Olivier JC a écrit : ↑ven. 18 juil. 2025, 9:18
J'ai un peu du mal à saisir ce que vous voulez dire exactement ? La préoccupation envers le salut de ceux qui n'ont pas ou ont perdu la foi m'apparaît au contraire une préoccupation tout à faite essentielle et qui a des implications sur la dimension missionnaire de l'Eglise, ainsi que sur la
représentation que l'on se fait de Dieu.
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C’est une préoccupation essentielle, mais pour laquelle nous ne pouvons guère mieux que la prière et quand elle est à notre portée l’évangélisation, sinon le témoignage souvent muet.
Celle-ci suppose de bien connaître non seulement notre religion, mais celle de notre vis-à-vis.
Ce qui est peu courant, sans compter les différents courants au sein de celles-ci (bouddhisme, hindouisme, islam, judaïsmes, chamanismes, etc.) et qui supposent des conditions fort particulières d’apprentissage souvent involontaires (fréquentations, contexte, etc.)
Or il n’y a rien d’autre à faire qu’à prêcher la bonne nouvelle de Jésus-Christ avec une pédagogie adaptée et éprouvée, ce qui est très différent des spéculations sur leur salut et croire que sans conversion ils ne seront pas sauvés peut conduire à beaucoup de maladresses et d’indélicatesses.
Par ailleurs, ces spéculations ne peuvent porter que sur leur for interne présumé, ce qui conduit très vite dans une impasse.
Avec les autres religions chrétiennes, c’est sans doute plus facile, mais à condition de laisser de côté le dogme, qui relève de l’œcuménisme, et de s’attacher à la pratique et aux œuvres.
Pour les athées et les agnostiques, comment analyser leur correspondance aux premiers commandements !? Il y a là encore tant de profils différents et nous ne pouvons au fond que nous baser sur leurs œuvres, en ce qu’elles refléteraient leurs cœurs ! L’approche de Vatican II qui repart de leur position par rapport à l’Eglise ne tient pas encore ou mal compte de l’image qu’ils peuvent en avoir, - je pense notamment aux abus sexuels et autres péchés qui défraient les actualités !
En réalité, quand nous théorisons et nous exprimons à ce sujet, nous pensons généralement plutôt aux non pratiquants dont la foi est rarement forte ou du meilleur aloi, ou à ceux ayant reçu de près ou de loin une éducation +/- chrétienne. Et nous essayons de faire entrer leur vie dans les cases correspondant aux conditions de validité des sacrements, parce qu’en gros cela correspond encore à leurs psychismes (il y a des surprises !).
Mais là encore, il y a tant de cas de figure pour expliquer leur « éloignement » que le mieux reste de s’en remettre à Dieu – donc prière, exemple et sacrifice !
Les « situations de salut » que nous pourrions imaginer pour eux seront rarement pertinentes et ne présentent pas de grand intérêt, et par rapport au rapprochement que vous faites avec l’évangélisation, franchement cela n’a rien à voir mais c’est plutôt entrer dans une démarche d’observation et d’impuissance qui n’y contribue en rien.
Les raisons de leur défection n’appartiennent que rarement et sont rarement reprises par celles de leur conversion !
Les accompagner dans ce cas, c’est essentiellement déblayer un terrain, je dirai leur pas de porte, pour y laisse passer la grâce.