par Toto2 » mar. 03 févr. 2026, 12:51
Bonjour
Après recherche, j'ai l'impression que cette règle est plutôt discutée, voire approuvée, par des orthodoxes, que par l'Eglise catholique pour qui le débat n'a même pas lieu d'être. Bien que cela n'ait pas immédiatement clos la question, le pape Saint Grégoire le Grand avait répondu que les femmes en cette période pouvaient tout à fait communier. Et je n'ai absolument jamais, même fréquentant depuis 15 ans une église traditionnelle rigoureuse, entendu le moindre propos là-dessus (bon, il est possible que ces mesdames en discutent entre elles...).
Les orthodoxes se basent manifestement sur un canon de saint Denys d'Alexandrie :
« Interrogé sur la possibilité pour les femmes indisposées d'entrer dans le temple de Dieu, le saint répondit qu'il était inutile de poser la question, car si ces femmes possèdent la piété requise pour les choses divines, elles n'oseront d'elles-mêmes s'approcher du Saint Autel et recevoir le Corps et le Sang du Christ pendant leurs menstruations. Elles doivent se souvenir de cette femme atteinte d'hémorragie dans l'Évangile qui , par une piété excessive, n'osa pas toucher le corps du Christ (pour être guérie) et ne toucha que le bord de son vêtement. Elles peuvent cependant prier chez elles ou dans le narthex (vestibule) du Temple, implorant Dieu, lui demandant son aide et son salut. Nul ne peut toutefois s'approcher du Saint des Saints – c'est-à-dire communier au Corps et au Sang du Christ – s'il est impur d'âme et de corps, comme l' est la femme indisposée. » ( Pédalion, p.445-446).
D'autres Pères de l'Eglise s'inscrivent en faux contre cela :
Dans son ouvrage, où il fait référence aux menstruations, le bienheureux Jean Chrysostome dit :
"Ces choses ne constituent pas un péché véritable, ni une impureté."
Saint Théodore écrit :
« Les choses qui se produisent naturellement ne sont pas impures non plus. »
Saint Diodore dit aussi :
« Rien n’est impur, sauf une disposition perverse ».
Un site internet orthodoxe traitait plus largement de la question du sang, et prenait l'exemple d'un prêtre qui, saignant du visage après une opération chirurgicale, n'avait pas officié. Leurs arguments est que le sacrifice à la messe est non sanglant, que David demande à être libéré des sangs versés, et il est fait le lien avec l'abstinence de viande : on ne prend pas, à certaines périodes de l'année, de nourriture qui a coûté une vie et est chargée de sang.
Bon, mon frère prêtre catholique a temporairement un problème au nez qui lui cause parfois des écoulements de sang, je suis quasi certain que ce n'est pas cela qui l'empêchera de célébrer...
Personnellement, je ne suis pas convaincu par les arguments orthodoxes, et je pense qu'il faut s'en remettre à saint Grégoire le Grand, qui est un argument amplement suffisant.
Bonjour
Après recherche, j'ai l'impression que cette règle est plutôt discutée, voire approuvée, par des orthodoxes, que par l'Eglise catholique pour qui le débat n'a même pas lieu d'être. Bien que cela n'ait pas immédiatement clos la question, le pape Saint Grégoire le Grand avait répondu que les femmes en cette période pouvaient tout à fait communier. Et je n'ai absolument jamais, même fréquentant depuis 15 ans une église traditionnelle rigoureuse, entendu le moindre propos là-dessus (bon, il est possible que ces mesdames en discutent entre elles...).
Les orthodoxes se basent manifestement sur un canon de saint Denys d'Alexandrie :
[quote] « Interrogé sur la possibilité pour les femmes indisposées d'entrer dans le temple de Dieu, le saint répondit qu'il était inutile de poser la question, car si ces femmes possèdent la piété requise pour les choses divines, elles n'oseront d'elles-mêmes s'approcher du Saint Autel et recevoir le Corps et le Sang du Christ pendant leurs menstruations. Elles doivent se souvenir de cette femme atteinte d'hémorragie dans l'Évangile qui , par une piété excessive, n'osa pas toucher le corps du Christ (pour être guérie) et ne toucha que le bord de son vêtement. Elles peuvent cependant prier chez elles ou dans le narthex (vestibule) du Temple, implorant Dieu, lui demandant son aide et son salut. Nul ne peut toutefois s'approcher du Saint des Saints – c'est-à-dire communier au Corps et au Sang du Christ – s'il est impur d'âme et de corps, comme l' est la femme indisposée. » ( Pédalion, p.445-446). [/quote]
D'autres Pères de l'Eglise s'inscrivent en faux contre cela :
[quote]Dans son ouvrage, où il fait référence aux menstruations, le bienheureux Jean Chrysostome dit :
"Ces choses ne constituent pas un péché véritable, ni une impureté."
Saint Théodore écrit :
« Les choses qui se produisent naturellement ne sont pas impures non plus. »
Saint Diodore dit aussi :
« Rien n’est impur, sauf une disposition perverse ».[/quote]
Un site internet orthodoxe traitait plus largement de la question du sang, et prenait l'exemple d'un prêtre qui, saignant du visage après une opération chirurgicale, n'avait pas officié. Leurs arguments est que le sacrifice à la messe est non sanglant, que David demande à être libéré des sangs versés, et il est fait le lien avec l'abstinence de viande : on ne prend pas, à certaines périodes de l'année, de nourriture qui a coûté une vie et est chargée de sang.
Bon, mon frère prêtre catholique a temporairement un problème au nez qui lui cause parfois des écoulements de sang, je suis quasi certain que ce n'est pas cela qui l'empêchera de célébrer...
Personnellement, je ne suis pas convaincu par les arguments orthodoxes, et je pense qu'il faut s'en remettre à saint Grégoire le Grand, qui est un argument amplement suffisant.