Paul VI), si le prix à payer pour une amélioration de la liturgie Paul VI est une dégradation de la messe de saint Pie V, le prix me paraît trop élevé.
Vous vous rendez compte, quand même, de l'énergie, de la perte de temps, des efforts dépensés dans l'Eglise par certains pour s'acharner contre 500 000 catholiques qui représentent un demi dixième de pourcent des catholiques du monde entier ? Les séminaires sont de plus en plus déserts, la doctrine catholique est de moins en moins annoncée et répandue, les gouvernements libéralisent le divorce, l'euthanasie, l'avortement et la théorie du genre, les islamistes massacrent les chrétiens au Nigeria et ailleurs, des conflits ensanglantent la planète... mais la préoccupation est de s'assurer que, horreur, horresco referens, on soit certain qu'il n'y ait pas un abbé qui ose commettre le crime abominable de célébrer une messe privée au sous-sol d'une chapelle avec le missel de 1962. Si ce n'était si tragique pour les traditionalistes, ce serait surtout risible.
Tout en plaidant pour la liberté de culte, bien entendu. Et le dialogue oecuménique et interreligieux, naturellement. Et la liberté de conscience, en plus.
Je suis absolument, totalement, fermement, contre ce projet de sacre de la FSSPX... MAIS que certains catholiques, non pour suivre le schisme de Mgr Lefebvre mais pour continuer à avoir la messe traditionnelle, aient rejoint la FSSPX, c'était - malheureusement ! - prévisible. Il n'aurait pas été si compliqué de manier d'un côté la carotte - libéralisation totale de la messe traditionnelle - et de l'autre côté le bâton.