Des choses peuvent être illicites tout en étant valides, c'est souvent affaire de spécialiste.
La
Présentation Générale du Missel Romain, qui est le texte normatif pour la célébration de l’Eucharistie dans l’Église catholique de rite romain, n’apporte pas de précision. Il est seulement demandé, au n°322, que le vin soit un vin naturel et pur (sans additifs, non chaptalisé c'est à dire sans ajout de sucre à la fermentation).
Dans l’absolu, il est donc possible de célébrer la messe avec du vin rouge ! Ce fut le cas durant des siècles d'ailleurs puisque l'utilisation de vin blanc est plus récente.
Le porto est un vin rouge, fort puisqu'on y ajoute de l'alcool de vin cependant je ne suis pas compétent pour définir si c'est un additif.
Il ne le ferait que lors de sa messe privée, s'il faisait la même chose publiquement cela pourrait être illicite sans forcément rendre la messe invalide. Simple réflexion personnelle, si le vin était considéré comme non consacré, cela influerait il sur la consécration de l'hostie dans laquelle Jésus se donne entièrement au point d'invalider toute la messe ? Cela dépasse mes compétences.
Le corporal et la patène sont faits pour réceptionner les morceaux de l'hostie consacrée, mais ils doivent être purifiés et lavés à chaque fois, de même pour le manuterge et les vases sacrés. A l'autel (ou à la crédence) la purification est le "travail" du diacre s'il y en a un, sinon du prêtre.
Cela dit nous avons des "lavandières" qui s'occupent bénévolement du nettoyage, est-ce le cas de ce prêtre ? A l'armée nous disions : « une mission ... des moyens »", en Église il arrive que certains n'aient pas les moyens de leurs missions. La question serait : est-ce que ce corporal est jaune car ancien, ou est il réutilisé sans être purifié et lavé ?
Concernant vos 3 questions :
1/ Il serait plus discret et sûr de faire cette demande à un liturge du diocèse, par exemple au recteur du séminaire ou au cérémoniaire de la cathédrale, car se fonder une opinion d'après ChatGPT n'est pas gage d'une réponse sérieuse. Si vous demandez sur un forum vous pouvez avoir autant de oui que de non, ChatGPT peut aussi compiler ces réponses et vous ne serez pas plus avancé.
2/ Vous devriez, plutôt qu'en faire le constat sans agir.
L'annoncer publiquement jette le discrédit sur votre Église diocésaine, ce qui vaut pour être une atteinte à la probité de ses fidèles et à l'idoinité de ses clercs. Il n'est pas impossible qu'en remontant vos 383 messages on puisse localiser le diocèse.
3/ Faites l'ignorant et proposez cette correction sous la forme d'une question anodine, sans jugements. Ce qui importe c'est que cela sonne comme un rappel fraternel et non une condamnation, on relève la personne fraternellement de son erreur sans la mettre KO.
Une fois je suis allé à une messe où le prêtre faisait lire l'évangile à un laïc, et lui ne prononçait que les paroles de Jésus; mais ce n'était pas une cantilation comme en semaine Sainte. Je suis allé le voir à la fin et la correction fraternelle consistait à introduire en douceur puis à rappeler qui pouvait lire publiquement l'évangile dans le cadre d'une liturgie; cela s'est bien déroulé et il en a été reconnaissant, non sans me demander de ne pas en parler à son évêque
La grosse franchise est souvent un excès plutôt qu'une qualité, elle ne tient pas forcément compte d'autrui. On peut être très franc mais en y mettant la forme cela reste fraternel. Ca se travaille à mesure qu'on développe le relationnel.
Par exemple, dans une homélie, en évitant "vous" mais en utilisant "nous" les tournures s'ajustent tout en pouvant être fermes.
Entrer au monastère est un début, et des erreurs vous en ferez. Vous apprécierez que les autres soient indulgents envers vous, des correcteurs plutôt que des juges.
Des choses peuvent être illicites tout en étant valides, c'est souvent affaire de spécialiste.
La [url=https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/ccdds/documents/rc_con_ccdds_doc_20030317_ordinamento-messale_fr.html]Présentation Générale du Missel Romain[/url], qui est le texte normatif pour la célébration de l’Eucharistie dans l’Église catholique de rite romain, n’apporte pas de précision. Il est seulement demandé, au n°322, que le vin soit un vin naturel et pur (sans additifs, non chaptalisé c'est à dire sans ajout de sucre à la fermentation).
Dans l’absolu, il est donc possible de célébrer la messe avec du vin rouge ! Ce fut le cas durant des siècles d'ailleurs puisque l'utilisation de vin blanc est plus récente.
Le porto est un vin rouge, fort puisqu'on y ajoute de l'alcool de vin cependant je ne suis pas compétent pour définir si c'est un additif.
Il ne le ferait que lors de sa messe privée, s'il faisait la même chose publiquement cela pourrait être illicite sans forcément rendre la messe invalide. Simple réflexion personnelle, si le vin était considéré comme non consacré, cela influerait il sur la consécration de l'hostie dans laquelle Jésus se donne entièrement au point d'invalider toute la messe ? Cela dépasse mes compétences.
Le corporal et la patène sont faits pour réceptionner les morceaux de l'hostie consacrée, mais ils doivent être purifiés et lavés à chaque fois, de même pour le manuterge et les vases sacrés. A l'autel (ou à la crédence) la purification est le "travail" du diacre s'il y en a un, sinon du prêtre.
Cela dit nous avons des "lavandières" qui s'occupent bénévolement du nettoyage, est-ce le cas de ce prêtre ? A l'armée nous disions : « une mission ... des moyens »", en Église il arrive que certains n'aient pas les moyens de leurs missions. La question serait : est-ce que ce corporal est jaune car ancien, ou est il réutilisé sans être purifié et lavé ?
Concernant vos 3 questions :
1/ Il serait plus discret et sûr de faire cette demande à un liturge du diocèse, par exemple au recteur du séminaire ou au cérémoniaire de la cathédrale, car se fonder une opinion d'après ChatGPT n'est pas gage d'une réponse sérieuse. Si vous demandez sur un forum vous pouvez avoir autant de oui que de non, ChatGPT peut aussi compiler ces réponses et vous ne serez pas plus avancé.
2/ Vous devriez, plutôt qu'en faire le constat sans agir.
L'annoncer publiquement jette le discrédit sur votre Église diocésaine, ce qui vaut pour être une atteinte à la probité de ses fidèles et à l'idoinité de ses clercs. Il n'est pas impossible qu'en remontant vos 383 messages on puisse localiser le diocèse.
3/ Faites l'ignorant et proposez cette correction sous la forme d'une question anodine, sans jugements. Ce qui importe c'est que cela sonne comme un rappel fraternel et non une condamnation, on relève la personne fraternellement de son erreur sans la mettre KO.
Une fois je suis allé à une messe où le prêtre faisait lire l'évangile à un laïc, et lui ne prononçait que les paroles de Jésus; mais ce n'était pas une cantilation comme en semaine Sainte. Je suis allé le voir à la fin et la correction fraternelle consistait à introduire en douceur puis à rappeler qui pouvait lire publiquement l'évangile dans le cadre d'une liturgie; cela s'est bien déroulé et il en a été reconnaissant, non sans me demander de ne pas en parler à son évêque ;)
La grosse franchise est souvent un excès plutôt qu'une qualité, elle ne tient pas forcément compte d'autrui. On peut être très franc mais en y mettant la forme cela reste fraternel. Ca se travaille à mesure qu'on développe le relationnel.
Par exemple, dans une homélie, en évitant "vous" mais en utilisant "nous" les tournures s'ajustent tout en pouvant être fermes.
Entrer au monastère est un début, et des erreurs vous en ferez. Vous apprécierez que les autres soient indulgents envers vous, des correcteurs plutôt que des juges.