Utilisateur_999 a écrit : ↑jeu. 18 juin 2026, 18:25Mon propos est surtout de mettre en avant qu'au final, . soit on suit Dieu, soit on meurt.
Il est évident que présenter ainsi, personne n'irait opter pour mourir ! L'homme est donc obligé de suivre Dieu.
L'homme se retrouve soumis à une sorte d'allégeance qu'il doit accepter sous peine de mourir.. (encore une fois, où est le choix ?)
Pourquoi le mauvais choix (ne pas suivre Dieu) serait -t- punitif ?
Et quand bien même l'Homme aurait connaissance du bien et du mal, où est le problème ? Dieu aurait-il peur de quelque chose ? Pourtant non, puisqu'il est omnipotent !
Bonjour Utilisateur,
Puisque c'est la doctrine catholique de l'Eglise (catholique, je suppose) qui vous intéresse,
alors il vous faut quelques clés supplémentaires pour l'interprétation du récit de la Genèse selon celle-ci.
Votre schéma obéissance /ou mort est excessivement réducteur.
(vous pourriez d'ailleurs réinterroger ce que vous entendez par "mort").
Pour l'Eglise, la mort recouvre bien d'autres choses que le simple fait de cesser de vivre ici-bas.
La mort, c'est l'aboutissement du péché, dans tous les sens du terme. C'est se couper de Dieu, qui est source de toute vie,
de toute plénitude, de tout amour, pour lui préférer l'orgueil, l'auto-détermination, quitte à détruire le bonheur.
Adam ne reçoit d'ailleurs pas l'avertissement qu'il mourra tout de suite. Et de fait, après la faute, il ne meurt pas :
il va juste vivre avec les conséquences de son choix. Une vie sans Dieu, une vie de désespoir.
Mais c'est une vie qu'il a voulu, et ce qu'il a voulu est exprimé par le serpent :
"vous serez comme des dieux".
L'aboutissement final de la mort, c'est l'enfer. Et c'est le chemin qu'Adam commence à emprunter (le texte ne dit pas qu'il y finira).
tout ça pour dire que, bien au contraire, c'est un choix que certaines personnes peuvent tout à fait faire,
parce qu'ils ne veulent pas de l'amour de Dieu.
En ce sens, le mauvais choix n'est pas tout à fait "punitif". C'est Dieu qui laisse l'homme ... à son libre choix.
A propos de la connaissance du bien et du mal : le problème n'est pas en cette connaissance même.
Il est dans le geste qui est décrit : Adam et Eve mangent le fruit sans autorisation.
Autrement dit : ils le volent. Pour rester dans la figure du mythe, il n'y a pas de doute que Dieu, avec un tel arbre et ses beaux fruits,
en aurait fait tôt ou tard une bonne confiture ou une bonne tarte qu'il aurait données à l'homme.
Tôt ou tard, Dieu allait inévitablement donner à l'homme la connaissance du bien et du mal. Mais en temps, et en heure.
La preuve, c'est qu'Il l'a fait. Il a donné à l'homme Ses commandements, Sa Loi, Son Fils. En temps voulu (et il en a fallu!)
Adam, lui, a voulu tout connaître, tout de suite, et la conséquence inévitable c'est qu'il a mal interprété ses connaissances, et il a eu peur.
La mort, par ailleurs, est aussi une oeuvre de miséricorde divine : C'est dans la mort que l'homme peut encore, jusqu'au bout,
prendre conscience de l'amour de Dieu. C'est après la mort que survient la naissance à la nouvelle vie qui est rétablissement de l'homme
dans le projet de Dieu.
En bref : Manger du fruit de la connaissance du bien et du mal, c'est vouloir être dieu.
La mort, c'est le péché et l'enfer.
Dieu a averti de ne pas faire le premier pour éviter l'autre. Il y a un vrai choix libre pour l'homme, et pour chacun de nous.