Bonjour Philippe,
Merci pour votre récapitulatif, mais cela me semble rester très obscur et complexe. Les quelques équivalences que vous indiquez restent fort ténues pour une démonstration.
Il me semble qu’il est utile de revenir aux fondements de votre hypothèse en les précisant davantage.
philippe1 a écrit : ↑mar. 13 mai 2025, 20:30
2 20 1 21 10 22, 2 20 1, 1 12 5 10 13, 1 22, 5 21 13 10 13, 6 1 22, 5 1 20 18 : ceci est la traduction numérique de ce premier verset de 28 nombres
et lisez bien ceci 2 20 1 21 10 22, 2 20 1, 1 12, c'est du ternaire.
Cette observation fait, en effet, penser au système ternaire.
Pour rappel, dans un système de numération ternaire, il n’y a que trois chiffres (0, 1 et 2) de sorte que les paires de chiffres ne mentionnent pas à gauche le nombre des dizaines d’unités, mais le nombre des triades d’unités. Dans ces conditions, un ensemble de 3 unités s’écrit 10 parce que, dans le système ternaire, le chiffre de gauche indique le nombre de triades de 3 unités (1) et le chiffre de droite indique qu’il n’y a pas d’autre unité (0).
De même, par exemple, dans un système ternaire, un total de 4 unités s’écrit 11 (une triade de trois + une unité) et un total de 8 unités s’écrit 22 (deux triades de trois unités + deux unités).
À cet égard, dans son texte hébreu, la Bible commence en effet par une série de onze lettres qui s’écrivent avec 17 chiffres 0, 1 ou 2 qui signifie «
bereshit bara el » (au commencement créa Dieu), soit successivement (avec entre parenthèses l’ordre dans l’alphabet hébreu) :
le mot
béréshit formé de six lettres :
la deuxième lettre de l’alphabet beth (בְּ) (2)
la vingtième lettre resh (רֵ) (20)
la première lettre aleph (א) (1)
la vingt-et-unième lettre shin (שִׁ) (21)
la dixième lettre yod (י) (10)
puis le mot
bara formé de trois lettres :
la vingt-deuxième lettre tav (ת) (22)
la deuxième lettre de l’alphabet beth (בְּ) (2)
la vingtième lettre resh (רֵ) (20)
la première lettre aleph (א) (1)
puis le mot
el formé de deux lettres
la première lettre aleph (א) (1)
la douzième lettre lamed (ל) (12)
soit une suite de onze lettres correspondant à 17 chiffres dans l’ordre alphabétique suivant : 2-20-1-21-10-22-2-20-1-1-12 et qui peut se traduire par «
au commencement Dieu créa ». Il est exact d’observer que les nombres de ces onze lettres ne s’écrivent qu’avec les seuls trois chiffres d’un système ternaire. En outre, on y trouve quasi tous les nombres d’un ou deux chiffres d’un système ternaire (1-2-10-11-12-20-21-22) à la seule exception du 11, mais il y est cependant observable dans une suite de 1 1.
Même si, dans le reste du texte, Dieu est indiqué par un surplus de lettres formant le mot
elohim (qui est un pluriel), ailleurs dans la Bible et dans l’antiquité, Dieu était souvent désigné par le mot «
el » (cf., par exemple, Gn 14, 18, Gn 17, 1, Gn 21, 33) et c’est sous ce seul nom de «
el » qu’il entre en relation avec Jacob/Israël (cf. Gn 31, 13 ou 35, 1 et 3).
Dans les conditions qui précèdent, la coïncidence est suffisamment remarquable pour interpeler. Il est effectivement peu probable que dans une liste aléatoire de 17 chiffres, il n’y ait que 3 des 10 chiffres possibles mais aussi qu’ils présentent tous les nombres des paires d’un système ternaire et correspondent exactement aux chiffres des lettres des mots de «
au commencement Dieu créa ». En outre, le nombre 17 est lui-même particulièrement symbolique. Il s’agit d’un nombre entier (indivisible par un autre nombre que lui-même) qui est présent dans l’Écriture notamment par l’addition de tous les nombres de 1 à 17 qui donne 153, le nombre des poissons que le Christ fait pêcher par Pierre après sa résurrection (Jn 21, 11). Dans un système ternaire 17 = (1 x 3) + 7 = 10 et 10 = (1 x 3) + 0 = 3.
Mais, il ne faut pas pour autant ignorer que les nombres des 11 premières lettres de la Bible, écrits avec les seuls chiffres d’un système ternaire, sont et restent néanmoins des nombres du système décimal et que ce système décimal est utilisé en dehors des limites du système ternaire dans la suite de la première phrase de la Bible avec des chiffres 3, 5, 6 et 8.
Dans ces conditions, votre hypothèse est que ces nombres du système décimal qui désignent chacune des 22 lettres de l’alphabet hébreu peuvent se lire autrement comme des paires de chiffres d’un système ternaire, mais avec les dix chiffres du système décimal.
Ainsi, par exemple, dans cette interprétation ternaire, 24 signifie 2 triades (de 3 unités) et 4 unités, soit dix unités (2 x 3 + 4) et 76 signifie 7 triades (de 3 unités) et 6 unités, soit 27 (7 x 3 + 6), car le chiffre de gauche de chaque paire signifierait non une dizaine mais une triade.
À cet égard, les difficultés viennent du mélange du système décimal et du système ternaire. Dans le système ternaire, les chiffres 3 à 9 n’existent pas et il n’est pas possible de procéder à des opérations de conversion qui laissent subsister certains de ces chiffres.
Mais, dès lors que le système d’interprétation que vous proposez se limite à des paires de chiffres, il n’y a pas d’obstacle à considérer que le nombre de gauche puisse être déterminé par un des dix chiffres de 0 à 9 même s’il désigne des triades et de permettre que le nombre des unités à droite puisse utiliser ces mêmes dix chiffres sans déplacer nécessairement les triades dans le chiffre de gauche. Ainsi, dans ce système ternaire, vous pouvez écrire aussi bien 8 (ou 08) que 22 (2 x 3 + 2) pour signifier 8 unités.
Par contre, il y a une difficulté de cohérence à mélanger dans une même série des chiffres du système décimal avec des chiffres du système ternaire.
Ainsi, dans le système décimal, 9 = 10 – 1 parce que le chiffre de gauche dans le nombre 10 signifie une dizaine (dix unités), mais, lorsque vous considérez que, dans un système ternaire, 10, c’est 1 x 3 + 0 = 3, vous considérez que le chiffre de gauche dans 10 signifie une triade (trois unités) et 0 unité en plus. Dans ces conditions, considérer que 9 = 2 parce que 10 = 3 et que 9 = 10 – 1, mélange la signification des deux 10 qui, dans le système décimal équivaut à dix unités alors qu’il équivaut seulement à trois unités dans le système ternaire.
En fait, vous semblez interpréter les six jours de la création comme un indice d’une limitation des nombres à considérer à 6 (+ le zéro) et, par une lecture ternaire, il est en effet possible de ramener toutes les paires de chiffres des lettres de l’alphabet à un nombre de 1 à 6.
Que faire alors du 7, du 8 et du 9 ?
À cet égard, il peut être observé que, dans l’interprétation ternaire des 13 paires des lettres 10 à 22 de l’alphabet, le 7, le 8 et le 9 paraissent en effet se substituer aux 0, 1 et 2 :
Pour les séries de deux chiffres de la dixième à la vingt-deuxième lettre de l’alphabet hébreu, cela donne, en effet, si on les considère comme des nombres du système ternaire, les équivalences suivantes :
10 = (1 x 3) + 0 = 3
11 = (1 x 3) + 1 = 4
12 = (1 x 3) + 1 = 5
13 = (1 x 3) + 1 = 6
14 = (1 x 3) + 1 = 7
15 = (1 x 3) + 1 = 8
16 = (1 x 3) + 1 = 9
17 = (1 x 3) + 7 = 10 = (1 x 3) + 0 = 3
18 = (1 x 3) + 8 = 11 = (1 x 3) + 1 = 4
19 = (1 x 3) + 9 = 12 = (1 x 3) + 2 = 5
20 = (2 x 3) + 0 = 6
21 = (2 x 3) + 1 = 7
22 = (2 x 3) + 2 = 8
En fait, vous considérez que toutes les séries de 10 à 22 attribuées à des lettres de l’alphabet hébreu sont à comprendre comme des chiffres d’un système ternaire dans lequel le chiffre de gauche représente un nombre de triades, mais vous étendez cette lecture ternaire à tous les nombres formés d’une paire de chiffres de 10 à 99 et vous étendez même votre lecture aux unités en les transformant au besoin en paires de 01 à 09.
Sur les bases qui précèdent, il reste parfois difficile de vous comprendre car vous ne détaillez pas assez vos exemples par rapport aux règles que vous appliquez.