Qu'en dit l'Eglise, svp ?

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Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Libremax » Aujourd’hui, 17:40

veilleur a écrit : Hier, 16:28 Quant à la nécessité de la mort du Christ, je dirait que c'était pour compléter la miséricorde de Dieu envers les hommes. Avant Jésus, la miséricorde de Dieu était imparfaite. Les fautes des parents retombaient sur leurs enfants sur plusieurs générations. Les sacrifices d'animaux accompagnés de l'accusation des fautes n'effaçaient pas les péchés.
Bonjour,
attention, c'est un peu risqué de formuler ces choses de la sorte.
On ne peut pas dire que quelque chose a pu "compléter la miséricorde de Dieu", même en parlant de la mort et de la résurrection du Christ.
Il vaudrait mieux dire que sans elles, la Miséricorde divine aurait été incomplète.
Dieu est éternel : nous pouvons être certains que, de tous âges, Sa miséricorde a toujours été infinie, et c'est justement en vertu de cette Miséricorde que le Fils s'est incarné en Jésus, est mort et est ressuscité pour nous sauver du péché.

On ne peut pas dire qu'avant Jésus, cette miséricorde était imparfaite, que les fautes des parents retombaient sur les enfants, que les sacrifices n'effaçaient pas les péchés. C'est l'idée qu'on se faisait du pardon de Dieu, qui était incomplète, par rapport à ce que Jésus nous en a dévoilé. Dieu n'a jamais reporté la culpabilité des parents sur leurs enfants, Il a toujours pardonné les fautes des coeurs sincères.
Lors de la passion de notre Seigneur Jésus Christ, le Père a été bouleversé de douleur en voyant son fils souffrir, et cette douleur a été la cause le la miséricorde parfaite du Père envers l'humanité de son Fils, et par là même de l'humanité entière. L'agonie de Jésus sur la croix nous a obtenu le pardon de nos péchés et la mort de Jésus, son passage aux enfers et sa résurrection a ouvert les portes du ciel.
Attention, parler de "douleur bouleversant le Père en voyant son fils souffrir" non seulement fait de Dieu un être soumis à des sentiments (en l'occurrence, capables de le bouleverser ? Dieu ?), mais contrevient en plus au fait que le Père savait de toute éternité et avait pour que le Fils devait mourir, comme cela avait été annoncé "selon les Ecritures", puis par trois fois aux Douze, et enfin, que cela était "Sa volonté" comme l'agonie de Jésus à Gethsémani nous le dit.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » Hier, 20:35

veilleur a écrit : Hier, 20:11 Il ne faut pas oublier que Jésus est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme. Par sa passion, Jésus a réconcilié la nature humaine et la nature divine. Il y a eu d'autres martyres dans l'ancien testament mais seul Jésus pouvait sauver le monde de part sa double nature.

Les martyres du nouveau testament n'ajoutent rien à la rédemption de Jésus mais ils s'y unissent mystérieusement.
Oui, bien sûr. Je ne sais pas si c'est votre réponse à mes réserves, mais je suis évidemment d'accord

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par veilleur » Hier, 20:11

veilleur a écrit : ↑Aujourd’hui, 16:28
Lors de la passion de notre Seigneur Jésus Christ, le Père a été bouleversé de douleur en voyant son fils souffrir, et cette douleur a été la cause le la miséricorde parfaite du Père envers l'humanité de son Fils, et par là même de l'humanité entière. L'agonie de Jésus sur la croix nous a obtenu le pardon de nos péchés et la mort de Jésus, son passage aux enfers et sa résurrection a ouvert les portes du ciel.
Idem. Mais je suis étonné :
En effet, si je vous suis bien, Dieu a cédé.
Il a cédé face à la brutalité, juste parce que c'était son fils qui était visé. C'est dire, si je vous comprends bien, que pour nous, pécheurs, il suffit d'ajouter le péché au péché, de faire souffrir le Fils pour obtenir miséricorde.
Pour moi, il me semble que la parabole du bon grain et de l'ivraie, notamment dans Mt 13,
Il ne faut pas oublier que Jésus est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme. Par sa passion, Jésus a réconcilié la nature humaine et la nature divine. Il y a eu d'autres martyres dans l'ancien testament mais seul Jésus pouvait sauver le monde de part sa double nature.

Les martyres du nouveau testament n'ajoutent rien à la rédemption de Jésus mais ils s'y unissent mystérieusement.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » Hier, 18:47

Bonjour veilleur,
merci de votre participation.
veilleur a écrit : Hier, 16:28 Saint Jean-Baptiste en désignant Jésus a dit "voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde"
La référence à l'agneau vient de la Pâques juive ou Moïse ordonnait de manger un agneau qu'on avait égorgé avant le passage de la mer Rouge.
Ce passage de la mer Rouge préfigurait le passage de la mort à la résurrection du Christ et également le passage de la mort à la vie dans le sacrement du baptême ainsi que la remise des fautes dans le sacrement de la confession qui peut être rapproché de la résurrection.
J'ignorais ceci.
Merci de m'informer
veilleur a écrit : Hier, 16:28 Quant à la nécessité de la mort du Christ, je dirait que c'était pour compléter la miséricorde de Dieu envers les hommes. Avant Jésus, la miséricorde de Dieu était imparfaite. Les fautes des parents retombaient sur leurs enfants sur plusieurs générations. Les sacrifices d'animaux accompagnés de l'accusation des fautes n'effaçaient pas les péchés.
Je dois dire que je lis cela aussi pour la première fois.
veilleur a écrit : Hier, 16:28 Lors de la passion de notre Seigneur Jésus Christ, le Père a été bouleversé de douleur en voyant son fils souffrir, et cette douleur a été la cause le la miséricorde parfaite du Père envers l'humanité de son Fils, et par là même de l'humanité entière. L'agonie de Jésus sur la croix nous a obtenu le pardon de nos péchés et la mort de Jésus, son passage aux enfers et sa résurrection a ouvert les portes du ciel.
Idem. Mais je suis étonné :
En effet, si je vous suis bien, Dieu a cédé.
Il a cédé face à la brutalité, juste parce que c'était son fils qui était visé. C'est dire, si je vous comprends bien, que pour nous, pécheurs, il suffit d'ajouter le péché au péché, de faire souffrir le Fils pour obtenir miséricorde.
Pour moi, il me semble que la parabole du bon grain et de l'ivraie, notamment dans Mt 13,
41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
propose un autre dénouement que la miséricorde pour ceux qui font le mal.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par veilleur » Hier, 16:28

Saint Jean-Baptiste en désignant Jésus a dit "voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde"
La référence à l'agneau vient de la Pâques juive ou Moïse ordonnait de manger un agneau qu'on avait égorgé avant le passage de la mer Rouge.
Ce passage de la mer Rouge préfigurait le passage de la mort à la résurrection du Christ et également le passage de la mort à la vie dans le sacrement du baptême ainsi que la remise des fautes dans le sacrement de la confession qui peut être rapproché de la résurrection.

Quant à la nécessité de la mort du Christ, je dirait que c'était pour compléter la miséricorde de Dieu envers les hommes. Avant Jésus, la miséricorde de Dieu était imparfaite. Les fautes des parents retombaient sur leurs enfants sur plusieurs générations. Les sacrifices d'animaux accompagnés de l'accusation des fautes n'effaçaient pas les péchés.

Lors de la passion de notre Seigneur Jésus Christ, le Père a été bouleversé de douleur en voyant son fils souffrir, et cette douleur a été la cause le la miséricorde parfaite du Père envers l'humanité de son Fils, et par là même de l'humanité entière. L'agonie de Jésus sur la croix nous a obtenu le pardon de nos péchés et la mort de Jésus, son passage aux enfers et sa résurrection a ouvert les portes du ciel.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » ven. 26 juin 2026, 1:20

Ombiace a écrit : jeu. 25 juin 2026, 18:22 C'est fort bien dit, merci, Libremax
Pardon, je me suis emberlificoté (peut-être bien un patois de par chez moi : "emmêlé) avec les citations.
Ce que je trouvais fort bien dit est :
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 13:50 Je voulais en fait parler de la pauvreté évangélique, le "bienheureux les pauvres en esprit", qui consiste à considérer tout ce qu'on possède et tout ce dont on dispose comme un don de Dieu. Qu'il faut donc utiliser à bon escient, et dont nous aurons à rendre compte. Cela implique l'humilité, celle du pauvre, et l'expression de cette humilité est de recevoir notre vie de l'Eucharistie.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » jeu. 25 juin 2026, 18:22

Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 13:50
Ombiace a écrit : jeu. 25 juin 2026, 12:59 Je ne sais pas si l'objectif est atteint.

En effet, si l'agresseur cherche à s'illustrer, et puisque dans le monde, on s'illustre toujours en agressant un plus faible, c'est à dire quelqu'un au profil d'agneau, au hasard, histoire d'être sûr de l'emporter, on acquiert une triste renommée dont on est soi même ni dupe, ni fier, tandis que certains le sont (dupes), et tel est l'objectif visé : manipuler des dupes pour faire peur.
L'objectif final n'est pas forcément atteint ; il n'empêche que faire oeuvre de violence et désirer le pouvoir, c'est pour parvenir à ses fins, c'est pour servir ses propres intérêts. Manipuler les dupes, faire peur, ce sont des objectifs qui sont profondément égoistes. Nous sommes donc dans la recherche de la gloire -je ne parle pas de renommée, mais de surpassement de soi (la domination par la force ne manque pas hélas d'attirer l'admiration).
Je remarque au passage que vous réduisez bien l'agneau à la faiblesse...
J'en conviens.
La faiblesse de l'agneau à laquelle je pense n'a évidemment de validité qu'en ce monde. Résister pacifiquement à une agression est toujours plus compliqué, héroïque et estimable que d'agresser. Là se trouve le véritable motif de gloire, s'il en faut un..Je vous rejoins.
C'est fort bien dit, merci, Libremax

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Libremax » jeu. 25 juin 2026, 13:50

Ombiace a écrit : jeu. 25 juin 2026, 12:59
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 9:51 Même si on ne s'arrête pas aux chefs d'Etat, l'agressivité que vous décrivez revient à considérer qu'on dispose vis à vis d'autrui de toute puissance possible (que ce soit la violence ou le pouvoir) pour son propre compte, ce qui revient à dire : pour sa propre gloire.
Je ne sais pas si l'objectif est atteint.

En effet, si l'agresseur cherche à s'illustrer, et puisque dans le monde, on s'illustre toujours en agressant un plus faible, c'est à dire quelqu'un au profil d'agneau, au hasard, histoire d'être sûr de l'emporter, on acquiert une triste renommée dont on est soi même ni dupe, ni fier, tandis que certains le sont (dupes), et tel est l'objectif visé : manipuler des dupes pour faire peur.
L'objectif final n'est pas forcément atteint ; il n'empêche que faire oeuvre de violence et désirer le pouvoir, c'est pour parvenir à ses fins, c'est pour servir ses propres intérêts. Manipuler les dupes, faire peur, ce sont des objectifs qui sont profondément égoistes. Nous sommes donc dans la recherche de la gloire -je ne parle pas de renommée, mais de surpassement de soi (la domination par la force ne manque pas hélas d'attirer l'admiration).
Je remarque au passage que vous réduisez bien l'agneau à la faiblesse...
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 9:51 L'autre catégorie consiste à considérer ce que nous offre la vie et toutes ses potentialités comme reçus, et à se dépouiller de ses richesses, jusqu'à ce que vous appelez l'humiliation de devoir manger le corps du Christ pour recevoir la Vie.
Veuillez m'excuser, je ne suis pas sûr de comprendre. Pouvez-vous reformuler, svp ?
Pardon. Je voulais en fait parler de la pauvreté évangélique, le "bienheureux les pauvres en esprit", qui consiste à considérer tout ce qu'on possède et tout ce dont on dispose comme un don de Dieu. Qu'il faut donc utiliser à bon escient, et dont nous aurons à rendre compte. Cela implique l'humilité, celle du pauvre, et l'expression de cette humilité est de recevoir notre vie de l'Eucharistie.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » jeu. 25 juin 2026, 12:59

Bonjour Libremax
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 9:51 je ne vais pas vous contredire.
Pourquoi pas, je suis ouvert à la contradiction
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 9:51 Même si on ne s'arrête pas aux chefs d'Etat, l'agressivité que vous décrivez revient à considérer qu'on dispose vis à vis d'autrui de toute puissance possible (que ce soit la violence ou le pouvoir) pour son propre compte, ce qui revient à dire : pour sa propre gloire.
Je ne sais pas si l'objectif est atteint.

En effet, si l'agresseur cherche à s'illustrer, et puisque dans le monde, on s'illustre toujours en agressant un plus faible, c'est à dire quelqu'un au profil d'agneau, au hasard, histoire d'être sûr de l'emporter, on acquiert une triste renommée dont on est soi même ni dupe, ni fier, tandis que certains le sont (dupes), et tel est l'objectif visé : manipuler des dupes pour faire peur.

Au passage,
je crois que Jésus avant et pendant sa Passion n'a jamais éprouvé la moindre peur de ses agresseurs. (De l'agonie, oui, mais c'est autre chose..) C'est pour cela que les véritables (spirituels) fronts de guerre pèsent sur les chrétiens, non sur des soldats lambda
Libremax a écrit : jeu. 25 juin 2026, 9:51 L'autre catégorie consiste à considérer ce que nous offre la vie et toutes ses potentialités comme reçus, et à se dépouiller de ses richesses, jusqu'à ce que vous appelez l'humiliation de devoir manger le corps du Christ pour recevoir la Vie.
Veuillez m'excuser, je ne suis pas sûr de comprendre. Pouvez-vous reformuler, svp ?

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Libremax » jeu. 25 juin 2026, 9:51

Ombiace a écrit : mer. 24 juin 2026, 17:19
Libremax a écrit : mer. 24 juin 2026, 15:09 pour la première, le pouvoir appartient à ceux qui le considèrent comme instrument de leur propre gloire. Pour la seconde, il est un service donné pour le bien de tous.
Oui, mais c'est encore réducteur au regard de la qualité d'agneau de Jésus. Cette qualité joue un rôle plus profond :

Pour ceux de catégorie (1),
accepter un agneau pour roi, cela veut aussi dire renoncer à être carnivore (ou sanguinaire, provocateur, comportementaliste, joueur, etc.., si vous trouvez que le bestiaire est trop métaphorique).

L'"ancien" carnivore qui vit en moi, d'ailleurs, n'a t il pas lui aussi besoin de se remémorer que s'il parvient, entre 2 Eucharisties, à progresser en dignité, c'est par la grâce de celles-ci, au cours desquelles je dois bien admettre que je me crois faire du cannibalisme avec le corps de Notre Seigneur.
Vous pouvez donc ajouter une forme d'humiliation :
Cette humiliation que les juifs en controverse avec Jésus ont rejetée, lorsqu'il leur disait qu'il fallait manger sa chair et boire son sang.
(il n'y a pas de quoi être fier de se croire addict au cannibalisme)

Seuls les 12 qui sont restés ce jour là ont d'ailleurs participé à la Cène

Cette conversion n'est pas du tout une mince affaire, donc.

Quant aux autres de seconde catégorie (les adeptes de la foi, donc, qui témoignent déjà par leur style de vie de la royauté de Jésus),
le tour de force serait plutôt justement de témoigner de leur foi dans cet Agneau, qui inspira la moquerie des soldats, la mise en dérision avec la couronne d'épine, et l'agenouillement ironique, soit toute une catégorie d'humiliations qu'endurent aussi ces adeptes de la foi (plus proche de ma catégorie (2), donc), par ceux qui sont plus proches du (1).
Bonjour Utilisateur,
je ne vais pas vous contredire. C'est juste que pour moi, tout cela répond au même mécanisme. Même si on ne s'arrête pas aux chefs d'Etat, l'agressivité que vous décrivez revient à considérer qu'on dispose vis à vis d'autrui de toute puissance possible (que ce soit la violence ou le pouvoir) pour son propre compte, ce qui revient à dire : pour sa propre gloire.
L'autre catégorie consiste à considérer ce que nous offre la vie et toutes ses potentialités comme reçus, et à se dépouiller de ses richesses, jusqu'à ce que vous appelez l'humiliation de devoir manger le corps du Christ pour recevoir la Vie.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » mer. 24 juin 2026, 20:12

Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 Je dirais que Dieu consent à la mort de son fils unique. Ce serait la meilleure expression à retenir.
Bonjour Catholique Zombie.
Je vous remercie pour votre positionnement. Perso, j'ai encore du mal à trancher : Jésus dit, à un moment, que sa nourriture est de faire la volonté du Père. Ce qui me semble acquis, c'est donc que ce n'est pas Jésus qui veut. Lui se contente de faire le bon plaisir du Père, par obéissance, par amour, etc.. Du coup, je me demande, si, si dans le projet de Salut, on devait répartir des rôles entre le Père et le Fils, Jésus ne serait pas plutôt exécuteur, et Dieu, planificateur qui, Lui, veut, ou du moins souhaiterait (ce verbe au conditionnel car pourquoi Jésus, comme créature, serait privé de la liberté dont le Père fait don à toute créature ?). On retrouve encore cette volonté à Gethsémani. Vous connaissez forcément..
Au passage, chose étrange :
Cette volonté, qui est nourriture pour Jésus, (et donc, subsistance et vie), d'après ce qu'il dit, le conduit aussi à la mort, même si c'est une mort provisoire.
Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 Que la mort endurée puisse revêtir un caractère effroyable et pénal n'est que conséquence du fait que l'oeuvre de rédemption doit se réaliser véritablement à partir de notre monde détraqué. C'est du concret
Je suis d'accord
Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 Et Jésus se faisant solidaire de notre drame collectif, porte sur lui-même les épreuves qui sont les nôtres (dont les effets, impacts du mal, l'injustice et tout).
Idem
Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 Le mal subi est retourné en surcroît de gloire à la fin, à cause de l'oeuvre divine de rédemption.
Idem encore
Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 Le Père ne fait rien pour provoquer la mort de son fils. Mais le fils accepte celle-ci et les souffrances reçues, parce qu'il aime son Père et veut que la mort n'ait éventuellement plus aucune emprise sur la race humaine. Le christianisme représente un drame et une grande histoire d'amour dans le fond
Idem encore et encore
Catholique Zombie a écrit : mer. 24 juin 2026, 18:07 On ne se demandera pas pourquoi notre religion est incomparablement plus belle que bien d'autres.
S'il devait manquer un maître de cérémonie à Cana, je pense que vous feriez le job :)

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Catholique Zombie » mer. 24 juin 2026, 18:07

Je dirais que Dieu consent à la mort de son fils unique. Ce serait la meilleure expression à retenir. Si Dieu veut quelque chose mais c'est plutôt la glorification de son fils. Que la mort endurée puisse revêtir un caractère effroyable et pénal n'est que conséquence du fait que l'oeuvre de rédemption doit se réaliser véritablement à partir de notre monde détraqué. C'est du concret. Et Jésus se faisant solidaire de notre drame collectif, porte sur lui-même les épreuves qui sont les nôtres (dont les effets, impacts du mal, l'injustice et tout). Le mal subi est retourné en surcroît de gloire à la fin, à cause de l'oeuvre divine de rédemption.

Le Père ne fait rien pour provoquer la mort de son fils. Mais le fils accepte celle-ci et les souffrances reçues, parce qu'il aime son Père et veut que la mort n'ait éventuellement plus aucune emprise sur la race humaine. Le christianisme représente un drame et une grande histoire d'amour dans le fond. On ne se demandera pas pourquoi notre religion est incomparablement plus belle que bien d'autres.

:)

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » mer. 24 juin 2026, 17:19

Libremax a écrit : mer. 24 juin 2026, 15:09 Peut-être faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par "agneau".
J'entends par "agneau" ce vous y mettez, c'est à dire :
Libremax a écrit : mer. 24 juin 2026, 15:09 une vie sacralisée par le don qu'elle fait d'elle même.
J'y vois aussi un herbivore, pas du tout sanguinaire
Libremax a écrit : mer. 24 juin 2026, 15:09 pour la première, le pouvoir appartient à ceux qui le considèrent comme instrument de leur propre gloire. Pour la seconde, il est un service donné pour le bien de tous.
Oui, mais c'est encore réducteur au regard de la qualité d'agneau de Jésus. Cette qualité joue un rôle plus profond :

Pour ceux de catégorie (1),
accepter un agneau pour roi, cela veut aussi dire renoncer à être carnivore (ou sanguinaire, provocateur, comportementaliste, joueur, etc.., si vous trouvez que le bestiaire est trop métaphorique).

L'"ancien" carnivore qui vit en moi, d'ailleurs, n'a t il pas lui aussi besoin de se remémorer que s'il parvient, entre 2 Eucharisties, à progresser en dignité, c'est par la grâce de celles-ci, au cours desquelles je dois bien admettre que je me crois faire du cannibalisme avec le corps de Notre Seigneur.
Vous pouvez donc ajouter une forme d'humiliation :
Cette humiliation que les juifs en controverse avec Jésus ont rejetée, lorsqu'il leur disait qu'il fallait manger sa chair et boire son sang.
(il n'y a pas de quoi être fier de se croire addict au cannibalisme)

Seuls les 12 qui sont restés ce jour là ont d'ailleurs participé à la Cène

Cette conversion n'est pas du tout une mince affaire, donc.

Quant aux autres de seconde catégorie (les adeptes de la foi, donc, qui témoignent déjà par leur style de vie de la royauté de Jésus),
le tour de force serait plutôt justement de témoigner de leur foi dans cet Agneau, qui inspira la moquerie des soldats, la mise en dérision avec la couronne d'épine, et l'agenouillement ironique, soit toute une catégorie d'humiliations qu'endurent aussi ces adeptes de la foi (plus proche de ma catégorie (2), donc), par ceux qui sont plus proches du (1).

Je me tiens peu informé, mais je crois (j'ai lu, il y a quelques temps sur ce forum) que les persécutions ne sont pas en baisse de nos jours, toujours, donc, sur ce modèle opposant ceux du (1), (voyez Saül le persécuteur avant sa conversion), à ceux du (2) (Etienne par exemple).
Libremax a écrit : mer. 24 juin 2026, 15:09 De fait, même si l'Eglise ne réclame pas aux chefs d'Etat de renoncer à leurs privilèges personnels, elle définit l'idéal de société selon des principes de bien commun, de paix, d'éthique, de sécurité et de participation de tous, et considère que toute autorité se reçoit de Dieu. Il est donc logique de considérer que, selon ses vues, les leaders doivent être fondamentalement au service des peuples, et non l'inverse.
Je ne visais pas particulièrement les gens de pouvoir.
Probablement que dans les "zones de non-droit" au sens légal, les relationnels entre personnes de ces catégories (1) et (2) sont encore moins au beau fixe

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Libremax » mer. 24 juin 2026, 15:09

Ombiace a écrit : mer. 24 juin 2026, 13:47 Au début, c'est vrai, j'opposais, je crois, justice des hommes et justice de Dieu (à moins que ce ne soit davantage vous)
Ensuite, la distinction n'était plus entre ce qui est de Dieu et ce qui est des hommes, mais entre deux formes de croyances antagonistes :
je vous ai ainsi invité à un exercice d'introspection dont le pivot était la personnalité d'agneau de Jésus :

Aux "justiciers" de catégorie (1), je présumais qu'ils ne s'y retrouvaient pas dans un leader avec ce profil.
(Vous imaginez des loups, des lions, des carnivores.. qui feraient d'un agneau un roi ?)
A ceux de catégorie (2), adeptes de cet Agneau (la communauté de fidèle dont vous parlez), je me demande s'ils ne sont pas invités à un acte de foi : Soutenir l'option dont ceux de la (1) ne veulent pas, par exécration : Le choisir pour roi, dans leur justice y compris.

Je vous demandais ainsi si l'Eglise avait la même analyse des enjeux que je viens de développer
Ma foi, dans le cas présent, il me semble que parler de deux justices humaines, ou de justices humaine et divine reviennent au même.
Car la justice de Dieu est bien la justice de l'Agneau. Même si la Miséricorde est censée faire place au Jugement à la fin des temps.

Peut-être faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par "agneau". Je ne pense pas qu'il faille juste y voir une créature douce et fragile, mais surtout une vie sacralisée par le don qu'elle fait d'elle même.
Ce qui garde bien vos deux catégories. Car pour la première, le pouvoir appartient à ceux qui le considèrent comme instrument de leur propre gloire. Pour la seconde, il est un service donné pour le bien de tous.

De fait, même si l'Eglise ne réclame pas aux chefs d'Etat de renoncer à leurs privilèges personnels, elle définit l'idéal de société selon des principes de bien commun, de paix, d'éthique, de sécurité et de participation de tous, et considère que toute autorité se reçoit de Dieu. Il est donc logique de considérer que, selon ses vues, les leaders doivent être fondamentalement au service des peuples, et non l'inverse.

Re: Qu'en dit l'Eglise, svp ?

par Ombiace » mer. 24 juin 2026, 14:08

poche a écrit : mer. 24 juin 2026, 12:14 Tout a commencé avec Adam et Ève. Lorsqu'ils furent créés, ils l'ont été dans un état de perfection, exempts du péché originel et de la concupiscence qui nous entraîne vers le péché. En désobéissant à Dieu par la consommation du fruit défendu, ils n'ont pas seulement compromis leur propre sort ; ils ont également affecté chacun d'entre nous. Nous avions besoin de rédemption. Imaginez une personne ayant commis un crime grave et condamnée à l'esclavage — une condamnation qui s'étendait non seulement à elle, mais aussi à toute sa descendance.
C'est alors que quelqu'un propose de payer le prix pour libérer cet esclave. En l'occurrence, le prix de cette liberté était la mort. Jésus s'est offert lui-même afin que nous soyons libérés de la mort engendrée par le péché. Ce n'est pas que Dieu désirait la mort de son Fils ; il a permis ce sacrifice pour que nous puissions être sauvés. Tel est l'immense amour que Dieu nous porte : il a donné son Fils unique.
Je vous invite à étudier le Credo de Nicée, que nous récitons à la messe chaque dimanche. Ne vous contentez pas d'une lecture rapide ; prenez le temps d'en étudier et d'en méditer le contenu.
Merci, cher poche, pour le recul que favorise votre message, et veuillez m'excuser, je n'ai pas répondu dans l'ordre aux messages.
Je suivrai votre conseil de méditation. Merci encore

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